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Park Chan-wook, président du Jury du 79e Festival de Cannes : présentation du cinéaste sud-coréen et de son chef-d’œuvre, OLD BOY

Park Chan-wook, président du Jury du 79e Festival de Cannes : présentation du cinéaste sud-coréen et de son chef-d’œuvre, OLD BOY 1280 760 Jean-Philippe Thiriart

Tandis que la 79e édition du Festival de Cannes bat son plein, nous avons choisi de mettre en avant combien le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook se devait d’en être le président du Jury Longs Métrages. En se penchant sur son cinéma et sur la place majeure que le réalisateur coréen occupe au sein de la Hallyu (la vague culturelle coréenne), ainsi que sur son film culte, Old Boy. Avec, entre autres, deux de nos vidéos : la Minute Cinéma qui leur est consacrée et l’interview du cinéaste lors du 35e Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF).


Park Chan-wook au BIFFF, où il a été fait Chevalier de l’Ordre du Corbeau
Crédit photo : 35e BIFFF – Francesco Serafini

Pourquoi Park Chan-wook est président du Jury à Cannes cette année

Vingt-deux ans après son Grand Prix à Cannes pour Old Boy, Park Chan-wook devient ainsi, cette année, le premier réalisateur sud-coréen à présider le Jury des Longs Métrages du Festival. Une consécration pour celui qui continue d’influencer le cinéma et la pop culture mondiale !

En 2004, surgissait un véritable ovni : Old Boy (올드보이). Un film choc à tous les niveaux : déflagration visuelle, humour noir, violence dérangeante et bande-son naviguant entre tango, valse et techno. Quentin Tarantino, alors président du Jury du Festival de Cannes, y défendit le film avec ferveur. C’est ainsi qu’à seulement deux voix près, Old Boy aurait décroché la Palme d’Or finalement attribuée à Michael Moore pour Fahrenheit 9/11.

Vingt-deux ans plus tard, Park Chan-wook retrouve la Croisette pour la cinquième fois, à présent en tant que président du Jury. Un moment historique pour ce cinéaste autodidacte, sans parcours académique en cinéma, devenu au fil des années l’un des habitués du Festival et de son palmarès : Grand Prix pour Old Boy en 2004, Prix du Jury pour Thirst, ceci est mon sang en 2009 et Prix de la mise en scène pour Decision to Leave en 2022.

Pourquoi ce cinéma fascine-t-il autant ?

Après Old Boy, le cinéma coréen cesse d’être considéré comme marginal. Les productions sud-coréennes s’imposent désormais autant que les grandes productions occidentales. Park Chan-wook devient alors un des symboles majeurs de la Hallyu (la vague culturelle coréenne), aux côtés de Bong Joon-ho, le réalisateur de la Palme d’or 2019 : Parasite.

Leur point commun ? Des univers immédiatement reconnaissables : violence stylisée, intensité émotionnelle, critique sociale et récits imprévisibles. Mais, surtout, des films qui marquent durablement les spectateurs.

À l’inverse de nombreuses productions hollywoodiennes pensées pour une standardisation mondiale des récits, le cinéma coréen a longtemps assumé sa singularité culturelle. Et c’est précisément cette identité forte qui lui a permis de devenir universel.

Une particularité qui influence le cinéma coréen

La Corée du Sud possède une particularité peu connue : les armes à feu y sont strictement interdites. Cette spécificité a fortement influencé le cinéma et les séries coréennes, poussant les scénaristes et réalisateurs à imaginer des scènes d’action plus physiques, inventives et chorégraphiées.

Les affrontements privilégient ainsi les poings, les couteaux ou les objets du quotidien plutôt que les fusillades classiques. Sans cette contrainte culturelle, la mythique scène du couloir de Old Boy n’aurait peut-être jamais vu le jour sous cette forme.

À l’origine : un manga japonais

Pour la petite histoire, Old Boy est adapté d’un manga écrit par Garon Tsuchiya (alias Karibu Marei) et illustré par Nobuaki Minegishi, publié en 1997.


Park Chan-wook transformera profondément le personnage principal. Il renomme d’abord le héros Oh Dae-su, un nom pouvant être traduit par « avancer un jour à la fois », et en fait un homme pathétique, incapable de gérer correctement son enfermement. Une approche très différente du manga original, où le personnage apparaît beaucoup plus froid et impassible.

Autre changement majeur : dans le manga, le protagoniste n’est ni marié, ni père de famille. Deux détails loin d’être anodins puisqu’ils transforment profondément le récit… et surtout son final !

Quand BTS rend hommage à Old Boy

Depuis plus de vingt ans, la Corée du Sud développe une stratégie culturelle redoutablement efficace. Cinéma, séries, musique, mode ou jeux vidéo : la « K-culture » est devenue l’une des industries culturelles les plus influentes au monde.

Après Old Boy, le triomphe mondial de Parasite, Palme d’or en 2019, donc, puis Oscar du meilleur film l’année suivante, marque un nouveau tournant historique. Dans le même temps, Squid Game conquiert les plateformes mondiales, tandis que la K-pop devient un phénomène planétaire, porté notamment par le groupe BTS.

