Présentation de festival

Namur, capitale du cinéma francophone, dès aujourd’hui avec le FIFF !

Namur, capitale du cinéma francophone, dès aujourd’hui avec le FIFF ! 1200 1500 Jean-Philippe Thiriart

Dès aujourd’hui, vendredi 30 septembre et jusqu’au vendredi suivant, le 7 octobre, le Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) fera de Namur, capitale de la Wallonie, celle du cinéma francophone. Huit jours durant, un objectif principal : « Partager le cinéma. En vrai. En grand. » Faire découvrir des œuvres issues de la Francophonie, donc, mais aussi éduquer à l’image et favoriser la création.

Le Festival s’ouvrira ce soir avec la projection de L’Innocent, de Louis Garrel. Ce dernier porte sur le film une double casquette : celle de réalisateur, donc, mais aussi celle d’acteur. Comédie portée par Anouk Grinberg, Noémie Merlant et l’excellent Roshdy Zem, L’Innocent sera précédé du court métrage La Débandade, de Fanny Dussart.
Le FIFF se clôturera une semaine plus tard avec la Cérémonie de remise des Bayard et autres Prix du Festival de Namur. Et la présentation de Pour la France, drame de Rachid Hami, qui sera précédée de celle du court métrage Les Enfants de bohème, de Judith Chemla.
Cela en présence des équipes de films, comme ce sera à nouveau le cas de nombreux films présentés cette année à Namur.

L’Innocent, de Louis Garrel, film d’ouverture de ce FIFF 2022

Si l’envie de se divertir et de s’évader sera toujours bien présente dans la cité mosane, une vraie volonté de remettre les spectatrices et les spectateurs au centre de l’attention anime les organisateurs du Festival !
Différentes compétitions leur donneront à voir des films fort variés, notamment :
– la Compétition Officielle Longs métrages, mettant en lumière la diversité des métiers du cinéma,
– la Compétition 1ère Œuvre, et
– la Compétition Courts métrages, avec pas moins de cinq séances de courts métrages belges et internationaux. Cette compétition se déroulera lors d’un Week-End du Court qui sera aussi l’occasion d’assister, pour les 6-12 ans et leurs parents, à une séance « Cinéma Parents (exceptionnellement !) admis ».

Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse, de Michel Ocelot, sera projeté ce dimanche 2 octobre à Namur

« Les Pépites », films présentés en exclusivité dans la cité mosane, « Place au doc belge » ou cinq œuvres documentaires issus de notre cinématographie nationale, séance en audiodescription…, si un thème devait se dégager cette année, ce serait, d’après les programmateurs, la parentalité. Et, partant, la fratrie et la sororité.

Retour bien sûr cette année du FIFF Campus, qui emmènera dans les salles obscures namuroises près de 7500 jeunes âgés de 3 à 21 ans.
Ateliers techniques et citoyens, réflexion autour de l’image, décodage de cette dernière…, ce volet majeur du Festival sera parrainé par le réalisateur Michel Ocelot, maître français de l’animation.

Le programme de cette 37e édition du Festival de Namur s’annonce donc alléchant dans les salles obscures. Mais aussi en dehors de celles-ci, avec le FIFF Off, dont la plupart des activités seront gratuites !
Au menu entre autres, cette fois :
– rencontres quotidiennes avec des invités du Festival (les jurys Longs métrages et Courts métrages, François Berléand, Michel Ocelot, etc.),
– animations,
– concerts et DJ Sets chaque soir à La Nef : le nouveau lieu du FIFF qui verra Namur vibrer au rythme du Festival,
– activités en famille et entre ami(e)s (découverte de lieux de tournage et de leurs secrets, ateliers maquillage effets spéciaux, etc.),
– visites de Namur estampillées « FIFF », dont « Secrets de tournage », et
– Jazz Night : un Chaplin accompagné en musique live !

François Berléand viendra à la rencontre du public namurois

Auront lieu également des décentralisations à Bruxelles, Moustier, Charleroi et Mons.
Plus d’infos : fiff.be

Excellent Festival à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart

Le Festival du Film Coréen fête ses 10 ans avec… 10 places à gagner !

Le Festival du Film Coréen fête ses 10 ans avec… 10 places à gagner ! 1754 1240 Jean-Philippe Thiriart

Dès ce jeudi 29 septembre et jusqu’au vendredi 7 octobre, le Festival du Film Coréen sera de retour à Bruxelles pour une dixième édition. En partenariat avec le Centre Culturel Coréen de Bruxelles, En Cinémascope vous fait gagner 10 places pour celui-ci : 4 pour le film d’Ouverture à BOZAR – Miracle : Letters to the President – et 6 pour le thriller teinté de mystère The Truth Beneath ! Vous trouverez tous les détails de ce concours Facebook exclusif ci-dessous.

Le thème de l’édition de cette année, « Remembering the future » (« Se souvenir du futur ») sera l’occasion pour les festivaliers de jeter un regard sur dix ans de cinéma coréen.

En tout, ce sont 18 films classiques et inédits qui seront projetés à BOZAR et au cinéma Galeries. Voilà pour la Belgique. Un mois plus tard, c’est dans la ville de Luxembourg que le Festival se dirigera, le jeudi 27 octobre au Ciné Utopia et le vendredi 28 octobre à la Cinémathèque de Luxembourg.

Cette édition anniversaire du Festival s’articulera autour de trois sections : « Korean Film Today », « Music on Screen » et « 10 Years Legacy », sélection de films axée autour du 10e anniversaire. Deux invitées de marque rehausseront le Festival de leur présence : les réalisatrices HONG Sung-eun (Aloners) et BYUN Gyu-ri (Coming to You). Elles se prêteront ainsi au jeu des questions-réponses après la projection de leur film respectif.

Trois sections

Korean Film Today

Retour, ici, sur des films qui ont retenu l’attention du public coréen en 2021. Deux films primés au Festival de Cannes, de nouvelles sorties qui ont attiré les Coréens vers leurs salles de cinéma : la machine est relancée après deux années COVIDées. Seront projetés le thriller Anchor, le film indépendant Aloners et le documentaire Coming to You, trois films réalisés par des femmes, ce qui mérite d’être souligné. Sans oublier Decision to Leave, de PARK Chan-wook, Prix du Meilleur réalisateur au dernier Festival de Cannes !

Music on Screen

Cette section donnera aux festivaliers l’occasion d’en savoir plus sur la musique et la société coréennes. Deux documentaires sont ainsi programmés – Song of the Poet et K-Classics Generation -, qui permettront d’approcher la société coréenne via sa scène musicale folklorique et classique. Enfin, sera également projeté dans le cadre de « Music on Screen » le film Kokdu: A Story of Guardian Angels, à mi-chemin entre la musique traditionnelle coréenne et le cinéma.

Focus spécial : 10 Years Legacy

Cette fois, ce sont des films inédits qui seront mis en lumière, parmi lesquels A Hard Day, de KIM Seong-hun, un des réalisateurs de la série Netflix à succès Kingdom, mais aussi de quantité de films d’action et de thrillers de qualité. Rayon drames, il convient de pointer ici Another Child, premier passage derrière la caméra du célèbre acteur KIM Yoon-seok.

Notre concours Facebook exclusif

En Cinémascope, en partenariat avec le Centre Culturel Coréen de Bruxelles, que nous remercions chaleureusement, propose à trois gagnants de remporter, pour les deux premiers, quatre places de cinéma et, pour le troisième, deux places. Les deux premiers seront ainsi invités à assister, avec la personne de leur choix, à l’Ouverture du Festival à BOZAR avec la projection de Miracle: Letters to the President, ainsi qu’à la projection du film The Truth Beneath au cinéma Galeries. Quant au troisième gagnant ou à la troisième gagnante, ce sont deux places pour The Truth Beneath qu’il ou elle remportera.

