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Retour, en bilan et en vidéo, sur les Premiers René du Cinéma, en salles jusqu’au 8 avril avec La Quadrature du Cercle, et sur Sooner

Retour, en bilan et en vidéo, sur les Premiers René du Cinéma, en salles jusqu’au 8 avril avec La Quadrature du Cercle, et sur Sooner 1800 1025 Jean-Philippe Thiriart

Avec, à la présentation, Charline Vanhoenacker, pour qui le cinéma est « à la fois un refuge et une évasion », la première Cérémonie des René du Cinéma, qui aura duré près de 3h20, a vu décernés, sur la scène du Studio 4 de Flagey et au sein du chapiteau érigé non loin, pas moins de vingt-sept prix, soit autant de trophées, œuvres du plasticien belge Vincent Solheid. Avec cinq nouvelles récompenses : deux remises par les membres de l’Académie André Delvaux – Meilleurs acteur et actrice dans une série – et trois décernées par le public : Meilleur film, Meilleure série, et Coup de cœur, un acteur ou une actrice présent·e dans un film ou une série étant ici mis·e en avant.
Nous vous faisons revivre, aujourd’hui, la cérémonie et son black carpet… comme si vous y étiez !

Grand gagnant de la soirée, On vous croit, réalisé par Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys, remporte pas moins de huit récompenses. Suivent ensuite les films Reflet dans un diamant mort, avec quatre prix pour cinq nominations, et les films Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau, Aimer perdre (deux trophées pour trois nominations : ceux des Meilleurs espoirs féminin et masculin, pour María Cavalier-Bazan et Maxi Delmelle) et la série Pandore, avec deux récompenses attribuées à chacune de ces œuvres.

Nominé à huit reprises, le film Kika de Alexe Poukine remporte quand même le René du Meilleur premier film, Maldoror de Fabrice du Welz, nominé, lui, six fois, quittant Flagey avec le René de la Meilleure musique originale pour la partition de Vincent Cahay.

Jeunes mères et L’intérêt d’Adam sont, quant à eux, les oubliés de ces premiers René, alors qu’ils étaient pourtant nominés, respectivement, à sept et six reprises.

On vous croit

Le coréalisateur du film, Arnaud Dufeys, venu recevoir seul le René du Meilleur scénario original ou adaptation, Charlotte Devillers n’ayant pu être présente, a salué l’initiative « assez unique » du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles qu’est l’aide aux longs métrages réalisés dans des conditions de production légères, qui a donné à la production de On vous croit « une force et un sentiment d’urgence qui a nourri le film ».

La comédienne française Vimala Pons, lauréate cette année du César de la Meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans L’attachement de Carine Tardieu, pour qui « tourner en Belgique a été jubilatoire », a repris les paroles de Simone Weil, selon laquelle « l’attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité ». Elle a ensuite remis le René de la Meilleure actrice, un prix qui, à ses yeux, « vient célébrer une qualité très rare : l’attention aux autres », à Myriem Akheddiou, qui n’a pas manqué de remercier ses réalisateur et réalisatrice « pour ce cadeau de rôle » dans un film au sein duquel « le jeu, les acteurs ont été mis au centre ». Non sans ajouter que « une société qui tolère l’abandon d’une partie de ses membres fabrique elle-même son propre enfer ».
Myriem Akheddiou a également été élue « Coup de cœur du public », remerciant ce dernier, dont « la sympathie et l’enthousiasme la touchent », ajoutant ensuite que « le kif le plus dingue pour un acteur, c’est pouvoir se transformer et changer de registre ».

Se déclarant « absolument dingue du cinéma belge », aimant « son mélange de poésie et de violence », la comédienne française Michèle Laroque a remis le René de la Meilleure réalisation à Arnaud Dufeys.
Déclarant avoir été « très bien entouré » sur On vous croit par des personnes pour lesquelles il s’agissait souvent, du premier long métrage de fiction, il a ajouté qu’il rêvait de tourner avec Myriem Akheddiou depuis qu’il l’avait découverte dans Le Jeune Ahmed des frères Dardenne et que c’était « fascinant de la voir pendant le tournage derrière le combo ».

