petit samedi

Retour sur le FIFF 2020 avec En Cinémascope sur RCF Radio

Retour sur le FIFF 2020 avec En Cinémascope sur RCF Radio 1000 667 Jean-Philippe Thiriart

C’est à l’invitation de Charles Declercq que Guillaume Triplet, Raphaël Pieters et moi-même – tous trois chroniqueurs pour En Cinémascope – sommes revenus sur l’édition 2020 du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF). Cela dans l’émission cinéma que Charles présente sur RCF Radio : Les 4 sans coups. L’émission a été diffusée sept fois sur les antennes de RCF Bruxelles et Liège.

Soit une heure pour évoquer ensemble le 35e Festival de Namur et mettre le focus sur une série de films.
Plus longuement sur trois films, d’abord, que tant Guillaume, Raphaël et moi-même avons eu le plaisir de découvrir dans le cadre du FIFF :
– le film d’ouverture Une vie démente des Belges Ann Sirot et Raphaël Balboni, bientôt sur nos écrans,
– le film de clôture Un Triomphe du Français Emmanuel Courdol, lauréat du Prix Be tv, et
Yummy du Belge Lars Damoiseaux, que le FIFF a projeté dans le cadre de la carte blanche accordée à un festival ami : le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF).

Et plus brièvement sur d’autres métrages, ensuite : le documentaire Petit samedi, Bayard d’Or du Meilleur film notamment, réalisé par la Belge Paloma Sermon-Daï, La Déesse des mouches à feu de la Québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette, et les quatre courts métrages de La Belge Collection : Mieux que les rois et la gloire de Guillaume Senez, Rien Lâcher de Laura Petrone et Guillaume Kerbusch, Des Choses en commun de Ann Sirot et Raphaël Balboni et Sprötch de Xavier Seron.

Bonne écoute !

Jean-Philippe Thiriart

Clap de fin pour le 35e FIFF !

Clap de fin pour le 35e FIFF ! 1000 667 Jean-Philippe Thiriart

Ce vendredi 9 octobre, peu avant 17 heures, les rues de Namur étaient bien remplies. Comme lors d’une fin de semaine habituelle somme toute. Les enfants riaient à la sortie des écoles tandis que certains adolescents semblaient avoir oublié de porter leur masque, laissant apercevoir leur joie de profiter de cette fin de journée annonciatrice du week-end. Et depuis quelques heures, la pluie de la nuit avait laissé place aux éclaircies. Le samedi s’annonçait ensoleillé. Fallait-il y voir un indice quant au palmarès de cette 35e édition du Festival de Namur ? Nous allions bientôt avoir réponse à cette question.

Les cinéphiles commençaient à pousser les portes du cinéma Caméo. À l’intérieur, la file pour assister au palmarès était assez courte. La salle 4 n’étant pas extensible à souhait, seul un nombre limité de festivaliers allait assister à la remise des Prix. Mais d’autres amoureux du cinéma entraient par dizaines pour assister au film projeté salle 1. Nous n’y avons pas réellement prêté attention. Sans doute aurions-nous dû…
Les portes de la salle s’ouvrirent. L’annonce du palmarès pouvait débuter.

Le Prix BeTV soutenant la diffusion et la promotion du cinéma francophone fut décerné à Un Triomphe d’Emmanuel Courcol, qui remercia BeTV, Namur et la Belgique avec une grande humilité, sans oublier de déclarer « merde au Covid ! ».
Le Prix du Public Documentaire est allé à China Dream de Hugo Brilmaker et Thomas Licata. Non sans humour, les deux réalisateurs ont profité du temps de parole qui leur était octroyé pour se remercier l’un l’autre.
Le Prix du Public Long métrage fiction récompensa Adieu les cons d’Albert Dupontel.
Une Mention spéciale fut décernée à La Nuit des rois de Philippe Lacôte, une autre à Si le vent tombe de Nora Martirosyan.
Le Prix Agnès, récompensant un film mettant en avant l’égalité homme-femme fut attribué à Petit Samedi de Paloma Sermon-Daï. La jeune réalisatrice remercia sa maman et son frère, sans qui ce film n’aurait pas été possible.

Attablés dans un coin de la salle, les Bayard attendaient patiemment leur tour. Celui-ci venu, le Bayard de la Meilleure interprétation récompensa le jeu de Virginie Efira pour son rôle dans Adieu les cons. Depuis la Bretagne où elle tourne actuellement, elle remercia, outre son réalisateur Albert Dupontel, les metteurs en scène qui l’ont menée jusqu’à cette rencontre.
Le Bayard de la Meilleure photographie fut attribué à Yann Maritaud pour Slalom de Charlène Favier. C’est à lui aussi que l’on doit la photo de Un Triomphe.
Le Bayard du Meilleur scénario fut ensuite remis à Antoaneta Opris et Alexander Nanau pour Collective tandis que le Bayard spécial du Jury était décerné au film d’animation Josep d’Aurel. Dans un message enregistré depuis sa chambre d’hôtel à la tapisserie fleurie, comme il l’a si bien fait remarquer, le réalisateur, connu entre autres pour ses dessins de presse dans Le Canard Enchainé déclara notamment que c’était : « très encourageant à quelques jours de la sortie belge du film ». (NDLR : le film sort ce 18 novembre dans nos salles).

Le Bayard d’Or pouvait enfin être décerné. Le réalisateur français Samuel Benchetrit, président du Jury Officiel Longs Métrages de ce 35e FIFF remit le Bayard le plus convoité à Paloma Sermon-Daï pour son film Petit Samedi. La réalisatrice profita de sa seconde prise de parole de ce début de soirée pour étoffer ses remerciements à l’adresse de ses proches.

Le vendredi touchait à sa fin. Si le samedi était petit, l’avenir s’écrira sans doute en lettres capitales pour cette jeune cinéaste belge.
Le film projeté dans la salle 1 lors de notre arrivée au Caméo ? Un certain Petit Samedi !

Le palmarès de la Compétition Courts Métrages est à découvrir ici.

Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo : Nicolas Simoens