Pour participer et tenter de remporter quatre ou deux de ces dix séances, rien de plus simple :
1) Aimez la page Facebook de « En Cinémascope »,
2) Identifiez l’ami(e) qui vous accompagnera en commentaire, et
3) Aimez et partagez cette publication Facebook en mode public.

Début du concours : aujourd’hui, lundi 26 septembre, à 8h.
Fin du concours : le mercredi 28 septembre à 14h.
Tirage au sort, puis annonce des résultats : le mercredi 28 septembre à 17h.

Miracle: Letters to the President, de LEE Jang-hoon, sera projeté le jeudi 29 septembre à 19h30 à BOZAR.
Le film The Truth Beneath, de LEE Kyoung-mi, sera, quant à lui, diffusé le lendemain, vendredi 30 septembre, à 21h30, au cinéma Galeries.

Bonne chance, déjà, à toutes et à tous !

Plus d’infos sur le site du Festival.

Excellent Festival !

Jean-Philippe Thiriart

Bon annif le BIFFF : 40 ans… et 30 séances à gagner !

Bon annif le BIFFF : 40 ans… et 30 séances à gagner ! 1497 1058 Jean-Philippe Thiriart

It’s back ! En vrai. En chairs. Et puis en os, aussi. Forcément !
Après une édition 2020 annulée suite à un foutu virus et une édition 2021 online only, COVID oblige, toujours, le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) est de retour avec une édition comme avant. Une édition anniversaire, même : la 40e !

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, En Cinémascope vous propose cette année un concours Facebook exclusif permettant de remporter pas moins de 30 séances de cinéma au BIFFF !
Soit cinq pass de six séances – trois séances pour chaque gagnant(e) et une séance pour les trois personnes de son choix.
Rendez-vous en fin d’article pour tout savoir sur ce concours !

Une édition du BIFFF comme avant… ou presque puisque, pour la première fois, le Festival quitte le centre de Bruxelles, après de nombreuses années au Passage 44, puis à Tour & Taxis et, enfin, à Bozar, où le Festival avait pris ses quartiers voici bientôt dix ans. Cette année, direction le Palais 10 de Brussels Expo avec, le lundi 29 août, la projection, en ouverture du Festival, de Vesper Chronicles, de la Lituanienne Kristina Buožytė et du Français Bruno Samper. Le Festival durera une nouvelle fois 13 jours, se clôturant ainsi le samedi 10 septembre, avec la proclamation du palmarès de cette 40e cuvée et la diffusion de ce qu’on nous promet être un huis-clos en plein air : Fall, du Britannique Scott Mann.

Le BIFFF 2022, ce sera, outre une centaine de longs métrages, pas moins de 82 courts, répartis en cinq sections : les compétitions belge, européenne, « Eat My shorts », « They’re the future » (sept films d’étudiants) et « Re-animated », diversité – de genres et de sensibilités – étant le maître-mot de cette programmation.

Les organisateurs du BIFFF voulant faire de cette édition anniversaire une vraie fête où chacune et chacun trouveront leur bonheur, leur sélection sera fun à coup sûr.

Place cette année, à « The Belgian Wave », un focus belge qui donnera à voir 15 films issus de la cinématographie du plat pays qui est le nôtre, parmi lesquels Megalomaniac de Karim Ouelhaj (Grand Prix à Fantasia), Ritual de Hans Herbots ou encore Freaks Out de Gabriele Mainetti.
Rayon séances spéciales : le Bloody date – double bill parfait pour les amoureux composé de You Lie You Die de Hector Claramunt et Have.Hold.Take de DJ Hamilton.

Nos chères têtes blondes ne seront pas en reste puisque lors du Family Day du dimanche 4 septembre, elles pourront découvrir pas mal d’activités, ainsi que les films Petit Vampire, Dragon Princess, The Ghastly Brothers, et Nelly Rapp: Monster Agent.

Les 18-25 ans étant fortement impactés par la crise sanitaire actuelle, le BIFFF a pensé à elles et à eux. Sous réserve de places disponibles, l’ensemble des séances programmées le lundi 5 septembre leur seront en effet offertes !
Ce soir-là, les festivalières et les festivaliers pourront notamment découvrir, dans des conditions idéales, les deux premiers épisodes de House of the Dragon, LA prequel de Game of Thrones !

Retour, cette année, après son succès l’an dernier, de la section documentaire « Fantastic but true », qui donnera à voir cinq films parmi lesquels The Found Footage Phenomenon et American Badass (portrait de l’acteur de légende Michael Madsen).

Les deux premiers épisodes de House of the Dragon, LA prequel de Game of Thrones, seront projetés au BIFFF dans des conditions idéales

Six compétitions

Toute nouvelle, toute belle, est la « Emerging Raven competition », via laquelle le BIFFF a souhaité soutenir, un peu plus encore, les premiers et deuxièmes longs métrages. Huit films au total, dont le coréen Midnight, le français Le Visiteur du futur ou encore le suisse Mad Heidi.

La « White Raven competition », anciennement « Compétition 7e Parallèle » verra elle aussi concourir huit longs métrages, qui s’annoncent d’ores et déjà très singuliers, parmi lesquels l’américain Swallowed, le belge River ou encore l’allemand The Black Square.

Au sein de la « Black Raven competition », nouveau nom de la compétition Thriller, ce sont neuf films que le jury devra départager, notamment l’hispano-belge The Replacement, le danois The Last Client, et les coréens Tomb of the River et Special Delivery.

À l’issue de la compétition européenne, un Méliès d’Argent sera décerné au meilleur film présent dans cette sélection de films réalisés au sein de l’UE. Huit films au menu, dont Megalomaniac, du Belge Karim Ouelhaj, Piggy, de l’Espagnole Carlota Perda, ou encore Cop Secret de l’Islandais Hannes Þór Halldórsson.

La compétition internationale comprendra huit films elle aussi, parmi lesquels figureront le français Summer Scars, le forcément américain American Carnage ou encore le coréen The Witch Part 2: The Other One.

Enfin, notons qu’un Prix de la Critique sera une nouvelle fois décerné cette année.

The Witch Part 2: The Other One sera projeté en avant-première européenne au sein de la compétition internationale

Cinq master class

La première master class sera consacrée aux sorcières. Sera notamment posée la question de savoir quel est le lien entre les différentes représentations de ce personnage et la véritable figure historique.

La deuxième – « Apocalypse mon chou 2 : don’t look up » – verra posée une autre question, celle de savoir si l’écologie est ou non soluble dans notre système économique.

La troisième master class aura pour sujet la censure. Parole sera donnée à Jake West – réalisateur de Doghouse et spécialiste des Video Nasties –, Srdjan Spasojevic – réalisateur du film-choc A Serbian Film –, Xavier Gens – réalisateur de Frontière(s) – et Kamal Messaoudi, spécialiste des médias et du cinéma populaire.

Les quatrième et cinquième master class permettront quant à elles aux festivalières et aux festivaliers de rencontrer les réalisateurs cultes John McTiernan (Predator, Die Hard, etc.), le jeudi 1er septembre à 20h30 (master class suivie le lendemain de la projection de Predator), et Barry Sonnenfeld (La Famille Addams, Men in Black, etc.), le jeudi 8 septembre à 20h30. Cette cinquième et dernière master class sera suivie, le 10 septembre, de la projection de La Famille Addams.

John McTiernan, réalisateur de Predator ou encore Die Hard, donnera une des cinq master class du Festival

Et bien plus encore !

Si le BIFFF est un festival de cinéma, c’est aussi une fête du fantastique au sens large, et sous ses nombreuses formes.

Figureront, ainsi, au programme :
– une multitude d’animations – une chaque soir – et de « happenings »,
– l’expo « La Recyclerie Fantastique », consacrée au superbe travail de Jacques Lélut,
– le traditionnel Make-up Contest,
– l’expo « Once Upon a Time at The BIFFF », best of des différentes expositions que le BIFFF a présentées en 40 ans de vie, qui verra exposés près d’une vingtaine d’artistes, mais donnera aussi à découvrir photos et vidéos d’archives du Festival,
– le VR Exhibition Day, qui, le jeudi 1er septembre, permettra aux festivalières et aux festivaliers de plonger dans trois films en réalité virtuelle,
– la Night 2022, ou l’enchaînement, la nuit du samedi 3 au dimanche 4 septembre, d’un court métrage et de quatre longs avec, à l’arrivée, un petit déjeuner bien mérité, et, bien sûr,
– le Bal des Vampires !