Aussi lauréat, par ailleurs, des René du Meilleur film du public, du Meilleur montage pour Nicolas Bier, ainsi que du Meilleur acteur dans un second rôle pour Laurent Capelluto, On vous croit a, au terme de la soirée, été déclaré Meilleur film par le réalisateur Frédéric Fonteyne et Sergi López, son acteur dans Une liaison pornographique et Tango libre.

Manu Dacosse, lauréat du René de la Meilleure image pour Reflet dans un diamant mort

Reflet dans un diamant mort

D’abord lauréat du René des Meilleurs costumes pour le travail de Jackye Fauconnier, pour qui ce prix récompense « un travail d’équipe » car « on n’est rien les uns sans les autres », le film coréalisé par Hélène Cattet et Bruno Forzani a ensuite reçu celui des Meilleurs décors pour le travail de Laurie Colson, réceptionné en son nom par ses conominés, Eve Martin et Emmanuel De Meulemeester. Pour Laurie Colson, Reflet dans un diamant mort a eu « le goût du risque, la saveur de l’audace », elle qui voit « avant tout une famille » dans l’industrie du cinéma belge. Quant à Emmanuel De Meulemeester, il a exprimé le souhait que « le cinéma puisse continuer à contribuer à changer le monde ».

Le directeur photo du film, Manu Dacosse, a dit, lui, tout devoir à son duo de réalisateur et réalisatrice « notamment grâce au découpage de leur film ». Il est récompensé du Prix de la Meilleure image pour la quatrième fois, la troisième dans le cadre de sa collaboration avec le duo de cinéastes, après ceux reçus pour L’étrange couleur des larmes de ton corps en 2015 et Laissez bronzer les cadavres en 2019.

Enfin, quatrième René pour le film, celui du Meilleur acteur, remis à Yannick Renier par les Barons Nader Boussandel et Mourade Zeguendi. Dressant le constat que la télévision couleur était arrivée dans nos foyers il y a une soixantaine d’années, Mourade Zeguendi a exhorté à mettre « un peu de couleurs dans la télé ! » Yannick Renier a, lui, précisé, en évoquant ses réalisatrice et réalisateur, que « Hélène et Bruno, c’est une vraie famille », après avoir vécu « une expérience unique, dans un film unique ».

Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau

Film sans dialogue ayant bénéficié d’un savant travail sur le son, Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau a été récompensé du René du Meilleur film étranger en coproduction, ainsi que de celui du Meilleur son, justement, décerné au trio composé de Philippe Charbonnel, Gurwal Coïc-Gallas et Bertrand Boudaud, ce dernier ayant une pensée pour le réalisateur Rémy Belvaux, qui l’a « mis dans le long métrage belge » avec le film culte C’est arrivé près de chez vous.

L’équipe son de Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau

Élue Meilleure actrice dans un second rôle pour Nino, récemment sacré César du Meilleur premier film et réalisé par Pauline Loquès, Salomé Dewaels a remercié sa réalisatrice, grâce à laquelle, « pour la première fois » elle a « eu l’impression de pouvoir être complètement elle-même à travers un rôle », celle-ci lui donnant la « liberté d’être imparfaite, fragile et vivante ».

Kika d’Alexe Poukine a été élu Meilleur premier film, prix remis à la réalisatrice par une membre du public sous le chapiteau des René. Le film signe le passage à la fiction d’Alexe Poukine, qui avait en fait déjà réalisé quatre longs métrages documentaires.

Le René de la Meilleure série a été réceptionné sur scène par une grande partie de l’équipe de Baraki (saison 2), Julien Vargas, cocréateur de la série voyant dans ce prix une récompense pour « tous ceux qui ont fait un travail de dingue dans des conditions difficiles ».

L’équipe de Baraki, sacrée Meilleure série

Décerné par le chef cuisinier San Degeimbre et l’activiste Adelaïde Charlier, pour laquelle le documentaire « dit le spectacle de la vie », le René du Meilleur documentaire est allé à Soundtrack to a Coup d’État de Johan Grimonprez, déjà nominé aux Oscars l’an dernier. Venue accompagner sur scène le réalisateur du film, Marie Daulne, qui prête sa voix au rôle de Andrée Blouin, militante de la décolonisation et du panafricanisme, a précisé que le film « ne crée pas », mais « témoigne des faits », exhortant à remettre « de l’humain dans nos histoires ».