Difficile, dès lors, de ne pas voir un symbole dans le clip hommage de BTS reprenant le mythique plan-séquence du couloir de Old Boy. Notez que le groupe y remplace le célèbre marteau du film par plusieurs objets emblématiques de la culture coréenne.

Le clip de BTS, hommage à Old Boy

Cette référence illustre parfaitement la manière dont la pop coréenne s’appuie sur le prestige du cinéma sud-coréen pour nourrir son propre imaginaire. Chaque succès renforce alors les autres, faisant de la Hallyu un véritable écosystème culturel.

La Corée du Sud a transformé sa culture populaire en puissance mondiale. Et cette année, en le choisissant pour présider son Jury des Longs Métrages, le Festival de Cannes rend hommage à l’un de ses plus grands génies artistiques : Park Chan-wook !

Samantha Pirard

Un autre regard sur Old Boy

Avec notamment, au casting, le trio d’acteurs et d’actrice composé de Choi Min-sik, Yoo Ji-tae et Gang Hye-jung, Old Boy fait partie de la trilogie que Park Chan-wook a choisi de consacrer à son thème le plus cher : la vengeance. Initiée en 2003 avec Sympathy for Mr. Vengeance, cette saga comprend, outre Old Boy, le film Lady Vengeance, commis en 2005.

Précisons d’emblée que si chacun des films de cette trilogie est rudement efficace, Old Boy en est sans conteste la pièce maitresse.


Choi Min-sik, percutant pour le moins, est le Oh Dae-su de Park Chan-wook

Si Old Boy s’inscrit quelque peu dans la même lignée que Kill Bill : Volume 1, le film du réalisateur sud-coréen n’a rien à envier au travail de Tarantino. Il méritait d’ailleurs à Cannes, cette année-là, tellement plus la Palme d’Or que le très bon Fahrenheit 9/11 de Michael Moore. On ne réécrit pas l’histoire.

Old Boy fait partie de ces œuvres qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Jouissif au possible, d’une grande violence – nécessaire à son scénario en béton –, clos par un final dantesque et porté par un acteur principal au sommet de son art en la personne de Choi Min-sik, qui avait déjà brillé dans le film Ivre de femmes et de peinture, le film mérite absolument les quatre étoiles que nous lui accordons !

Bienvenue en enfer !

Jean-Philippe Thiriart

Notre Minute Cinéma

N’hésitez pas à découvrir la Minute Cinéma de En Cinémascope dans laquelle nous vous proposons une présentation critique de Old Boy et de son réalisateur, ainsi que de l’expo qui célébrait, voici un peu plus de deux ans, au Cinéma Galeries, les 20 ans du film.

J.-Ph. T.

Notre interview de Park Chan-wook

Enfin, nous nous invitons à visionner notre interview de Park Chan-wook au 35e BIFFF. Non sans remercier Haetal Chung, du Centre Culturel Coréen de Bruxelles, interprète ce jour-là de Park Chan-wook !

J.-Ph. T.

Photo de couverture : Lee Seung-hee

ÀMA GLORIA : interview de la réalisatrice Marie Amachoukeli

ÀMA GLORIA : interview de la réalisatrice Marie Amachoukeli 2560 1350 Jean-Philippe Thiriart

Vrai film de cinéma bénéficiant d’une magnifique photo et d’un travail sur la lumière pour le moins abouti, àma GLORIA nous fait passer du rire aux larmes avec beaucoup de pudeur.
Marie Amachoukeli signe un film à hauteur d’enfant, avec des comédiens et des comédiens au jeu empreint de justesse, la jeune Louise Mauroy-Panzani en tête, qui livre une véritable performance d’actrice.

Crédits vidéo : Lionel Callewaert (captation) et Jean-Philippe Thiriart (journaliste et montage)

Nous avons rencontré la réalisatrice de ce film toujours présent dans nos salles lors de la dernière édition du Brussels International Film Festival (BRIFF). Un film qui a ouvert, cette année, la 62e Semaine de la Critique du Festival de Cannes.

Elle nous a parlé de son travail avec Inès Tabarin, sa directrice de la photographie. Ensuite, Marie Amachoukeli nous a expliqué comme elle était parvenue à tourner ce film à hauteur d’enfant, mettant notamment en avant sa collaboration avec Laure Roussel, la coach enfant du film. Nous lui avons, par après, demandé de définir sa direction d’acteurs et d’actrices. Elle a, alors, accepté de donner un grand conseil à l’attention de celles et ceux qui ont, elles et eux aussi, le souhait de raconter des histoires via le medium qu’elle a choisi : le cinéma. Enfin, nous sommes revenus ensemble sur la présence cette année à Cannes de àma GLORIA.

Louise Mauroy-Panzani livre une véritable performance d’actrice

Et pour connaître les horaires des séances en salles, c’est par ici !

Jean-Philippe Thiriart

Crédits vidéos :
Captation : Lionel Callewaert
Journaliste et montage : Jean-Philippe Thiriart

La Palme d’or ANATOMIE D’UNE CHUTE : la dissection des auteurs débute !