La 37e édition du Bal des Vampires démarrera le vendredi 9 septembre

Le cinéma coréen en force et notre concours exclusif

Cette année encore, la Corée sera présente au BIFFF en force avec pas moins de dix films, soit autant de témoins de sa diversité cinématographique.

En Cinémascope, en partenariat avec le Centre Culturel Coréen de Bruxelles, que nous remercions chaleureusement, vous propose de remporter trois soirées coréennes au BIFFF avec un accès, pour vous et, à chaque fois, la personne de votre choix, à la projection, en avant-première belge, des films Midnight, Tomb of the River et Sinkhole !

Pour participer et tenter de remporter un de ces cinq packs de six séances, rien de plus simple :
1) Aimez la page Facebook de « En Cinémascope »,
2) Identifiez vos trois ami(e)s en commentaire, et
3) Aimez et partagez cette publication Facebook en mode public.

Début du concours : aujourd’hui, vendredi 26 août, à 10h.
Fin du concours : le mercredi 31 août à 10h.
Tirage au sort, puis annonce des résultats : le mercredi 31 août à 14h.

Midnight, de Oh-seung Kwon, présent dans la « Emerging Raven competition », sera projeté le vendredi 2 septembre à 19h.
Tomb of the River, de Young-bin Yoon, sera, quant à lui, diffusé le lendemain, samedi 3 septembre, à 19h, et fait partie de la « Black Raven competition ».
Enfin, Sinkhole, de Ji-hoon Kim, sera projeté le dimanche 4 septembre, à 18h30. Cerise sur le gâteau, cette troisième séance sera suivie d’un Q&A en présence du réalisateur du film. De quoi clôturer de belle manière ce voyage en Corée !

Bonne chance, déjà, à toutes et à tous !

Le thriller Tomb of the River, en lice cette année dans la « Black Raven competition »

Par ailleurs, le cinéma coréen sera, nous vous le disions, une nouvelle fois présent en force au BIFFF avec, outre les trois films pour lesquels vous pouvez remporter des places, sept films venus le représenter, programmés du mardi 30 août au mercredi 7 septembre avec, successivement, en avant-premières belges et, parfois même, européennes :
The Cursed: Dead Man’s Prey,
The Killer,
Confession,
Hansan: Rising Dragon,
The Witch Part 2: The Other One,
Special Delivery (dont la projection sera suivie d’un Q&A avec le réalisateur), et
Next Door.

Plus d’infos : bifff.net

Excellent Festival à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart

« The Extraordinary Film Festival » souffle ses 10 bougies à Namur !

« The Extraordinary Film Festival » souffle ses 10 bougies à Namur ! 960 392 Jean-Philippe Thiriart

« La vie peut être incroyable et belle, mais aussi vache et dure. Nous avons tous nos handicaps et sommes tous extraordinaires de par le simple fait de nous tenir debout face aux questions existentielles de la Vie. Les réalités des personnes que l’on appelle  » handicapées  » et de leurs proches, avec leurs combats quotidiens, leurs réussites et leurs échecs, leur humour et leurs réflexions sont autant de miroirs qui nous renvoient l’image de notre humanité. »
Ce regard positif sur le handicap, c’est celui de Luc Boland, le fondateur du « The Extraordinary Film Festival » (TEFF). Lancé en 2011, ce festival de cinéma bisannuel en est à sa sixième édition. Du mercredi 10 au dimanche 14 novembre, il investira le Delta, l’Espace Culturel de la Province de Namur. Mais le TEFF, plus grand festival au monde de films sur le thème du handicap, fera d’abord escale à Liège ce lundi 8 novembre, à la Cité Miroir et au Créahm, avec des avant-premières publiques et des séances scolaires. La cité ardente sera ainsi la dernière à accueillir une délocalisation du Festival, après des arrêts à Arlon, Bruxelles, Charleroi, Mons et Wavre fin octobre.

Festival le plus important du genre au monde donc, que ce soit en termes de notoriété à l’étranger, de qualité mais aussi de fréquentation, le TEFF cible avant tout le grand public et les professionnels du secteur mais également, bien entendu, les personnes concernées par le handicap. Il est « 100% accessible », proposant une vraie accessibilité des lieux pour les personnes à mobilité réduite, le sous-titrage des films, l’interprétation en langue des signes des rencontres (pour les sourds et malentendants), des casques audio (pour les personnes malentendantes), l’audiodescription (pour les personnes malvoyantes et aveugles), des pictogrammes (informations pour les personnes porteuses d’une déficience mentale), et la traduction en langue française des échanges en d’autres langues.

De nombreux films

Outre la Belgique, vingt pays seront représentés au Festival, avec des films venus de l’Argentine à l’Australie en passant par Israël, la Russie ou encore l’Inde.
C’est le long métrage de fiction Presque, réalisé par Bernard Campan et Alexandre Jolien, qui ouvrira le gala d’ouverture du TEFF. Ce film sera présenté en avant-première belge le 10 novembre à 20h.

Au menu du TEFF, cette année :
– sept longs métrages documentaires,
– quarante-huit courts-métrages, bien souvent multi-primés (Feeling Through (Sensations fortes) a même été nominé aux Oscars),
– des séances thématiques (surdité, autisme, cécité, trisomie, vie affective et sexuelle, vécu des familles, inclusion, amour et séance famille),
– des séances pédagogiques scolaires, qui accueilleront plus de 3 300 élèves, et
– la première édition du concours grand public « Fais ton court ! » : 15 courts métrages d’une durée maximale de deux minutes réalisés avec un smartphone, une tablette, ou une Go pro ou mini caméra de poche.

Le jury du Festival, un jury presse et… le Public !

Douze prix seront décernés à l’issue du Festival.
Le jury du festival sera présidé par l’acteur, réalisateur et metteur en scène belge Bernard Yerlès, qui sera aidé dans sa tâche par le scénariste et acteur algérien Adda Abdelli, l’acteur et humoriste français Valentin Reinehr, l’artiste peintre belge Sarah Talbi et l’auteur et chroniqueur français Josef Schovanec.
Le jury de la presse remettra le Prix UCC (Union de la Critique de Cinéma) et sera composé de Tineke Van de Sompel, Thierry Dupièreux et Yves Calbert.
Enfin, le public aura également son mot à dire puisque pas moins de quatre Prix du Public seront remis cette année.

Un programme varié

Le 6e TEFF ? Des films, oui… mais pas que ! Ce sera aussi :

– la conférence « Handicap et Covid : manuel de survie en période de confinement »de Josef Schovanec,
– une conférence de Adda Abdelli, qui partira à la rencontre du public namurois,
– le spectacle « La vie est bègue » de Valentin Reinehr,
– le concert « Je vous kiffe » de Lou B. et son band,
– une table ronde professionnelle sur l’audiodescription au cinéma,
– deux ateliers publics ludiques et pratiques sur l’audiodescription (« Prête-moi tes yeux, je t’ouvre les oreilles »),
– la conférence-débat « projet Psicocap », lors de laquelle un documentaire sera présenté, suivi d’un débat sur le thème « Belgique, France : regards croisés sur le handicap psychique »,
– deux expos qui présenteront les aquarelles de Sarah Talbi et les photos de Julian Hills, et
– un concours destiné aux commerçants de la ville de Namur, invités à décorer leurs vitrines sur le thème du handicap et aux couleurs du festival.

Un festival capital

Le Baromètre Diversité et Égalité 2017 du CSA pointant que le sujet du handicap occupe moins de 1,48% du contenu des médias, il est manifeste que c’est un monde méconnu. Et qu’un festival culturel comme le TEFF est, par conséquent, absolument nécessaire.