Après une interprétation intense sur scène, Camille Yembe, pour qui « la musique décuple les émotions », a remis le René de la Meilleure musique originale à Vincent Cahay, pour la BO de Maldoror. Ce dernier en a profité pour souligner qu’il travaillait avec son réalisateur Fabrice du Welz depuis plus de vingt ans, leur aventure professionnelle commune ayant démarré en 2005 avec Calvaire.

L’équipe de Julian, lauréat du René du Meilleur film flamand avec, au centre, sa réalisatrice Cato Kusters

Déjà élu Meilleur film aux Ensors, les Prix qui viennent récompenser, dans le nord du pays, le meilleur de la fiction, du documentaire et de l’animation, Julian, réalisé par Cato Kusters s’est, cette fois, vu décerner le René du Meilleur film flamand. Il a été produit par Michiel et Lukas Dhont et coproduit par Jean-Pierre et Luc Dardenne, et Delphine Tomson.

Le duo de policiers de la série La Trêve composé de Lara Hubinont et Karim Barras a décerné les René des Meilleure actrice et Meilleur acteur dans une série à Anne Coesens et Yoann Blanc pour la qualité de leur jeu dans Pandore (saison 2). Anne Coesens a estimé « bon d’avoir un service public qui ose le débat et qui est là pour rassembler et pas pour diviser » tandis que Yoann Blanc a vu dans Pandore « une série qui nous raconte nous, aujourd’hui, et Bruxelles ».

Alice D’Hauwe, réalisatrice de La moisson, et son René du Meilleur court métrage de fiction

Les courts métrages

Décernés par Yoann Zimmer et Mara Taquin, pour laquelle le court métrage est « un endroit de recherche et de liberté », les René des Meilleurs courts métrages ont été décernés, en fiction, à La moisson de Alice D’Hauwe, comédienne qui passait ici pour la première fois derrière la caméra et dédia son prix « à toutes les personnes qui traversent la perte et le chemin vertigineux de la résilience ». En documentaire, à Réunion de famille de Jean Forest, présent avec un os de poulet porte-bonheur (si si !). Et, en animation, à Autokar de Sylwia Skiladz, film d’animation en 2D qui faisait partie, cette année, des 15 finalistes pour l’Oscar du Meilleur court métrage d’animation, et s’inspire de la migration de la réalisatrice de la Pologne vers la Belgique quand elle était enfant.

Un bel hommage a été rendu à Émilie Dequenne, en présence de sa famille, Charline Vanhoenacker et Frédéric Fromet, qui est venu l’accompagner sur scène, chantant avec tendresse que « nous avions la bonté, l’empathie dans les yeux d’Émilie », ajoutant ensuite que « d’humanité remplie, nous t’aimons fort, Émilie ! »

Sylwia Skiladz et son René du Meilleur court métrage d’animation pour Autokar

Les René sur Sooner…

Retrouvez différents films en lice pour ces premiers René du Cinéma sur Sooner, avec, disponibles « à la carte », notamment : Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau, Jeunes mères, Maldoror, Merckx, On vous croit, Rabia, Reflet dans un diamant mort, et Soundtrack to a Coup d’État.

… et près de chez vous jusqu’au 8 avril !

Dans le cadre de la Tournée des René du Cinéma, organisée par La Quadrature du Cercle, vous pourrez ainsi découvrir, sur grand écran, les films :

Vitrival ce mercredi 1er avril à 20h au Centre culturel de Welkenraedt ;

On vous croit
– le jeudi 2 avril à 14h au Centre culturel de Huy à Imagix Huy,
– le vendredi 3 avril 2026 à 20h au Centre culturel d’Éghezée,
– le samedi 4 avril à 10h30 au Cinéma Vendôme à Ixelles, organisé par « Les Samedis du Ciné » (en présence du réalisateur Arnaud Dufeys),
– le dimanche 5 avril à 18h au Centre culturel de Huy à Imagix Huy, et
– le mardi 7 avril à 20h30, précédé du court métrage Autokar, au Centre culturel de Durbuy (en présence du réalisateur Arnaud Dufeys) ;

Soundtrack to a coup d’État le vendredi 3 avril à 20h30 au Travers Emotion à Incourt ;

Kika le dimanche 5 avril à 20h au Jacques Franck – Centre culturel de Saint-Gilles ; et

Nino, précédé du court métrage La Moisson, le mercredi 8 avril à 19h à La Vénerie – Centre culturel de Watermael-Boitsfort (en présence de l’acteur Gaëtan Lejeune).

