scenariste

Au revoir Marion… Marion Hänsel (1949-2020)

Au revoir Marion… Marion Hänsel (1949-2020) 960 635 Jean-Philippe Thiriart

Voici une semaine, la réalisatrice belge Marion Hänsel nous quittait.

Nous avons choisi de rendre hommage à Marion à notre manière, à travers le montage vidéo de quelques moments complices échangés avec elle au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) et un retour sur nos rencontres avec cette grande dame, son cinéma et ses acteurs.

La dernière fois que nous avons interviewé Marion Hänsel, elle était accompagnée de Caroline D’Hondt, réalisatrice du documentaire Par-delà les nuages : le cinéma de Marion Hänsel. Nous nous sommes penchés avec elles sur le point de départ du documentaire, le cinéma de Marion en quelques mots, et le travail de Marion avec Catherine Deneuve ainsi que sa boîte de production.

Quelques années plus tôt, en 2016, nous rencontrions Marion et ses acteurs Olivier Gourmet et Sergi López pour nous rendre En amont du fleuve. À l’issue de cette série d’interviews, la cinéaste nous avait demandé si elle pouvait faire de celles-ci les bonus de l’édition française du DVD du film, ce que nous bien sûr accepté avec joie.

Enfin, c’est à travers ses acteurs Marilyne Canto et Olivier Gourmet que nous rencontrions pour la première fois Marion Hänsel et son cinéma lors d’interviews réalisées autour de son très touchant La Tendresse.

Au revoir Marion…

Jean-Philippe Thiriart

Des interviews captées par Mazin Mhamad, Lionel Flasse et Simon Van Cauteren, montées par Mourad Khlifi, Lionel Flasse et Simon Van Cauteren, avec Rick Mc Pie et Sandrine David à la photo, et un hommage monté par Nicolas Simoens
Crédit photo : Sandrine David

DEALER : interview de l’équipe du film au BIFFF

DEALER : interview de l’équipe du film au BIFFF 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Voici cinq ans, nous avions eu le plaisir d’interviewer l’équipe du film Dealer au Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF). Au programme : un long entretien avec le réalisateur Jean-Luc Herbulot, l’acteur et producteur Dan Bronchinson, le coscénariste Sami Baaroun, l’acteur Destin Lenord et Alexis Perrin, responsable de la stratégie de distribution du film.

Le spectateur plonge directement dans ce film tourné en douze jours seulement, caméra à l’épaule principalement. Sélectionné aussi à Raindance, entre autres, Dealer bénéficie d’un montage violent qui participe au fonctionnement de ce film coup de poing nous contant une histoire pleine de nihilisme. Les coscénaristes du film nous régalent également rayon dialogues, eux qui affectionnent en particulier ceux de Michel Audiard – dont ils ne nient pas un certain héritage -, Henri Jeanson, Pascal Jardin, et ceux qui ont participé à la grandeur du Nouvel Hollywood.

Un petit conseil du réalisateur Jean-Luc Herbulot ? « Continuez à mater des films un peu mad […] : c’est ce qui fait que vous aurez des films un peu plus intéressants à l’avenir et pas que des Fast and Furious, etc. ! »


Critique du film

L’une des grosses claques du BIFFF 2015 aura sans nul doute été ce premier long métrage de Jean-Luc Herbulot.
Dealer nous narre la descente aux enfers de Dan, un ex-dealer qui ne demande qu’à raccrocher, mais qui accepte un dernier plan bien juteux, histoire de se faire un assez beau pactole pour pouvoir s’envoler vers l’Australie avec sa fille. Le deal est simple : trouver un kilo de cocaïne en urgence pour un ancien client et se ramasser une belle petite commission. Sauf qu’une merde en entraînant plein d’autres, Dan fourre son doigt dans un engrenage infernal dont il aura pas mal de difficultés à sortir.

Si le film fait immanquablement penser à l’excellente trilogie Pusher de Nicolas Winding Refn, il n’en est pas moins personnel puisqu’il s’inspire directement d’une partie de la vie de l’acteur principal et producteur, Dan Bronchinson, qui campe par la même occasion son propre rôle et lui insuffle une véritable authenticité. À l’instar de l’ensemble de la distribution, Dealer étant mené de bout en bout par des acteurs dotés d’une vraie « gueule ». Et de la gueule, la mise en scène n’en manque pas : montage nerveux, caméra au plus proche des personnages, qui accentue le malaise quand il faut et, surtout, un travail d’écriture au niveau des dialogues qui place ceux-ci dans la lignée des plus grands. L’ensemble donne un rythme effréné à Dealer, qui s’impose comme un des films français de 2015.

Guillaume Triplet et Jean-Philippe Thiriart

Crédits vidéo : Guillaume Triplet et Dorian Blacks
Crédit photo : Dorian Blacks