Comme le disait avec justesse le réalisateur français Henri-Georges Clouzot, « Pour faire un film, premièrement, une bonne histoire, deuxièmement, une bonne histoire, troisièmement, une bonne histoire. » Et pour faire d’une histoire une bonne histoire, le personnage principal doit être confronté à un obstacle. Quel obstacle « riche et varié » que le ou les handicaps, quand on connaît « la multitude de ceux-ci », insistent les organisateurs du TEFF ! Et d’ajouter qu’un film de qualité sur le sujet du handicap « exige justesse de ton, rigueur, et grande créativité et originalité dans leur conception ». C’est donc très logiquement que ces critères sont ceux qui régissent la sélection des films programmés lors du Festival.

Infos pratiques

Le Covid Safe Ticket sera d’application pour permettre la convivialité et la sécurité de toutes et tous au Festival.

Quand ? Du 10 au 14 novembre
Où ? Au Delta, Avenue Golenvaux 18 – 5000 Namur

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à consulter la grille de programmation, à accéder à la billetterie et à visiter le site du TEFF !

Excellent Festival à toutes et tous !

Jean-Philippe Thiriart

Le FIFF, cœur du cinéma francophone dès ce soir à Namur !

Le FIFF, cœur du cinéma francophone dès ce soir à Namur ! 2560 974 Jean-Philippe Thiriart

« Partager le cinéma. En vrai. En grand. » Voilà l’ambition première du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), qui en est cette année à sa 36e édition. De ce vendredi 1er au vendredi 8 octobre, le FIFF est de retour dans la capitale wallonne avec une riche programmation de films issus des quatre coins de la Francophonie. De la Belgique à la France, en passant bien sûr par le Québec, mais aussi la Tunisie, la Roumanie ou encore Haïti, pour ne citer que quelques-uns des pays présents sur les grands écrans namurois à travers les films qui en sont issus.

Partager le cinéma sur les grands écrans n’est pas la seule ambition des organisateurs du Festival, ces derniers ayant aussi à cœur d’inviter les festivalières et festivaliers à participer au FIFF Off : des rencontres avec des invité(e)s de renom (les membres du Jury Longs métrages, Guillaume Canet), des projections événements, des concerts sous le Chapiteau, des animations et des visites. Nombreuses seront ainsi les découvertes à faire à Namur le temps d’une semaine !


Mais revenons au côté cinématographique de la force…
La Compétition Officielle (dix films), le Week-End du Court (vingt courts métrages nationaux et internationaux réunis en une compétition), les Pépites (huit films présentés en exclusivité, avant leur sortie en salles), Place au Doc belge (cinq documentaires), des Séances spéciales (dont la projection de Adieu les cons, en partenariat avec Les Amis des Aveugles et des Malvoyants) et le retour de la Compétition 1re Œuvre (huit films), notamment, auront de quoi réjouir les passionné(e)s et les amoureuses et amoureux du cinéma qu’ils ou elles aiment le format court ou long, la fiction, le documentaire ou l’animation, qu’ils ou elles aient envie de s’évader, de se divertir, de se faire surprendre ou d’être ému(e)s ! Enfin, les plus jeunes ne seront pas en reste, avec un FIFF Campus qui accueillera près de 7000 jeunes âgés de 3 à 25 ans pour des séances et des activités pédagogiques fort variées.


Le Festival s’ouvrira ce soir avec la projection du dernier film de Joachim Lafosse : Les Intranquilles. Accompagné de ses acteurs Leïla Bekhti et Damien Bonnard, il viendra présenter le film au public namurois après une sélection en compétition officielle à Cannes. Il se clôturera le vendredi 8 octobre avec la présentation du film La Fracture, de la Française Catherine Corsini, également présenté à Cannes cette année.

Qui dit compétitions dit jurys. Le Jury Longs métrages sera présidé par le réalisateur et scénariste français Thomas Lilti tandis que le Jury Courts métrages aura la comédienne et réalisatrice belge Yolande Moreau pour présidente, qui pourra compter notamment au sein de son jury sur l’avis éclairé d’une autre comédienne et réalisatrice belge : Salomé Richard.

Notez enfin que le FIFF Namur met tout en œuvre pour garantir la sécurité sanitaire de chacun(e) et adaptera son organisation en fonction des mesures gouvernementales en vigueur pendant le Festival.

Et n’hésitez pas à nous suivre sur notre site encinemascope.be mais aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram, Facebook et YouTube !

Plus d’infos : fiff.be

Excellent Festival à toutes et tous !

Jean-Philippe Thiriart

La première édition du Festival du Film Japonais de Bruxelles démarre aujourd’hui !

La première édition du Festival du Film Japonais de Bruxelles démarre aujourd’hui ! 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Un festival de cinéma japonais en Belgique ? C’est une première et c’est à Bruxelles que ça se passe ! Dès 16h aujourd’hui, vendredi 17 septembre, jusqu’au vendredi 24. Non loin de Flagey avec une salle à l’Espace Lumen. Puis dans la très confortable Salle de cinéma de la Gare Maritime / Maison de la Poste de Tour & Taxis. Le festival est né à l’initiative de Freddy Bozzo, bien connu des fans belges de cinéma de genre puisqu’il est l’un des cofondateurs du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), et d’un autre passionné de cinéma japonais : Francesco Serafini.

Les organisateurs du Festival souhaitent que celui-ci s’adresse à un large public avec une mise en avant du cinéma japonais mais aussi de l’ensemble de la culture du Pays du Soleil-Levant. Il est crucial à leurs yeux d’attirer l’attention des festivaliers sur la richesse de la culture japonaise, de la partager avec eux et, ensemble, de la faire rayonner.

Deux expos photos seront présentées, l’une proposant un regard sur le Japon et en particulier sur sa capitale, Tokyo, et l’autre mettant en avant la beauté du Mont Fuji, à l’Espace Lumen et à Tour & Taxis respectivement.
Ce dimanche 19 septembre, de 14h à 18h, le Festival fêtera le Japon comme il se doit. L’accès aux activités proposées durant cet après-midi est gratuit. Avec, au programme notamment : stands, démonstrations d’aïkido et de kendo, spectacle « kimono », présentation de la cérémonie du thé, animation Taiko (« tambour » en japonais), concert de musique classique et atelier dédié à l’art du Furoshiki (ou comment emballer ses cadeaux à la japonaise).

Les films

Le Festival proposera des films en avant-premières, tant de jeunes réalisateurs que de metteurs en scènes confirmés, qui mettront en lumière la diversité de la filmographie japonaise. Tous genres confondus, 19 longs-métrages seront projetés : dix films récents en avant-premières (belges, internationales et même mondiales), et neuf films rares plus anciens. De quoi convaincre les festivaliers de la qualité du cinéma japonais.

Aujourd’hui, vendredi 17 septembre, après la présentation de Just The Two of Us à 16h, le Festival s’ouvrira officiellement à 18h puis à 20h avec les projections, en avant-première mondiale, de The Pass: Last Day of The Samurai. Un film réalisé par Takashi Koizumi, qui a longtemps officié au poste d’assistant réalisateur d’un certain Akira Kurosawa.
À 22h30, projection de Dancing Mary, annoncé comme cultissime et réalisé par SABU, que les organisateurs du Festival n’hésitent pas à qualifier de véritable légende.

Demain, samedi 18 septembre, à 16h : The Night Beyond the Tricornered Window, qui s’inscrit dans la vague des films trouvant leur inspiration dans les mangas.
À 18h, Melancholic, film décalé et teinté d’humour noir.
À 20h, Special Actors, de Shinichiro Ueda. Notez que le film précédent du réalisateur – One Cut of the Dead – avait obtenu le Pégase ou Prix du Public voici deux ans au BIFFF. Un film pour le moins low budget – 25 000 dollars – mais qui en a rapporté quelque… 31 millions !
À 22h30, c’est le film de fantômes Stigmatized Properties, de Hideo Nakata, qui viendra clôturer la journée. Le réalisateur de Ringu, de la suite du remake US du film, de Dark Water et, plus récemment, de Ghost Theater, en fera frissonner plus d’un.