Rendez-vous a d’ores et déjà été donné l’année prochaine !

Jean-Philippe Thiriart

Crédit photos : En Cinémascope – Vincent Melebeck
Crédit vidéo : En Cinémascope – Patricia Büsch

Photo de couverture : l’équipe du film On vous croit, tout sourire

Les Magritte du Cinéma ? C’est ce soir et… ça déménage !

Les Magritte du Cinéma ? C’est ce soir et… ça déménage ! 1707 2560 Jean-Philippe Thiriart

La cérémonie récompensant chaque année ce que le cinéma belge, francophone principalement, fait de mieux, c’est reparti !

Avec, pour présidente, la comédienne, scénariste et réalisatrice belge Déborah François.

Le temps d’une soirée, les Magritte du Cinéma mettront une nouvelle fois à l’honneur une série d’acteurs et d’actrices du septième art belge. Pour une quatorzième édition qui va… déménager !

Déménager :

– du Théâtre National Wallonie-Bruxelles au lieu emblématique et chargé d’histoire qu’est Flagey ;

– de La Trois à Auvio, pour la cérémonie elle-même à partir de 20h40 en direct. Avec cependant un passage sur le tapis bleu des Magritte tout de suite après le JT de La Une, différent·e·s nominé·e·s défilant aux micros de Cathy Immelen et de François De Brigode ; et

– sur scène, avec une Charline Vanhoenacker en Maîtresse de Cérémonie qui saura, nous en prenons les paris, apporter ce qu’il faut de piquant pour donner du sel à l’événement !

Charline Vanhoenacker, Maîtresse de Cérémonie de ces 14e Magritte du Cinéma
Crédit photo : Magritte du Cinéma – Emmanuel Laurent

L’année dernière, les films belges francophones ont globalement réussi à tirer leur épingle du jeu dans nos salles, avec, en tête, plus de 50 000 entrées pour TKT, de Solange Cicurel, et près de 45 000 pour La Nuit se Traine, de Michiel Blanchart.

Nombreux sont les premiers longs métrages de fiction nominés cette année, avec onze nominations pour La Nuit se Traine, neuf pour Quitter la nuit, de Delphine Girard, et huit pour Il pleut dans la maison, de Paloma Sermon-Daï.

Le drame Amal, réalisé par Jawad Rhalib est pour sa part nominé neuf fois, Chiennes de vies, la comédie mordante signée Xavier Seron, six, et Une part manquante, le dernier film de Guillaume Senez, quatre.

Cette année encore, ce sont 22 trophées qui viendront récompenser le meilleur du cinéma belge francophone, mais pas que puisque l’un deux viendra distinguer le Meilleur film flamand et, un autre, le Meilleur film étranger en coproduction.

Un Magritte additionnel sera remis : le Magritte d’Honneur, décerné cette année à l’acteur et réalisateur français Gilles Lellouche.

Gilles Lellouche recevra cette année un Magritte d’Honneur
Crédit photo : Marcel Hartmann/Studiocanal

Enfin, notez qu’à l’occasion de sa Semaine du Cinéma belge, la RTBF rend disponibles sur Auvio toute une série de films belges et/ou portés par des acteurs et/ou actrices belges, parmi lesquels, pour n’en citer que quelques-uns :
Adieu les cons,
Des Hommes,
En amont du fleuve,
– L’Exercice de l’État,
Incendies,
Le Jeune Ahmed,
Nos Batailles,
Préjudice, et
Saint Laurent.

Excellents 14e Magritte du Cinéma, et vive le cinéma belge !

Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo de la photo de couverture : Magritte du Cinéma – Emmanuel Laurent

La première édition du Festival du Film Japonais de Bruxelles démarre aujourd’hui !

La première édition du Festival du Film Japonais de Bruxelles démarre aujourd’hui ! 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Un festival de cinéma japonais en Belgique ? C’est une première et c’est à Bruxelles que ça se passe ! Dès 16h aujourd’hui, vendredi 17 septembre, jusqu’au vendredi 24. Non loin de Flagey avec une salle à l’Espace Lumen. Puis dans la très confortable Salle de cinéma de la Gare Maritime / Maison de la Poste de Tour & Taxis. Le festival est né à l’initiative de Freddy Bozzo, bien connu des fans belges de cinéma de genre puisqu’il est l’un des cofondateurs du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), et d’un autre passionné de cinéma japonais : Francesco Serafini.

