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Le 36e FIFF a livré ses verdicts !

Le 36e FIFF a livré ses verdicts ! 2560 1706 Jean-Philippe Thiriart

Ce vendredi 8 octobre avait lieu la remise des Prix du 36e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) dans une salle du Caméo remplie comme un œuf. Après des mois durant lesquels les amateurs de cinéma ont manqué de salles, ce retour du public n’a, de son côté, pas manqué de sel.

Les premiers prix à être remis ont été ceux de la catégorie « Prix Off Longs Métrages ». Le Prix du Public Documentaire belge a été décerné à Les mots de la fin de Agnès Lejeune et Gaëlle Hardy. Le Prix du Public Long métrage fiction est revenu à Freda de Gessica Généus. Il a ensuite été temps d’annoncer le Prix BeTV et c’est la réalisatrice Catherine Corsini qui a été primée pour La fracture. Toujours dans la catégorie « Prix Off Longs Métrages », Aya de Simon Coulibaly Gillard s’est vu attribuer le Prix Cinévox. Composé de trois journalistes, le Jury de la critique a souligné combien les quatre films qu’ils ont visionnés étaient de qualité, ce qui n’a pas facilité le choix qu’ils ont eu à poser. C’est Mon légionnaire qui a emporté la mise, un film qui sortira ce dix novembre dans les salles belges.
Le Prix du Jury Junior a ensuite été décerné à Animal de Cyril Dion.

Au tour ensuite des films concourant au sein de la catégorie « Compétition Première Œuvre » d’être récompensés.
Le Prix Petit Agnès a été remis à Anisia Uzeman et Saul Williams pour Neptune Frost. Le Prix de la meilleure interprétation a été décerné à Marie-Josuée Kokora pour son rôle dans Aya de Simon Coulibaly Gillard. Une Mention Spéciale a ensuite été remise à Les Héroïques de Maxime Roy pour la qualité de son scénario. Freda a alors reçu son deuxième prix avec l’obtention du Prix Découverte. Le film roumain Câmp de Maci de Eugen Jebeleanu s’est vu octroyer le Bayard de la Meilleure Première Œuvre.

La soirée s’est poursuivie avec la remise des Prix de la Compétition officielle. Le Prix Agnès est revenu à La MIF de Frédéric Baillif. Mélanie Thierry a reçu le Bayard de la Meilleure interprétation pour son rôle dans La Vraie Famille de Fabien Gorgeart, l’acteur Théodore Pellerin obtenant, pour sa part, une Mention Spéciale pour son interprétation dans le film québécois Souterrain de Sophie Dupuis. Ce dernier film a également reçu le Bayard de la Meilleure photographie, décerné au directeur de la photographie Mathieu Laverdière. Le Bayard du Meilleur scénario est revenu à Rachel Lang pour Mon légionnaire. Une nouvelle Mention Spéciale a été décernée à Patric Jean pour La Mesure des choses. Quant au Bayard Spécial du Jury, il a été remis à Radu Muntean pour Întregalde.

Enfin, le Bayard le plus attendu, celui du Meilleur film, est revenu à Frédéric Baillif pour La MIF, pour qui son travail consistait à montrer les choses qui se cachent parfois derrière les idées reçues. Si, dans un foyer d’accueil, la souffrance est là et bien palpable, les sourires sont tout aussi présents. Dans la salle, les acteurs du cinéma, journalistes et autres politiques avaient également le sourire. Ah… qu’il est agréable d’enfin pouvoir partager, à nouveau, des salles de cinéma !

Enfin, retrouvez trois membres de notre équipe de critiques sur les ondes de RCF Radio, dans l’émission « Les 4 sans coups » de Charles De Clercq.
Nous reviendrons sur cette 36e édition du FIFF sur l’antenne de RCF Bruxelles (107.6 FM) ce vendredi 15 octobre à 16h. Mais aussi ces samedi 16 à 17h, dimanche 17 à 21h et lundi 18 octobre à minuit. Notez que cette émission sera également diffusée sur RCF Namur et sur RCF Liège.

Raphaël Pieters avec la participation de Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo : Nicolas Simoens pour En Cinémascope

Clap de fin pour le 35e FIFF !