La Palme d’or ANATOMIE D’UNE CHUTE : la dissection des auteurs débute ! 2560 1697 Jean-Philippe Thiriart

Réalisé par Justine Triet
Scénario : Justine Triet et Arthur Harari
Avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner, Antoine Reinartz

Drame policier
2h30

★★★★

Anatomie d’une chute narre le procès d’une écrivaine, Sandra (Sandra Hüller), accusée du meurtre de son mari, Samuel (Samuel Theis). Le couple et leur fils de 11 ans, Daniel (Milo Machado Graner), vivent depuis un an à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur chalet. S’agit-il d’un accident, d’un suicide ou d’un homicide ? Personne ne le sait. Très rapidement, Sandra est accusée d’avoir tué Samuel. Lors de son procès, ce sont tant sa vie privée que sa vie professionnelle qui seront disséquées.

La réalisatrice du film, Justine Triet, a eu la chance de pouvoir s’appuyer sur une immense actrice : l’Allemande Sandra Hüller. Le rôle de Sandra a d’ailleurs été écrit pour elle. Elle a ainsi déclaré à la Radio Télévision Suisse : « J’ai eu le script entre les mains et je l’ai lu d’une traite. J’en suis tombée amoureuse. (…) Et puis il y a ce personnage que je trouve très mature, d’une certaine manière, parce qu’elle a la capacité de relier tous les opposés, ses ambivalences intérieures et les ambiguïtés de la vie. (…) Je l’aime beaucoup et je l’admire, aussi. »

Les autres interprètes se sont magnifiquement impliqués dans le film et ont réussi à véritablement s’imprégner de leurs rôles respectifs, à commencer par les acteurs Antoine Reinartz (120 battements par minute et Roubaix, une lumière) et Swann Arlaud (Petit Paysan, Grâce à Dieu), et le jeune comédien Milo Machado Graner.

Dans cette plongée dans la vie privée d’un couple d’écrivains quadragénaires, Justine Triet ne prend pas les spectateurs et les spectatrices par la main. Elle en fait des jurés. Ils et elles seront mis à rude épreuve et devront immanquablement choisir un camp.

Les décors sont d’abord ceux des Alpes françaises et d’un chalet de montagne avant de basculer vers l’autre versant : celui d’une cour d’assises. Grâce à ses dimensions à la fois humaines et réalistes, la salle où se tient le procès donne aux spectateurs et aux spectatrices un sentiment de proximité vis-à-vis des plaidoiries qui y sont présentées.

Si avec Anatomie d’une chute, Justine Trier ne réalise pas à proprement parler un thriller, elle nous tient néanmoins en haleine tout au long de son film, notamment grâce à des dialogues soutenus et coriaces. Nous sommes en effet plongés au milieu de discussions passionnées et passionnantes, qui mettent en lumière certaines difficultés des relations amoureuses et, plus généralement, humaines, lorsqu’un membre d’un couple ne parvient pas à se sentir réellement à sa place et à briller suffisamment dans les yeux de l’autre.

Le film nous a fait penser au jeu de société belge « Intime Conviction ». Tout comme lui, il s’articule autour du sentiment que nous sommes, nous, spectateurs et spectatrices, comme écrit ci-dessus, les jurés d’un procès. Sans nous forcer à penser qu’il y a toujours une vérité judiciaire en parfaite adéquation avec la réalité des faits.
La liberté de penser participe à la force et la subtilité de ce film pas toujours drôle, certes, mais drôlement intelligent !

Raphaël Pieters, avec la participation de Jean-Philippe Thiriart

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

Prix French Touch du Jury de la Semaine de la Critique à Cannes pour IL PLEUT DANS LA MAISON : retour en interviews sur le premier film de Paloma Sermon-Daï, PETIT SAMEDI

Prix French Touch du Jury de la Semaine de la Critique à Cannes pour IL PLEUT DANS LA MAISON : retour en interviews sur le premier film de Paloma Sermon-Daï, PETIT SAMEDI 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

La 76e édition du Festival de Cannes s’est clôturée avant-hier. Section indépendante importante de la grand-messe du cinéma consacrée à la découverte de jeunes talents de la création cinématographique, la Semaine de la Critique a notamment sacré cette année Il pleut dans la maison, premier long métrage de fiction de la Belge Paloma Sermon-Daï. Le jury de la Semaine lui a en effet décerné son Prix French Touch.

Nous n’avons pas encore pu découvrir Il pleut dans la maison mais c’est l’occasion pour nous de revenir sur le premier long métrage de la réalisatrice namuroise. Il s’agit cette fois d’un documentaire : Petit Samedi.
Nous avions interviewé Paloma à l’issue du 35e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), où elle avait reçu le Bayard d’Or, récompense suprême du Festival de la capitale wallonne, mais aussi le Prix Agnès de l’imaginaire égalitaire, venu récompenser le regard original et novateur dont son œuvre témoigne. Le FIFF, où aura d’ailleurs sans doute lieu la première belge de Il pleut dans la maison.
Nous avions à nouveau tendu notre micro à la jeune réalisatrice l’année dernière, lors des 11e Magritte du Cinéma, où son Petit Samedi avait remporté le Magritte du Meilleur documentaire.