Ce dimanche 19 septembre, le Festival prendra ses quartiers à Tour & Taxis avec deux séances « Special Kids », à 14h et à 16h. Les jeunes spectateurs pourront découvrir le film Yuki : le secret de la montagne magique, des studios Mushi Productions. Ceux-là même à qui l’on doit l’adaptation d’Astro Boy.
À partir de 19h aura lieu la clôture du Festival à l’Espace Lumen, Festival qui continuera donc à Tour & Taxis par la suite. Le film Hokusai, projeté en avant-première européenne proposera au spectateur un retour sur le parcours de Katsushika Hokusai, auteur de La Grande Vague de Kanagawa notamment. C’est à cet artiste japonais, qui a influencé de nombreux autres parmi lesquels Gauguin, van Gogh ou encore Monet, que l’on doit le mouvement artistique majeur qu’est le japonisme.
À 21h30 : Talking the Picture, qui témoigne de l’importance du rôle joué par les benshi, appelés aussi katsuben, ces hommes qui commentaient les films muets lors de leur projection.

Lundi 20 septembre, à 19h, projection d’un des trois films de Hitoshi Matsumoto programmés par les organisateurs : Big Man Japan, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors de l’édition 2007 du Festival de Cannes.
À 21h : La Légende de Musashi Miyamoto. Ce film de samouraïs, qui a durablement marqué le cinéma japonais, est le premier d’une trilogie. Avec Toshiro Mifune, l’acteur fétiche de Kurosawa.

Mardi 21 septembre, à 19h : Symbol, deuxième film de Hitoshi Matsumoto proposé par le Festival. Décalé et ayant pour sujet la folie, il a remporté le Corbeau d’Argent en 2010 au BIFFF, deuxième Prix le plus important décerné au terme de la grand messe belge du cinéma de genre, après le Corbeau d’Or.
À 21h, Silence, adaptation du roman éponyme – culte au Japon – sera présenté en première belge. Il inspira à Martin Scorsese le film du même nom.

Mercredi 22 septembre, à 19h, projection du troisième et dernier film de Hitoshi Matsumoto présenté cette année : Saya Zamuraï.
À 21h, sera donné à voir le grand film d’aventures sur la Seconde Guerre Mondiale L’héritage des 500.000, unique long-métrage en tant qu’acteur et réalisateur de la star du cinéma japonais Toshiro Mifune.

Jeudi 23 septembre, à 19h : Les funérailles des roses, qui emprunte dans une certaine mesure au théâtre de Bertol Brecht et aurait inspiré à Kubrick son Orange mécanique.
À 21h, Chanson pour l’enfer d’une femme, célèbre pinku eiga (ou pink film), qui s’inscrit dans le cinéma érotique nippon et ne manqua pas d’inspirer bon nombre de films à la Nikkatsu, cette même Nikkatsu qui a lancé parmi les plus grands réalisateurs japonais.

Vendredi 24 septembre, à 19h et à 21h, clôture du Festival du Film Japonais de Bruxelles avec les projections de Tokyo Dragon Chef, qui signe le grand retour du maître des effets spéciaux japonais Yoshihiro Nishimura, réalisateur notamment de Tokyo Gore Police et de Meatball Machine Kodoku.

Infos pratiques

Quand et où
Du 17 au 19 septembre à l’Espace Lumen : Chaussée de Boondael, 32-36 à Ixelles
Puis du 19 au 24 septembre à la Gare Maritime / Maison de la Poste, à Tour & Taxis : Rue Picard, 7 à Bruxelles

Tarifs
La billetterie en ligne – japanfilmfestival.tickoweb.be – est à privilégier bien que l’achat de tickets sur place est possible
Séance normale : 9 euros
Séance spéciale Kids : 3 euros
Ouverture et clôture : 11 euros, dégustation de sushis comprise

Plus d’infos : jffb.org

Bon Festival !

Jean-Philippe Thiriart

Deux Festivals sinon rien, clap deuxième : le BSFF et le BRIFF sont de retour !

Deux Festivals sinon rien, clap deuxième : le BSFF et le BRIFF sont de retour ! 1394 929 Jean-Philippe Thiriart

Tout comme l’an dernier, c’est en parallèle que se dérouleront, en cette fin de mois d’août puis début septembre, deux des festivals de cinéma majeurs de Bruxelles.
Le Festival du Court-Métrage de Bruxelles (Brussels Short Film Festival – BSFF) fera de notre capitale celle, mondiale, du court-métrage pendant neuf jours. Dès aujourd’hui, samedi 28 août, jusqu’au dimanche 5 septembre, avec la projection des films primés les 6 et 7, pour une – déjà – 24e édition.
Quant au jeune Festival International du Film de Bruxelles (Brussels International Film Festival – BRIFF), il en sera à sa quatrième édition, s’ouvrira ce mercredi 1er septembre avec le nouveau film du Français Mathieu Amalric – Serre-moi fort –, présenté cette année à Cannes, et se clôturera le samedi 11 avec LE film-événement de la rentrée : Dune, du réalisateur québécois de génie Denis Villeneuve (Incendies, Blade Runner 2049).

Organisés par l’asbl Un Soir… Un Grain, les deux Festivals que nous vous présentons aujourd’hui auront pour centre névralgique le traditionnel chapiteau, dressé cette année sur la place De Brouckère. Notez que le lieu de retrouvailles des festivaliers du Short sera, du 28 août au 1er septembre, un autre chapiteau, dressé Place Sainte-Croix à Ixelles cette fois.

Le 24e Brussels Short Film Festival

Le Festival du Court prendra ces jours-ci ses quartiers à Ixelles (à Flagey, au Cinéma Vendôme et, pour la première fois, au cinéma coopératif qu’est le Kinograph) et à Bruxelles-Ville (au Mont des Arts et au Cinéma Galeries) puis, en décembre, dans les quatre coins de la Belgique avec le « BSFF on Tour » et ses projections « Best of » et du palmarès 2021.
Avec pas moins de 345 films en compétition et en « Off », le Brussels Short Film Festival donnera une nouvelle fois à voir ce qui se fait de mieux en format court.

Trois compétitions et…

Trois compétitions seront au menu : la compétition internationale et ses près de cent films issus d’un peu partout dans le monde, d’abord.
La compétition nationale, ensuite, composée de productions du nord et du sud du pays, l’occasion notamment de découvrir ou de redécouvrir les quatre films issus du premier volume de la Belge Collection (Mieux que les Rois et la Gloire de Guillaume Senez, Des Choses en Commun de Ann Sirot et Raphaël Balboni, Rien lâcher de Laura Petrone et Guillaume Kerbusch, et Sprötch de Xavier Seron).
Et, enfin, la compétition Next Generation, qui fera découvrir aux spectateurs des films réalisés par des étudiants d’écoles de cinéma.
Soulignons que les Grands Prix des Compétitions nationale et internationale seront à nouveau présélectionnés aux Oscar, rien de moins !

… quatre programmes « Off » !

À côté des plus de 200 films en compétition, seront présentés toute une série d’autres films – 145 au total – divisés en quatre grandes sections : Rock’n’roll, Travelling, Events et Musts.

Les Rock’n’roll, ce sont Les Très Court – programme de films de moins de quatre minutes proposé par le Très Court International Film Festival –, Courts Mais Trash et sa séance de films 100% atypiques au ton survolté et à l’humour corrosif et, nouveauté de cette année, les Short Rounds : six films où la boxe occupe une place majeure et qui témoignent du succès avec lequel le court métrage s’est emparé du noble art.