Les organisateurs du Festival souhaitent que celui-ci s’adresse à un large public avec une mise en avant du cinéma japonais mais aussi de l’ensemble de la culture du Pays du Soleil-Levant. Il est crucial à leurs yeux d’attirer l’attention des festivaliers sur la richesse de la culture japonaise, de la partager avec eux et, ensemble, de la faire rayonner.

Deux expos photos seront présentées, l’une proposant un regard sur le Japon et en particulier sur sa capitale, Tokyo, et l’autre mettant en avant la beauté du Mont Fuji, à l’Espace Lumen et à Tour & Taxis respectivement.
Ce dimanche 19 septembre, de 14h à 18h, le Festival fêtera le Japon comme il se doit. L’accès aux activités proposées durant cet après-midi est gratuit. Avec, au programme notamment : stands, démonstrations d’aïkido et de kendo, spectacle « kimono », présentation de la cérémonie du thé, animation Taiko (« tambour » en japonais), concert de musique classique et atelier dédié à l’art du Furoshiki (ou comment emballer ses cadeaux à la japonaise).

Les films

Le Festival proposera des films en avant-premières, tant de jeunes réalisateurs que de metteurs en scènes confirmés, qui mettront en lumière la diversité de la filmographie japonaise. Tous genres confondus, 19 longs-métrages seront projetés : dix films récents en avant-premières (belges, internationales et même mondiales), et neuf films rares plus anciens. De quoi convaincre les festivaliers de la qualité du cinéma japonais.

Aujourd’hui, vendredi 17 septembre, après la présentation de Just The Two of Us à 16h, le Festival s’ouvrira officiellement à 18h puis à 20h avec les projections, en avant-première mondiale, de The Pass: Last Day of The Samurai. Un film réalisé par Takashi Koizumi, qui a longtemps officié au poste d’assistant réalisateur d’un certain Akira Kurosawa.
À 22h30, projection de Dancing Mary, annoncé comme cultissime et réalisé par SABU, que les organisateurs du Festival n’hésitent pas à qualifier de véritable légende.

Demain, samedi 18 septembre, à 16h : The Night Beyond the Tricornered Window, qui s’inscrit dans la vague des films trouvant leur inspiration dans les mangas.
À 18h, Melancholic, film décalé et teinté d’humour noir.
À 20h, Special Actors, de Shinichiro Ueda. Notez que le film précédent du réalisateur – One Cut of the Dead – avait obtenu le Pégase ou Prix du Public voici deux ans au BIFFF. Un film pour le moins low budget – 25 000 dollars – mais qui en a rapporté quelque… 31 millions !
À 22h30, c’est le film de fantômes Stigmatized Properties, de Hideo Nakata, qui viendra clôturer la journée. Le réalisateur de Ringu, de la suite du remake US du film, de Dark Water et, plus récemment, de Ghost Theater, en fera frissonner plus d’un.

Ce dimanche 19 septembre, le Festival prendra ses quartiers à Tour & Taxis avec deux séances « Special Kids », à 14h et à 16h. Les jeunes spectateurs pourront découvrir le film Yuki : le secret de la montagne magique, des studios Mushi Productions. Ceux-là même à qui l’on doit l’adaptation d’Astro Boy.
À partir de 19h aura lieu la clôture du Festival à l’Espace Lumen, Festival qui continuera donc à Tour & Taxis par la suite. Le film Hokusai, projeté en avant-première européenne proposera au spectateur un retour sur le parcours de Katsushika Hokusai, auteur de La Grande Vague de Kanagawa notamment. C’est à cet artiste japonais, qui a influencé de nombreux autres parmi lesquels Gauguin, van Gogh ou encore Monet, que l’on doit le mouvement artistique majeur qu’est le japonisme.
À 21h30 : Talking the Picture, qui témoigne de l’importance du rôle joué par les benshi, appelés aussi katsuben, ces hommes qui commentaient les films muets lors de leur projection.