Paloma Sermon-Daï et Petit Samedi aux 11e Magritte du Cinéma…

Crédit vidéo : Gerardo Marra

… et au 35e FIFF !

Le FIFF consacre Petit Samedi !

À Namur, Petit Samedi avait donc d’abord remporté le Prix Agnès de l’imaginaire égalitaire. Membre du Jury Longs métrages, l’actrice française Daphné Patakia déclarait que ce dernier avait « trouvé un des deux personnages principaux du film très inspirants ». Avant d’ajouter que « nous manquons de ce genre de personnages au cinéma ».

Très contente, Paloma Sermon-Daï déclara : « Je remercie mes producteurs, qui m’ont fait confiance pour ce premier long métrage. Je pense évidemment à ma famille et à mes proches. Je pense très fort à ma maman et à mon frère, sans qui ce film n’existerait pas. Je les remercie énormément d’avoir partagé leur histoire. Je voudrais aussi remercier, symboliquement, l’équipe technique. Je pense notamment à Frédéric Noirhomme, Thomas Grimm-Landsberg, Fabrice Osinski, Lenka Fillnerova et Aline Gavroy. Je remercie le FIFF et je vous remercie tous ; merci beaucoup ! »

Le moment venu de décerner le Bayard d’Or, ce fut au tour du réalisateur français Samuel Benchetrit, président du Jury Longs métrages, de prendre la parole. Son jury a vu dans Petit Samedi « un film d’une pudeur incroyable, bouleversant, qui est à la fois très drôle et merveilleusement filmé ». Il précisa ensuite ceci : « C’est un prix que l’on remet à l’unanimité du jury. Et je pense que c’est une réalisatrice dont on va entendre parler très longtemps. »

Ravie, la réalisatrice andennaise répondit ceci : « Je ne m’y attendais vraiment pas. Je ne pensais pas devoir me relever. Merci beaucoup ! Je remercie encore une fois mes producteurs – Alice (Lemaire) et Sébastien (Andres) –, les coproducteurs, le WIP, Take Five, Dérives et tous nos partenaires. Je remercie encore une fois l’équipe technique. Je remercie tous les membres de ma famille, et, évidemment, Adriana, qui m’accompagne au quotidien, qui me soutient. Je pense énormément à ma mère et à mon frère. Et je pense évidemment à toutes les familles et à toutes les personnes qui vivent la même chose et qui n’ont pas de voix. J’espère très sincèrement que ce film leur permettra de se sentir écoutés. Et que notre parcours associatif permettra à ma famille, mais aussi à d’autres, de trouver une parole. Je vous remercie tous ! Je suis très touchée ! »

La réalisatrice de Petit Samedi, Bayard d’Or du 35e FIFF, entourée du jury qui l’a récompensée
Crédit photo : Nicolas Simoens


Notre interview de Paloma Sermon-Daï au Festival de Namur


En Cinémascope : Paloma, félicitations pour ces deux prix ! Le Bayard d’Or mais, aussi, le Prix Agnès. Le Bayard d’Or, c’est évidemment la récompense suprême, mais ce Prix Agnès, c’est quoi pour vous ?

Paloma Sermon-Daï : Je suis très contente, qu’on ait mis à l’honneur le rôle de ma mère. Je suis très contente d’avoir montré un cinéma un peu différent et d’avoir donné une parole, je l’espère, nouvelle, à une mère en difficulté, à une mère et à une famille en difficulté. Et, enfin, je suis très contente d’avoir ce prix dans notre région car je suis andennaise.

Comment présenteriez-vous votre film ?

C’est un film qui suit le quotidien de mon frère, qui se bat contre ses addictions, avec le parti pris de traiter de l’addiction avec le regard de la famille. Avec, au cœur, la relation mère-fils. J’ai essayé de parler d’amour.

Le jury a été unanime. Un long silence s’est installé après leur découverte de votre film. Leur discussion n’a pas été très longue quand ils ont dû choisir quel film sortait vraiment du lot : ce fût le vôtre !

Ça me fait évidemment très plaisir. Je suis très touchée. C’est un film qui fait qu’on est d’accord ou pas avec ce qui s’y dit. Mais quand on est d’accord, on est vraiment d’accord. C’est le retour qu’on a jusqu’à présent. Les gens nous disent être vraiment très touchés. Et ça nous fait plaisir !

Jean-Philippe Thiriart

Crédit vidéo : Gerardo Marra
Crédit photo : Nicolas Simoens

Le Festival du Film Coréen fête ses 10 ans avec… 10 places à gagner !

Le Festival du Film Coréen fête ses 10 ans avec… 10 places à gagner ! 1754 1240 Jean-Philippe Thiriart

Dès ce jeudi 29 septembre et jusqu’au vendredi 7 octobre, le Festival du Film Coréen sera de retour à Bruxelles pour une dixième édition. En partenariat avec le Centre Culturel Coréen de Bruxelles, En Cinémascope vous fait gagner 10 places pour celui-ci : 4 pour le film d’Ouverture à BOZAR – Miracle : Letters to the President – et 6 pour le thriller teinté de mystère The Truth Beneath ! Vous trouverez tous les détails de ce concours Facebook exclusif ci-dessous.