Les Travelling permettront de se mouvoir d’une Carte blanche au Seoul International Extreme-Short Image & Film Festival (SESIFF), qui proposera deux séances de films issus de la filmographie du Pays du Matin Frais, aux Latino – carte blanche au Festival Biarritz Amérique Latine –, en passant par, et c’est une nouveauté de cette année, le Portugal, en deux programmes inédits : une carte blanche au Festival Curtas Vila do Conde et une séance lors de laquelle Lisbonne sera mise à l’honneur.

Trois « Events » à souligner ? La séance d’ouverture, qui devrait vous en mettre plein les yeux avec six courts-métrages de haut vol. La séance de clôture et son annonce du palmarès mais aussi, la projection de plusieurs films primés. Et la Nuit du court et sa valse à quatre temps : Best of made in BSFF, Carte blanche au Festival VKRS (Video Killed the Radio Star) pour une séance de clips entièrement noirs-jaunes-rouges, Comédies musicales, et Le temps des Très court.

Enfin, quatre « Musts » figurent au programme du BSFF. Deux projections « best-of » gratuites en plein air avec, annoncé, du cinéma drôle, léger et trash, tant belge qu’étranger. Les European Short Film Audience Awards (ESFAA), neuf films récompensés par un prix national du public, qui partent à la conquête de l’Europe. Les courts nominés aux Oscar 2021. Les European Film Awards, soit des courts-métrages récompensés dans des festivals comme ceux de Berlin ou de Venise. Et, petit nouveau : le Short Comedy Club – série de comédies dont le savoureux court La foire agricole de Vincent Patar et Stephan Aubier.

Activités jeune public

Une série d’activités jeune public seront également proposées : une séance famille et un atelier de doublage encadré par une comédienne professionnelle, notamment.
Mais aussi un atelier de critique de films animé par le journaliste et auteur Christian Campion, lequel permettra aux critiques en herbe de voir leurs analyses publiées dans le journal critique du Festival.

Le 4e BRIFF

Le Festival International du Film de Bruxelles présentera sa sélection de films dans trois cinémas du centre de la capitale – l’UGC De Brouckère, le Cinéma Galeries et le Cinéma Palace –, ainsi qu’à Bozar. Et au Mont des Arts, lors de séances en plein air. Comme précisé plus haut, c’est au Village du Festival, situé Place De Brouckère, que les festivaliers pourront se retrouver autour d’un verre entre deux séances du BRIFF.

C’est le nouveau film du Français Mathieu Amalric – le drame Serre-moi fort – qui ouvrira le Festival, le mercredi 1er septembre, en présence du réalisateur et de son acteur principal : le Belge Arieh Worthalter.
Le BRIFF se clôturera le samedi 11 septembre dans la prestigieuse salle du Grand Eldorado de l’UGC De Brouckère avec la proclamation du palmarès. Une clôture en force puisqu’elle sera aussi l’occasion pour les festivaliers de découvrir en avant-première nationale le nouveau film de science-fiction de Denis Villeneuve, passé maître dans ce genre cinématographique : Dune !

Trois compétitions rythmeront le Festival : la compétition internationale, la compétition nationale, annoncée comme très éclectique avec en lice notamment le premier long-métrage documentaire en solo de Méryl Fortunat-Rossi (on lui devait déjà la coréalisation avec Xavier Seron, voici bientôt dix ans, du court-métrage très remarqué Mauvaise Lune) : Phèdre, ou l’explosion des corps étrangers. Mais aussi la compétition Directors’ week, au sein de laquelle concourront huit films qui ont permis à leurs auteurs et autrices d’exprimer une approche singulière de nos sociétés. Le film belge Fils de Plouc en fait partie.
Outre les Prix remis par les jurys de chacune de ces compétitions, deux autres seront décernés : le Prix du Public et – c’est une première au BRIFF – le Prix Cinévox, remis par un jury de citoyens.

Fil rouge des films programmés cette année en « Off » : la nécessité de changement, avec un message commun : « Faut que ça bouge ! ».
Et cinq grands volets : Green Planet, Rumba Cinéma, Ukrainian Spring, les séances Teens et les séances en plein air.
Au sein du programme « Green Planet », quatre films dont les marquants Captain Fantastic avec Viggo Mortensen et le film Into The Wild de Sean Penn.
« Rumba Cinéma » donnera à voir les documentaires The Rumba Kings et Bakolo Music International. Un concert de rumba congolaise aura d’ailleurs lieu au village du BRIFF le 10 septembre.
« Ukrainian Spring » marquera une nouvelle collaboration entre le BRIFF et Bozar avec la projection de trois films dont Nomera (Number) de Oleg Sentsov, lauréat en 2018 du Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, décerné par le Parlement européen pour son combat en faveur des droits humains.
Les séances Teens, ce sera, outre Captain Fantastic, Bigger Than Us, réalisé par la Française Flore Vasseur.
Également au sein de cette programmation « off », trois séances en plein air au Mont des Arts : des épisodes de Baraki, la prochaine série de la RTBF, Effacer l’historique du duo Benoît Deléphine – Gustave Kervern et le Buena Vista Social Club de Wim Wenders.

Si de nombreux films nous font de l’œil, quelques-uns ne devraient pas manquer de marquer les spectateurs, à commencer par le dernier Paul Verhoeven : Benedetta, avec Virginie Efira. Le film sera présenté par une de ses actrices : notre compatriote Daphné Patakia.
Cette musique ne joue pour personne du toujours inspiré Samuel Benchetrit devrait aussi valoir le détour. Il sera défendu par le réalisateur et son acteur Bouli Lanners, grand habitué du BRIFF mais aussi du BSFF.
Enfin, le film New Order, de Michel Franco, ne devrait pas laisser le spectateur indifférent, loin de là.

Permettons-nous l’expression, ici nullement galvaudée : last but not least… l’invité d’honneur de ce 4e BRIFF sera un des Français les plus belges : le trublion Benoît Delépine.
Une rétrospective de cinq films du Grolandais seront donnés à voir aux festivaliers : le cultissime Aaltra, le déjanté Avida, le féroce Louise Michel, le Depardiesque Mammuth mais aussi son dernier film : Effacer l’historique donc, avec l’atypique Corinne Masiero.
Et à vos agendas : le samedi 4 septembre au Cinéma Palace, Delépine participera à une rencontre exclusive avec Bouli Lanners. Tous deux partiront à la rencontre du public du Festival. Et ça s’annonce déjà mémorable !

Précisons que le Jury international de ce 4e BRIFF sera composé de l’actrice et réalisatrice française Maryline Canto, de l’acteur islandais Tómas Lemarquis, de l’artiste protéiforme belge qu’est Helena Noguerra ou encore du réalisateur belge Olivier Masset-Depasse (qui réalisera, en novembre, l’adaptation US de son film Duelles).

Les organisateurs du Festival proposeront également différentes activités autour du cinéma à l’attention des 10-25 ans, telles un atelier de réalisation et des ateliers de critiques de films.

Plus d’infos : bsff.be et briff.be

Excellents Festivals à vous !

Jean-Philippe Thiriart

Le Festival du Film Historique et le Festival du Film Coréen démarrent – 10 tickets duo à gagner !

Le Festival du Film Historique et le Festival du Film Coréen démarrent – 10 tickets duo à gagner ! 2560 1750 Jean-Philippe Thiriart

C’est aujourd’hui, jeudi 15 octobre, que commence le 8e Festival du Film Historique de Waterloo (WaHFF). Tandis que la 8e édition du Festival du Film Coréen de Bruxelles débute demain, vendredi 16 octobre.

GAGNEZ VOS PLACES POUR CES DEUX ÉVÉNEMENTS !

Le WaHFF et le Festival du Film Coréen vous offrent 10 tickets duo pour emmener la personne de votre choix découvrir un de leurs films sur grand écran ! Soit 5 séances pour 2 personnes, au choix (hors galas), parmi la programmation du Festival de Waterloo ce week-end et 5 séances pour 2 personnes pour Innocent Witness le jeudi 22 octobre au Cinéma Galeries.