Clap de fin pour le 35e FIFF ! 1000 667 Jean-Philippe Thiriart

Ce vendredi 9 octobre, peu avant 17 heures, les rues de Namur étaient bien remplies. Comme lors d’une fin de semaine habituelle somme toute. Les enfants riaient à la sortie des écoles tandis que certains adolescents semblaient avoir oublié de porter leur masque, laissant apercevoir leur joie de profiter de cette fin de journée annonciatrice du week-end. Et depuis quelques heures, la pluie de la nuit avait laissé place aux éclaircies. Le samedi s’annonçait ensoleillé. Fallait-il y voir un indice quant au palmarès de cette 35e édition du Festival de Namur ? Nous allions bientôt avoir réponse à cette question.

Les cinéphiles commençaient à pousser les portes du cinéma Caméo. À l’intérieur, la file pour assister au palmarès était assez courte. La salle 4 n’étant pas extensible à souhait, seul un nombre limité de festivaliers allait assister à la remise des Prix. Mais d’autres amoureux du cinéma entraient par dizaines pour assister au film projeté salle 1. Nous n’y avons pas réellement prêté attention. Sans doute aurions-nous dû…
Les portes de la salle s’ouvrirent. L’annonce du palmarès pouvait débuter.

Le Prix BeTV soutenant la diffusion et la promotion du cinéma francophone fut décerné à Un Triomphe d’Emmanuel Courcol, qui remercia BeTV, Namur et la Belgique avec une grande humilité, sans oublier de déclarer « merde au Covid ! ».
Le Prix du Public Documentaire est allé à China Dream de Hugo Brilmaker et Thomas Licata. Non sans humour, les deux réalisateurs ont profité du temps de parole qui leur était octroyé pour se remercier l’un l’autre.
Le Prix du Public Long métrage fiction récompensa Adieu les cons d’Albert Dupontel.
Une Mention spéciale fut décernée à La Nuit des rois de Philippe Lacôte, une autre à Si le vent tombe de Nora Martirosyan.
Le Prix Agnès, récompensant un film mettant en avant l’égalité homme-femme fut attribué à Petit Samedi de Paloma Sermon-Daï. La jeune réalisatrice remercia sa maman et son frère, sans qui ce film n’aurait pas été possible.

Attablés dans un coin de la salle, les Bayard attendaient patiemment leur tour. Celui-ci venu, le Bayard de la Meilleure interprétation récompensa le jeu de Virginie Efira pour son rôle dans Adieu les cons. Depuis la Bretagne où elle tourne actuellement, elle remercia, outre son réalisateur Albert Dupontel, les metteurs en scène qui l’ont menée jusqu’à cette rencontre.
Le Bayard de la Meilleure photographie fut attribué à Yann Maritaud pour Slalom de Charlène Favier. C’est à lui aussi que l’on doit la photo de Un Triomphe.
Le Bayard du Meilleur scénario fut ensuite remis à Antoaneta Opris et Alexander Nanau pour Collective tandis que le Bayard spécial du Jury était décerné au film d’animation Josep d’Aurel. Dans un message enregistré depuis sa chambre d’hôtel à la tapisserie fleurie, comme il l’a si bien fait remarquer, le réalisateur, connu entre autres pour ses dessins de presse dans Le Canard Enchainé déclara notamment que c’était : « très encourageant à quelques jours de la sortie belge du film ». (NDLR : le film sort ce 18 novembre dans nos salles).

Le Bayard d’Or pouvait enfin être décerné. Le réalisateur français Samuel Benchetrit, président du Jury Officiel Longs Métrages de ce 35e FIFF remit le Bayard le plus convoité à Paloma Sermon-Daï pour son film Petit Samedi. La réalisatrice profita de sa seconde prise de parole de ce début de soirée pour étoffer ses remerciements à l’adresse de ses proches.

Le vendredi touchait à sa fin. Si le samedi était petit, l’avenir s’écrira sans doute en lettres capitales pour cette jeune cinéaste belge.
Le film projeté dans la salle 1 lors de notre arrivée au Caméo ? Un certain Petit Samedi !

Le palmarès de la Compétition Courts Métrages est à découvrir ici.

Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo : Nicolas Simoens

Le 35e FIFF démarre ce soir à Namur !

Le 35e FIFF démarre ce soir à Namur ! 480 480 Jean-Philippe Thiriart

À partir d’aujourd’hui, vendredi 2 octobre, et jusqu’à vendredi prochain, le 9, le Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) est de retour pour continuer de nous bousculer dans ce monde que certains croient sans lendemain et que d’autres imaginent à partir de presque rien.
Le monde change aujourd’hui plus vite que jamais. Dans cette nécessité d’évolution, le FIFF s’écrit encore en lettres capitales dans la capitale wallonne ! Alors qu’au Rwanda, les collines parlent et n’ont pas encore fini de parler, que certains avouent encore en plein regain égalitaire entre les hommes et les femmes : J’ai tué ma mère, que la première Tempête automnale a déjà touché la Belgique cette année et que les écologistes se mobilisent aux quatre coins de l’Europe et du monde, que certains s’interrogent : Et maintenant on va où ?, que le temps de Chien est de retour après un été très chaud et ensoleillé, il apparait de plus en plus nécessaire de connaître, de comprendre et d’analyser posément nos erreurs passées pour influer positivement sur notre avenir. Qui succédera à Arnaud Desplechin et à son film Roubaix, une lumière, Bayard d’Or 2019 ? Il est évidemment trop tôt pour le dire mais il est temps de vous présenter cette nouvelle édition du FIFF, la 35e du nom.

Cette année, les spectateurs auront droit à plusieurs innovations forcées par la crise sanitaire du Covid-19. A l’heure où il est bon de se retrouver mais aussi de se protéger, les organisateurs et les autorités compétentes ont décidé qu’il n’y aurait pas de chapiteau. Qu’importe, les endroits où il sera possible de boire un verre restent nombreux et les tenanciers des différents acteurs du secteur de l’Horeca namurois seront heureux de vous accueillir après des mois assez compliqués.
Le film d’ouverture, Une vie démente, est le premier long-métrage de fiction du tandem Ann Sirot-Raphaël Balboni, déjà auteur de plusieurs courts-métrages dont Avec Thelma, Magritte du Meilleur court métrage de fiction en 2018. Le projet a obtenu l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour les films à conditions de production légères. Le tournage a eu lieu en juillet 2019 à Bruxelles, dans le quartier des Marolles, et dans le Brabant Wallon.
Le film de clôture sera Un triomphe du Français Emmanuel Courcol, déjà présent l’année passée en compétition avec Au nom de la Terre, dont il cosignait le scénario.

Lors de cette 35e édition, le FIFF octroiera une carte blanche au Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), dont l’édition 2020 n’a pu se tenir en avril. Le film de zombies Yummy de Lars Damoiseaux, précédé du court métrage horrifique Julia de Vincent Smitz seront ainsi présentés à Namur.
Le FIFF Campus sera toujours bien un élément clé du festival. Tant les élèves du primaire que ceux du secondaire ont en effet reçu le feu vert pour pouvoir assister aux séances conçues pour eux.
En lieu et place de l’habituel chapiteau érigé Place d’Armes, un jardin solidaire sera alimenté au fil des jours par les festivaliers désireux de faire une fleur à la nature. À la fin du Festival, ceux qui auront planté une fleur pourront en récupérer une et l’offrir à la personne de leur choix.
En compétition, vingt et un courts métrages, des pépites, ainsi bien sûr qu’une compétition officielle très hétéroclite mais a priori fort intéressante.
Niveau invités, le FIFF aura le plaisir d’accueillir Albert Dupontel avec son nouveau film, Adieu les cons, qui a déjà marqué l’équipe d’En Cinémascope. Vous aurez l’opportunité de visualiser ce film parmi ceux en compétition officielle. Laurent Lafitte et Hélène Vincent seront également présents.

Enfin, nous vous invitons à nous rejoindre sur les réseaux sociaux pour suivre le Festival au plus près, sur Instagram, Facebook, YouTube et Twitter !

Plus d’infos : fiff.be

Excellent Festival !

Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart

Retour sur le FIFF 2019 avec les lauréats du Bayard de la Meilleure interprétation : Thomas Gioria et Fantine Harduin