Le thème de l’édition de cette année, « Remembering the future » (« Se souvenir du futur ») sera l’occasion pour les festivaliers de jeter un regard sur dix ans de cinéma coréen.

En tout, ce sont 18 films classiques et inédits qui seront projetés à BOZAR et au cinéma Galeries. Voilà pour la Belgique. Un mois plus tard, c’est dans la ville de Luxembourg que le Festival se dirigera, le jeudi 27 octobre au Ciné Utopia et le vendredi 28 octobre à la Cinémathèque de Luxembourg.

Cette édition anniversaire du Festival s’articulera autour de trois sections : « Korean Film Today », « Music on Screen » et « 10 Years Legacy », sélection de films axée autour du 10e anniversaire. Deux invitées de marque rehausseront le Festival de leur présence : les réalisatrices Hong Sung-eun (Aloners) et Byun Gyu-ri (Coming to You). Elles se prêteront ainsi au jeu des questions-réponses après la projection de leur film respectif.

Trois sections

Korean Film Today

Retour, ici, sur des films qui ont retenu l’attention du public coréen en 2021. Deux films primés au Festival de Cannes, de nouvelles sorties qui ont attiré les Coréens vers leurs salles de cinéma : la machine est relancée après deux années COVIDées. Seront projetés le thriller Anchor, le film indépendant Aloners et le documentaire Coming to You, trois films réalisés par des femmes, ce qui mérite d’être souligné. Sans oublier Decision to Leave, de Park Chan-wook, Prix du Meilleur réalisateur au dernier Festival de Cannes !

Music on Screen

Cette section donnera aux festivaliers l’occasion d’en savoir plus sur la musique et la société coréennes. Deux documentaires sont ainsi programmés – Song of the Poet et K-Classics Generation -, qui permettront d’approcher la société coréenne via sa scène musicale folklorique et classique. Enfin, sera également projeté dans le cadre de « Music on Screen » le film Kokdu: A Story of Guardian Angels, à mi-chemin entre la musique traditionnelle coréenne et le cinéma.

Focus spécial : 10 Years Legacy

Cette fois, ce sont des films inédits qui seront mis en lumière, parmi lesquels A Hard Day, de Kim Seong-hun, un des réalisateurs de la série Netflix à succès Kingdom, mais aussi de quantité de films d’action et de thrillers de qualité. Rayon drames, il convient de pointer ici Another Child, premier passage derrière la caméra du célèbre acteur Kim Yoon-seok.

Notre concours Facebook exclusif

En Cinémascope, en partenariat avec le Centre Culturel Coréen de Bruxelles, que nous remercions chaleureusement, propose à trois gagnants de remporter, pour les deux premiers, quatre places de cinéma et, pour le troisième, deux places. Les deux premiers seront ainsi invités à assister, avec la personne de leur choix, à l’Ouverture du Festival à BOZAR avec la projection de Miracle: Letters to the President, ainsi qu’à la projection du film The Truth Beneath au cinéma Galeries. Quant au troisième gagnant ou à la troisième gagnante, ce sont deux places pour The Truth Beneath qu’il ou elle remportera.

Pour participer et tenter de remporter quatre ou deux de ces dix séances, rien de plus simple :
1) Aimez la page Facebook de « En Cinémascope »,
2) Identifiez l’ami(e) qui vous accompagnera en commentaire, et
3) Aimez et partagez cette publication Facebook en mode public.

Début du concours : aujourd’hui, lundi 26 septembre, à 8h.
Fin du concours : le mercredi 28 septembre à 14h.
Tirage au sort, puis annonce des résultats : le mercredi 28 septembre à 17h.

Miracle: Letters to the President, de Lee Jang-hoon, sera projeté le jeudi 29 septembre à 19h30 à BOZAR.
Le film The Truth Beneath, de Lee Kyoung-mi, sera, quant à lui, diffusé le lendemain, vendredi 30 septembre, à 21h30, au cinéma Galeries.

Bonne chance, déjà, à toutes et à tous !

Plus d’infos sur le site du Festival.

Excellent Festival !

Jean-Philippe Thiriart

C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS, ce soir en TV : 30 ans déjà !

C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS, ce soir en TV : 30 ans déjà ! 660 287 Jean-Philippe Thiriart

C’est arrivé près de chez vous

Réalisé par Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde
Avec Benoît Poelvoorde, Rémy Belvaux André Bonzel, Jacqueline Poelvoorde Pappaert

Comédie dramatique
1h33

★★★★

Petit rappel de barème…

C’est arrivé près de chez vous fête cette année ses 30 ans ! C’est dans ce cadre que La Trois programme ce soir, à 22h05, le film qui a marqué plusieurs générations de spectateurs belges. Mais pas que.

C’est l’histoire un peu magique d’un film de fin d’études devenu culte.
À l’époque, Rémy Belvaux (1966-2006, frère de Lucas) s’entoure de ses camarades Benoît Poelvoorde et André Bonzel pour réaliser ce vrai-faux documentaire sur Ben, tueur semi-professionnel s’attaquant à la classe moyenne et aux personnes âgées. Le personnage principal embarque alors les membres de l’équipe de tournage dans ses nombreuses péripéties. L’occasion pour Ben de bénéficier ponctuellement d’une assistance bienvenue.