Pour participer, rien de plus simple : il suffit de liker notre page Facebook et de nous dire pour quel Festival vous souhaitez vos places en commentaire de notre concours Facebook, en taggant la personne que vous souhaitez inviter à passer un agréable moment ciné à vos côtés !

Clôture du concours ce vendredi 16 octobre à 20h et annonce des résultats à 20h30.

LE 8E WaHFF, DÈS AUJOURD’HUI À WATERLOO !

Découvrir des films inédits et passionnants, en connaître davantage sur l’Histoire et vivre des moments magiques, voilà trois des grands objectifs du WaHFF. Le mot d’ordre du Festival en cette année particulière : l’Histoire, comme le cinéma, ne s’arrêtent jamais. Si le film historique a pour vocation de partager et de bouleverser, il a aussi celle de conscientiser et d’offrir du recul sur un passé qui construit notre identité et notre culture.
Le Gala d’Ouverture du Festival aura lieu ce soir au Cinés Wellington avec la projection de While at War (Lettre à Franco), film en compétition officielle réalisé par le talentueux réalisateur espagnol Alejandro Amenábar, celui de Clôture, dimanche, avec celle de Des Hommes, film signé par un des cinéastes belges les plus complets : Lucas Belvaux.

Au programme du WaHFF cette année, entre autres : des dizaines de films inédits – fictions et documentaires confondus -, une avant-première pour petits et grands avec l’adaptation au cinéma de la BD Petit Vampire de Joann Sfar, des plaisirs cinéphiliques avec la projection des deux chefs-d’œuvre de Coppola que sont Le Parrain et Le Parrain II (avant la sortie prochaine d’une nouvelle version du Parrain III) et un invité d’honneur de premier plan : Patrice Leconte. Le réalisateur français viendra donner samedi une masterclass après la projection de son film Une Promesse : « Des Bronzés aux films historiques ».

Une nouvelle fois, les Clions (statuettes représentant le corps de la muse Clio surmonté de la tête du lion de Waterloo) et les autres Prix du Festival viendront récompenser ce qui se fait de mieux parmi les huit films en compétition officielle et les huit films en compétition documentaire.

LE 8E FESTIVAL DU FILM CORÉEN, DÈS CE VENDREDI À BRUXELLES !

Le très dynamique Centre Culturel Coréen de Bruxelles lance demain, vendredi 16 octobre, sa huitième édition du Festival du Film Coréen. Il s’ouvrira en beauté à Bozar avec la projection en avant-première belge de Peninsula de Yeon Sang-ho, qui a obtenu le label « Cannes 2020 ». Et se clôturera le vendredi 23 octobre au Cinéma Galeries avec la diffusion, en avant-première internationale, de Steel Rain2: Summit, autre drame, signé Yang Woo-suk.
La découverte d’un film dans une salle de cinéma nous fait oublier le monde extérieur et entrer dans « le temps du rêve », nous offrant un espace d’imagination. Avec pour thème « New Horizons », cette édition du Festival permettra aux spectateurs de découvrir, au travers des films coréens, un imaginaire inconnu, ainsi qu’un monde unique et fascinant. Donner une perception nouvelle, différente, du monde dans lequel nous vivons, tel est l’objectif majeur des organisateurs du Festival.

Outre des films inédits, deux focus seront au programme cette année : « L’essor du cinéma féminin », quatre longs métrages prouvant que les Coréennes réalisent, elles-aussi, de grands films. Et « Après la révolte », cinq films qui abordent les 20 ans de troubles vécus par la Corée, soit autant de clés pour mieux comprendre la Corée contemporaine.
Un programme « Cinéma coréen d’aujourd’hui », présentant une série de films marquants sortis au cours de l’année écoulée sera aussi proposé aux festivaliers.
Un zoom sera fait sur les « K-zombies », ces morts-vivants de plus en plus populaires au sein des films coréens, tant en Corée que dans le reste du monde. Signalons que la Corée est un des seuls pays au monde où les films hollywoodiens ne dominent pas le box-office, bien qu’ils le fassent dans d’autres pays.

Enfin, si le Festival du Festival du Film Coréen se tiendra du vendredi 16 octobre au vendredi 23 octobre à Bruxelles, il se prolongera à Luxembourg le vendredi 30 octobre. Peninsula et Steel Rain2: Summit y seront en effet proposés dès 18h30.

10 places sont donc à remporter pour Innocent Witness. Ce film sera projeté, pour la première fois au Benelux, le jeudi 22 octobre à 21h au Cinéma Galeries.

Plus d’infos : les sites du 8e WaHFF et du 8e Festival du Film Coréen de Bruxelles

Merci aux deux Festivals partenaires, bonne chance pour notre concours et excellents Festivals !

Jean-Philippe Thiriart

Le 35e FIFF démarre ce soir à Namur !

Le 35e FIFF démarre ce soir à Namur ! 480 480 Jean-Philippe Thiriart

À partir d’aujourd’hui, vendredi 2 octobre, et jusqu’à vendredi prochain, le 9, le Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) est de retour pour continuer de nous bousculer dans ce monde que certains croient sans lendemain et que d’autres imaginent à partir de presque rien.
Le monde change aujourd’hui plus vite que jamais. Dans cette nécessité d’évolution, le FIFF s’écrit encore en lettres capitales dans la capitale wallonne ! Alors qu’au Rwanda, les collines parlent et n’ont pas encore fini de parler, que certains avouent encore en plein regain égalitaire entre les hommes et les femmes : J’ai tué ma mère, que la première Tempête automnale a déjà touché la Belgique cette année et que les écologistes se mobilisent aux quatre coins de l’Europe et du monde, que certains s’interrogent : Et maintenant on va où ?, que le temps de Chien est de retour après un été très chaud et ensoleillé, il apparait de plus en plus nécessaire de connaître, de comprendre et d’analyser posément nos erreurs passées pour influer positivement sur notre avenir. Qui succédera à Arnaud Desplechin et à son film Roubaix, une lumière, Bayard d’Or 2019 ? Il est évidemment trop tôt pour le dire mais il est temps de vous présenter cette nouvelle édition du FIFF, la 35e du nom.

Cette année, les spectateurs auront droit à plusieurs innovations forcées par la crise sanitaire du Covid-19. A l’heure où il est bon de se retrouver mais aussi de se protéger, les organisateurs et les autorités compétentes ont décidé qu’il n’y aurait pas de chapiteau. Qu’importe, les endroits où il sera possible de boire un verre restent nombreux et les tenanciers des différents acteurs du secteur de l’Horeca namurois seront heureux de vous accueillir après des mois assez compliqués.
Le film d’ouverture, Une vie démente, est le premier long-métrage de fiction du tandem Ann Sirot-Raphaël Balboni, déjà auteur de plusieurs courts-métrages dont Avec Thelma, Magritte du Meilleur court métrage de fiction en 2018. Le projet a obtenu l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour les films à conditions de production légères. Le tournage a eu lieu en juillet 2019 à Bruxelles, dans le quartier des Marolles, et dans le Brabant Wallon.
Le film de clôture sera Un triomphe du Français Emmanuel Courcol, déjà présent l’année passée en compétition avec Au nom de la Terre, dont il cosignait le scénario.

Lors de cette 35e édition, le FIFF octroiera une carte blanche au Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), dont l’édition 2020 n’a pu se tenir en avril. Le film de zombies Yummy de Lars Damoiseaux, précédé du court métrage horrifique Julia de Vincent Smitz seront ainsi présentés à Namur.
Le FIFF Campus sera toujours bien un élément clé du festival. Tant les élèves du primaire que ceux du secondaire ont en effet reçu le feu vert pour pouvoir assister aux séances conçues pour eux.
En lieu et place de l’habituel chapiteau érigé Place d’Armes, un jardin solidaire sera alimenté au fil des jours par les festivaliers désireux de faire une fleur à la nature. À la fin du Festival, ceux qui auront planté une fleur pourront en récupérer une et l’offrir à la personne de leur choix.
En compétition, vingt et un courts métrages, des pépites, ainsi bien sûr qu’une compétition officielle très hétéroclite mais a priori fort intéressante.
Niveau invités, le FIFF aura le plaisir d’accueillir Albert Dupontel avec son nouveau film, Adieu les cons, qui a déjà marqué l’équipe d’En Cinémascope. Vous aurez l’opportunité de visualiser ce film parmi ceux en compétition officielle. Laurent Lafitte et Hélène Vincent seront également présents.

Enfin, nous vous invitons à nous rejoindre sur les réseaux sociaux pour suivre le Festival au plus près, sur Instagram, Facebook, YouTube et Twitter !

Plus d’infos : fiff.be

Excellent Festival !

Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart

Retour sur le FIFF 2019 avec les lauréats du Bayard de la Meilleure interprétation : Thomas Gioria et Fantine Harduin

Deux festivals sinon rien : Le Festival du Court et le Festival International du film de Bruxelles dans les starting-blocks !

Deux festivals sinon rien : Le Festival du Court et le Festival International du film de Bruxelles dans les starting-blocks ! 1200 658 Jean-Philippe Thiriart

Les organisateurs du Festival International du Court Métrage de Bruxelles (BSFF) et du Festival International du Film de Bruxelles (BRIFF) ont choisi de reporter la tenue de ces deux festivals de cinéma qui devaient se tenir initialement en avril et juin derniers plutôt que de l’annuler. Céline Masset et Pascal Hologne ont ainsi pris le pari d’organiser en parallèle ces deux événements dont ils sont aussi les fondateurs, le BSFF démarrant ce soir, le BRIFF demain. Soit onze jours de fête au cinéma… fois deux ! Cela dans le respect, bien sûr, des mesures sanitaires imposées par les autorités à la suite de la pandémie de Covid-19. Le secteur artistique est, on le sait, âprement impacté par cette crise. Qui touche au plus près les artistes et techniciens du cinéma belge. D’où l’importance d’adapter les événements dédiés à leur mise en avant afin qu’ils puissent bel et bien avoir lieu.

Le BSFF démarre ce soir avec la projection d’une sélection des meilleurs courts métrages européens récompensés l’an dernier par un prix national du public. Tandis que le BRIFF sera lancé demain, jeudi 3 septembre, avec la projection en avant-première nationale du nouveau film du réalisateur belge Lucas Belvaux. Sélectionné par le Festival de Cannes cette année, Des Hommes sera proposé en présence du réalisateur et de ses acteurs Yoann Zimmer et Jean-Pierre Darroussin et, annonce de dernière minute, de l’actrice Catherine Frot ! Clôture du BSFF le 12 septembre avec une projection des films primés et le 13 pour le BRIFF avec la présentation d’un autre film sélectionné par le Festival de Cannes en 2020 : Antoinette dans les Cévennes de la Française Caroline Vignal.

Deux festivals donc mais un seul centre névralgique : le chapiteau érigé Place de la Monnaie et sa sympathique brasserie.

Le Brussels Short Film Festival

Lors de cette 23e édition, le BSFF proposera une fois de plus aux festivaliers le meilleur du court métrage. S’il n’y aura pas de Compétition Internationale cette année, la Compétition Nationale fera la part belle à la crème du court métrage de notre pays. 34 films dont 18 avant-premières avec pour le lauréat du Grand Prix rien moins qu’une pré-sélection pour la prochaine Cérémonie des Oscar ! La compétition Next Generation verra quant à elle concourir 20 films étudiants.

Le gagnant du tout premier European Short Film Audience Award (ESFAA) sera annoncé lors de la cérémonie d’ouverture du BSFF, ce soir dès 19h30 au cinéma Vendôme. Cette tournée des coups de cœur des publics européens est rendue possible par une collaboration du Festival du Court de Bruxelles avec neuf des plus importants festivals européens.
Rayon OFFs cette année, deux programmes inédits de courts métrages venus de Croatie, paysage incontournable du cinéma d’animation. Une carte blanche au Festival Courts Mais Trash et une autre à celui de Biarritz (dédié aux films latinos), ainsi qu’une séance Très Court viendront compléter les OFFs.
Le jeune public ne sera pas en reste avec deux séances Youth & Family conçues spécialement pour lui : une séance francophone dès 5 ans et une seconde, bilingue, à partir de 7 ans.
Des workshops seront également organisés à l’attention des professionnels du cinéma.

Ixelles (Flagey et le cinéma Vendôme) et Bruxelles-ville (le Cinéma Galeries et le Mont des Arts avec, à la tombée du jour ce week-end, la projection gratuite de trois programmes « Best of ») accueilleront le BSFF. Notez qu’en décembre, des décentralisations aux quatre coins de la Belgique seront proposées aux aficionados du format court avec des projections Best of.

Le BRIFF

Jeune festival bruxellois, voici deux ans que le BRIFF a été lancé. Il s’ouvrira donc ce jeudi soir à l’UGC De Brouckère dès 19h puis au cinéma Palace dès 20h30 (séance suivie d’un échange avec l’équipe du film).
Trois compétitions se tiendront cette année : Internationale, Nationale et Directors’ week.

Issus des quatre coins de la planète, les neuf longs métrages sélectionnés cette année en Compétition Internationale offrent une invitation au voyage. Hong-Kong, le Mexique, la France, la Pologne, le Royaume-Uni, la Norvège, l’Australie ou encore l’Italie seront ainsi représentés.
Premiers ou deuxièmes films documentaires ou de fiction, les longs métrages français, grec, espagnol, lituanien et roumain programmés dans le cadre de la Directors’ week ont été découverts à Venise, Berlin, Busan ou encore Cannes. À vous, à présent, de les découvrir dans la capitale belge ! Cette sélection s’accompagne cette année d’un documentaire évènement à résonance politique forte : Un pays qui se tient sage du Français David Dufresne.
La compétition nationale propose cette année en avant-première six longs métrages réalisés par des cinéastes tant du nord que du sud du pays, allant du thriller au documentaire politique ou social, en passant par la comédie barrée et le drame passionnel.

Parmi les différents invités du BRIFF, notons la présence du metteur en scène franco-grec Costa-Gavras. Son œuvre sera mise à l’honneur via une rétrospective en six films qui ne manquera pas d’illustrer l’éclectisme de son parcours. Prix du jury au Festival de Cannes en 1969 et Oscar du meilleur film étranger l’année suivante avec Z, Costa-Gavras est un cinéaste politiquement engagé. Palmé d’or avec Missing en 1982, il a dirigé les plus grands : Simone Signoret, Jean-Louis Trintignant, Sissy Spacek, Romy Schneider et on en passe. Bientôt 60 ans de carrière au compteur avec des films souvent dérangeants, tels La main droite du diable (Betrayed), projeté ce samedi 5 septembre à 14h au cinéma Galeries. À l’issue de cette projection, Costa-Gavras donnera une master class qui s’annonce passionnante.

Niveau OFFs, cette troisième cuvée du BRIFF proposera deux séances famille et deux séances en plein air au Mont des Arts (les mémorables Qui veut la peau de Roger Rabbit ? et Indiana Jones : Les Aventuriers de l’arche perdue). Mais aussi la « Belge Collection », quatre courts métrages soutenus par une marraine d’exception : Émilie Dequenne. Et réalisés par Guillaume Senez (Mieux que les rois et la gloire), Laura Petrone et Guillaume Kerbusch (Rien lâcher), Ann Sirot et Raphaël Balboni (Des Choses en commun) et Xavier Seron (Sprötch). Ainsi que « Cinéma croate » et « Cinéma tchèque », programmes de trois et quatre films respectivement, qui donneront un aperçu du cinéma contemporain de ces deux voisins européens.
Enfin, une séance de pitching et des workshops à l’attention des professionnels du septième art auront également lieu.

Plus d’infos : bsff.be et briff.be

Excellents festivals !

Jean-Philippe Thiriart