Mais il serait indécent de s’épancher sur l’histoire de ce film tant ce serait un affront à tout cinéphile belge (ou autre) qui se respecte. En effet, C’est arrivé près de chez vous fait indéniablement partie de ces films piliers du cinéma belge. Ces films ayant désormais une place de choix dans le patrimoine cinématographique du plat pays qui est le nôtre. Filmé en 16 mm et en noir et blanc pour contraintes budgétaires, cette comédie à l’humour noir débridé et au côté glauque parfaitement assumé est devenue pépite de la nation qui voit encore aujourd’hui ses répliques aussi bien scandées dans les soirées étudiantes (« Malou… ») que déclamées dans les soirées plus mondaines (aaah la recette du Petit Grégory !).

Ses personnages y sont d’ailleurs pour beaucoup puisque Benoît Poelvoorde, dont c’était d’ailleurs le premier rôle dans un long métrage, campe certes un tueur mais aussi un fils aimant et un camarade à la vision du monde politico-poétique sans nulle autre pareille. Sur ce dernier point, on ne peut passer à côté du rôle tenu par la propre mère de Poelvoorde (jouant donc la mère du personnage principal) qui représente un personnage secondaire fondamental du long métrage réalisé par le trio. Pour l’anecdote, si elle est si authentique à l’image, c’est certainement dû en grande partie au fait que l’équipe du film lui avait présenté son projet comme un réel documentaire sur son fils et non comme une fiction sur un tueur brutal.

C’est arrivé près de chez vous a rencontré un franc succès public et critique en son temps puisque, sélectionné dans différents festivals, il reviendra avec son petit lot de récompenses dont deux rien que durant le Festival de Cannes 1992 (Prix SACD de la Semaine de la Critique et Prix de la jeunesse). Comme quoi, l’autodérision à la belge, le sens de la débrouille et une petite boîte de Cedocards faisaient déjà beaucoup il y a 30 ans !

Guillaume Triplet et Jean-Philippe Thiriart

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

LES OLYMPIADES nous en fait voir de toutes les couleurs… en noir et blanc !

LES OLYMPIADES nous en fait voir de toutes les couleurs… en noir et blanc ! 1382 922 Jean-Philippe Thiriart

Réalisé par Jacques Audiard
Avec Lucie Zhang, Makita Samba, Noémie Merlant, Jehnny Beth

Comédie dramatique
1h46

★★★

Si on ne présente plus Jacques Audiard, rappelons simplement que c’est en 1993 qu’il a réalisé son premier long métrage : Regarde les hommes tomber. Et qu’il a reçu différentes statuettes aux César et récolté plusieurs Prix au Festival de Cannes : César du Meilleur scénario avec Un héros très discret en 1996, Grand Prix du Jury à Cannes avec Un prophète en 2009 et enfin, le Graal : la Palme d’Or pour Dheepan en 2015. Présenté lui aussi à Cannes en compétition, lors de la dernière édition du Festival, son dernier film, Les Olympiades, sort en salles ce 3 novembre.

Quatre trentenaires vivent dans le quartier parisien très cosmopolite des Olympiades, dans le treizième arrondissement. Emilie rencontre Camille, jeune professeur de lettres. Ce dernier est attiré par Nora qui, elle-même, a récemment rencontré Amber Sweet sur internet. Ce quatuor amoureux pourra-t-il trouver un équilibre ?
Les quatre protagonistes majeurs du film sont très différents. Emilie est franco-chinoise. Camille, lui, est noir, issu d’une famille d’intellectuels et rechigne à s’engager dans une vraie vie de couple. Nora est quant à elle une provinciale qui a tout pour elle mais est persuadée du contraire. Enfin, de son côté, Amber Sweet est franche, libre et sait ce qu’elle veut. Mais tous quatre ont au moins un point commun : ils sont toutes et tous trentenaires dans le monde d’aujourd’hui, un monde ultra-connecté, un monde dans lequel personne ne sait plus dire « je t’aime ».

Des quatre comédiens et comédiennes interprétant les rôles principaux dans Les Olympiades, la plus connue est, à n’en pas douter, Noémie Merlant, qui interprète Nora. Cette jeune comédienne de 32 ans prend une place de plus en plus importante dans le cinéma français. Elle joue à merveille dans Les Olympiades. Lucie Zhang, l’interprète d’Emilie, est une belle découverte à l’écran. Jehnny Beth, qui campe Amber Sweet, n’est pas une inconnue des amateurs de de musique rock de la scène anglo-saxonne. Quant à Makita Samba, l’interprète de Camille, il avait déjà joué un premier rôle dans Angelo, un film sorti directement en e-cinéma début 2019.
Si les acteurs de Jacques Audiard sont si justes dans son dernier film, c’est grandement dû à une décision capitale prise en amont du tournage : l’organisation, trois jours avant le début de celui-ci, d’un filage sans interruption de l’intégralité de la continuité dialoguée sur la scène d’un théâtre parisien. Nul doute que cela a permis aux acteurs de jouer avec une grande confiance en eux une fois le début du tournage venu.

Ajoutons enfin que la photographie du film est de très grande qualité, avec le choix de filmer en noir et blanc un quartier des Olympiades qui possède une esthétique particulière et inégalée dans la capitale française. C’est la première fois que Jacques Audiard travaillait avec le directeur de la photographie Paul Guilhaume. Une des deux coscénaristes d’Audiard avec Céline Sciamma, Léa Mysius est sans doute pour quelque chose dans ce choix : Paul Guilhaume était son directeur photo dans Ava, son premier long métrage en tant que réalisatrice. Une fonction qu’il exerce aussi dans Les Cinq Diables, qui sortira bientôt.

Dans Les Olympiades, Jacques Audiard montre, à sa manière, la modification des rapports interpersonnels depuis l’émergence des nouveaux moyens de communication. Avec succès.

Raphaël Pieters

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

LES INTRANQUILLES : interview du réalisateur Joachim Lafosse

LES INTRANQUILLES : interview du réalisateur Joachim Lafosse 1867 1024 Jean-Philippe Thiriart

Présenté en Compétition officielle lors de la dernière édition du Festival de Cannes, Les Intranquilles aborde un sujet peu traité au cinéma : la bipolarité. Mais comme le dit très justement son réalisateur, le Belge Joachim Lafosse, qui signe ici son – déjà – neuvième long métrage, le film raconte avant tout une histoire d’amour et montre jusqu’où on peut aller par amour.

Un film fort, servi par un trio d’acteurs principaux au sommet de leur art : le couple formé à l’écran par Damien Bonnard et Leïla Bekhti et celui qui joue ici leur fils : Gabriel Merz Chammah. Sans oublier le magnifique Patrick Descamps.

Les Intranquilles a ouvert vendredi dernier le 36e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) avec trois salles combles. Après un excellent démarrage en France la semaine dernière, le film sort aujourd’hui dans les salles belges. À découvrir au plus vite !

Jean-Philippe Thiriart

La première édition du Festival du Film Japonais de Bruxelles démarre aujourd’hui !

La première édition du Festival du Film Japonais de Bruxelles démarre aujourd’hui ! 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Un festival de cinéma japonais en Belgique ? C’est une première et c’est à Bruxelles que ça se passe ! Dès 16h aujourd’hui, vendredi 17 septembre, jusqu’au vendredi 24. Non loin de Flagey avec une salle à l’Espace Lumen. Puis dans la très confortable Salle de cinéma de la Gare Maritime / Maison de la Poste de Tour & Taxis. Le festival est né à l’initiative de Freddy Bozzo, bien connu des fans belges de cinéma de genre puisqu’il est l’un des cofondateurs du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), et d’un autre passionné de cinéma japonais : Francesco Serafini.

Les organisateurs du Festival souhaitent que celui-ci s’adresse à un large public avec une mise en avant du cinéma japonais mais aussi de l’ensemble de la culture du Pays du Soleil-Levant. Il est crucial à leurs yeux d’attirer l’attention des festivaliers sur la richesse de la culture japonaise, de la partager avec eux et, ensemble, de la faire rayonner.

Deux expos photos seront présentées, l’une proposant un regard sur le Japon et en particulier sur sa capitale, Tokyo, et l’autre mettant en avant la beauté du Mont Fuji, à l’Espace Lumen et à Tour & Taxis respectivement.
Ce dimanche 19 septembre, de 14h à 18h, le Festival fêtera le Japon comme il se doit. L’accès aux activités proposées durant cet après-midi est gratuit. Avec, au programme notamment : stands, démonstrations d’aïkido et de kendo, spectacle « kimono », présentation de la cérémonie du thé, animation Taiko (« tambour » en japonais), concert de musique classique et atelier dédié à l’art du Furoshiki (ou comment emballer ses cadeaux à la japonaise).

Les films

Le Festival proposera des films en avant-premières, tant de jeunes réalisateurs que de metteurs en scènes confirmés, qui mettront en lumière la diversité de la filmographie japonaise. Tous genres confondus, 19 longs-métrages seront projetés : dix films récents en avant-premières (belges, internationales et même mondiales), et neuf films rares plus anciens. De quoi convaincre les festivaliers de la qualité du cinéma japonais.

Aujourd’hui, vendredi 17 septembre, après la présentation de Just The Two of Us à 16h, le Festival s’ouvrira officiellement à 18h puis à 20h avec les projections, en avant-première mondiale, de The Pass: Last Day of The Samurai. Un film réalisé par Takashi Koizumi, qui a longtemps officié au poste d’assistant réalisateur d’un certain Akira Kurosawa.
À 22h30, projection de Dancing Mary, annoncé comme cultissime et réalisé par SABU, que les organisateurs du Festival n’hésitent pas à qualifier de véritable légende.

Demain, samedi 18 septembre, à 16h : The Night Beyond the Tricornered Window, qui s’inscrit dans la vague des films trouvant leur inspiration dans les mangas.
À 18h, Melancholic, film décalé et teinté d’humour noir.
À 20h, Special Actors, de Shinichiro Ueda. Notez que le film précédent du réalisateur – One Cut of the Dead – avait obtenu le Pégase ou Prix du Public voici deux ans au BIFFF. Un film pour le moins low budget – 25 000 dollars – mais qui en a rapporté quelque… 31 millions !
À 22h30, c’est le film de fantômes Stigmatized Properties, de Hideo Nakata, qui viendra clôturer la journée. Le réalisateur de Ringu, de la suite du remake US du film, de Dark Water et, plus récemment, de Ghost Theater, en fera frissonner plus d’un.

Ce dimanche 19 septembre, le Festival prendra ses quartiers à Tour & Taxis avec deux séances « Special Kids », à 14h et à 16h. Les jeunes spectateurs pourront découvrir le film Yuki : le secret de la montagne magique, des studios Mushi Productions. Ceux-là même à qui l’on doit l’adaptation d’Astro Boy.
À partir de 19h aura lieu la clôture du Festival à l’Espace Lumen, Festival qui continuera donc à Tour & Taxis par la suite. Le film Hokusai, projeté en avant-première européenne proposera au spectateur un retour sur le parcours de Katsushika Hokusai, auteur de La Grande Vague de Kanagawa notamment. C’est à cet artiste japonais, qui a influencé de nombreux autres parmi lesquels Gauguin, van Gogh ou encore Monet, que l’on doit le mouvement artistique majeur qu’est le japonisme.
À 21h30 : Talking the Picture, qui témoigne de l’importance du rôle joué par les benshi, appelés aussi katsuben, ces hommes qui commentaient les films muets lors de leur projection.

Lundi 20 septembre, à 19h, projection d’un des trois films de Hitoshi Matsumoto programmés par les organisateurs : Big Man Japan, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors de l’édition 2007 du Festival de Cannes.
À 21h : La Légende de Musashi Miyamoto. Ce film de samouraïs, qui a durablement marqué le cinéma japonais, est le premier d’une trilogie. Avec Toshiro Mifune, l’acteur fétiche de Kurosawa.

Mardi 21 septembre, à 19h : Symbol, deuxième film de Hitoshi Matsumoto proposé par le Festival. Décalé et ayant pour sujet la folie, il a remporté le Corbeau d’Argent en 2010 au BIFFF, deuxième Prix le plus important décerné au terme de la grand messe belge du cinéma de genre, après le Corbeau d’Or.
À 21h, Silence, adaptation du roman éponyme – culte au Japon – sera présenté en première belge. Il inspira à Martin Scorsese le film du même nom.

Mercredi 22 septembre, à 19h, projection du troisième et dernier film de Hitoshi Matsumoto présenté cette année : Saya Zamuraï.
À 21h, sera donné à voir le grand film d’aventures sur la Seconde Guerre Mondiale L’héritage des 500.000, unique long-métrage en tant qu’acteur et réalisateur de la star du cinéma japonais Toshiro Mifune.

Jeudi 23 septembre, à 19h : Les funérailles des roses, qui emprunte dans une certaine mesure au théâtre de Bertol Brecht et aurait inspiré à Kubrick son Orange mécanique.
À 21h, Chanson pour l’enfer d’une femme, célèbre pinku eiga (ou pink film), qui s’inscrit dans le cinéma érotique nippon et ne manqua pas d’inspirer bon nombre de films à la Nikkatsu, cette même Nikkatsu qui a lancé parmi les plus grands réalisateurs japonais.

Vendredi 24 septembre, à 19h et à 21h, clôture du Festival du Film Japonais de Bruxelles avec les projections de Tokyo Dragon Chef, qui signe le grand retour du maître des effets spéciaux japonais Yoshihiro Nishimura, réalisateur notamment de Tokyo Gore Police et de Meatball Machine Kodoku.

Infos pratiques

Quand et où
Du 17 au 19 septembre à l’Espace Lumen : Chaussée de Boondael, 32-36 à Ixelles
Puis du 19 au 24 septembre à la Gare Maritime / Maison de la Poste, à Tour & Taxis : Rue Picard, 7 à Bruxelles

Tarifs
La billetterie en ligne – japanfilmfestival.tickoweb.be – est à privilégier bien que l’achat de tickets sur place est possible
Séance normale : 9 euros
Séance spéciale Kids : 3 euros
Ouverture et clôture : 11 euros, dégustation de sushis comprise

Plus d’infos : jffb.org

Bon Festival !

Jean-Philippe Thiriart

DES HOMMES : interview de Lucas Belvaux et de son acteur Yoann Zimmer

DES HOMMES : interview de Lucas Belvaux et de son acteur Yoann Zimmer 640 360 Jean-Philippe Thiriart

La veille de la sortie en salles du film Des Hommes, nous avons rencontré à Bruxelles son réalisateur, le Belge Lucas Belvaux.
Ce film nécessaire, qui faisait partie de la Sélection officielle du 73e Festival de Cannes, est LA sortie de cette semaine cinéma.


Lors du dernier Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), dont il était membre du Jury Officiel – Longs-Métrages, nous avions interviewé le jeune acteur Yoann Zimmer. Le comédien belge est un des quatre acteurs principaux de Des Hommes, aux côtés du trio français de rêve composé de Gérard Depardieu, Catherine Frot et Jean-Pierre Darroussin.


Jean-Philippe Thiriart

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