Lundi 20 septembre, à 19h, projection d’un des trois films de Hitoshi Matsumoto programmés par les organisateurs : Big Man Japan, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors de l’édition 2007 du Festival de Cannes.
À 21h : La Légende de Musashi Miyamoto. Ce film de samouraïs, qui a durablement marqué le cinéma japonais, est le premier d’une trilogie. Avec Toshiro Mifune, l’acteur fétiche de Kurosawa.

Mardi 21 septembre, à 19h : Symbol, deuxième film de Hitoshi Matsumoto proposé par le Festival. Décalé et ayant pour sujet la folie, il a remporté le Corbeau d’Argent en 2010 au BIFFF, deuxième Prix le plus important décerné au terme de la grand messe belge du cinéma de genre, après le Corbeau d’Or.
À 21h, Silence, adaptation du roman éponyme – culte au Japon – sera présenté en première belge. Il inspira à Martin Scorsese le film du même nom.

Mercredi 22 septembre, à 19h, projection du troisième et dernier film de Hitoshi Matsumoto présenté cette année : Saya Zamuraï.
À 21h, sera donné à voir le grand film d’aventures sur la Seconde Guerre Mondiale L’héritage des 500.000, unique long-métrage en tant qu’acteur et réalisateur de la star du cinéma japonais Toshiro Mifune.

Jeudi 23 septembre, à 19h : Les funérailles des roses, qui emprunte dans une certaine mesure au théâtre de Bertol Brecht et aurait inspiré à Kubrick son Orange mécanique.
À 21h, Chanson pour l’enfer d’une femme, célèbre pinku eiga (ou pink film), qui s’inscrit dans le cinéma érotique nippon et ne manqua pas d’inspirer bon nombre de films à la Nikkatsu, cette même Nikkatsu qui a lancé parmi les plus grands réalisateurs japonais.

Vendredi 24 septembre, à 19h et à 21h, clôture du Festival du Film Japonais de Bruxelles avec les projections de Tokyo Dragon Chef, qui signe le grand retour du maître des effets spéciaux japonais Yoshihiro Nishimura, réalisateur notamment de Tokyo Gore Police et de Meatball Machine Kodoku.

Infos pratiques

Quand et où
Du 17 au 19 septembre à l’Espace Lumen : Chaussée de Boondael, 32-36 à Ixelles
Puis du 19 au 24 septembre à la Gare Maritime / Maison de la Poste, à Tour & Taxis : Rue Picard, 7 à Bruxelles

Tarifs
La billetterie en ligne – japanfilmfestival.tickoweb.be – est à privilégier bien que l’achat de tickets sur place est possible
Séance normale : 9 euros
Séance spéciale Kids : 3 euros
Ouverture et clôture : 11 euros, dégustation de sushis comprise

Plus d’infos : jffb.org

Bon Festival !

Jean-Philippe Thiriart

Deux Festivals sinon rien, clap deuxième : le BSFF et le BRIFF sont de retour !

Deux Festivals sinon rien, clap deuxième : le BSFF et le BRIFF sont de retour ! 1394 929 Jean-Philippe Thiriart

Tout comme l’an dernier, c’est en parallèle que se dérouleront, en cette fin de mois d’août puis début septembre, deux des festivals de cinéma majeurs de Bruxelles.
Le Festival du Court-Métrage de Bruxelles (Brussels Short Film Festival – BSFF) fera de notre capitale celle, mondiale, du court-métrage pendant neuf jours. Dès aujourd’hui, samedi 28 août, jusqu’au dimanche 5 septembre, avec la projection des films primés les 6 et 7, pour une – déjà – 24e édition.
Quant au jeune Festival International du Film de Bruxelles (Brussels International Film Festival – BRIFF), il en sera à sa quatrième édition, s’ouvrira ce mercredi 1er septembre avec le nouveau film du Français Mathieu Amalric – Serre-moi fort –, présenté cette année à Cannes, et se clôturera le samedi 11 avec LE film-événement de la rentrée : Dune, du réalisateur québécois de génie Denis Villeneuve (Incendies, Blade Runner 2049).

Organisés par l’asbl Un Soir… Un Grain, les deux Festivals que nous vous présentons aujourd’hui auront pour centre névralgique le traditionnel chapiteau, dressé cette année sur la place De Brouckère. Notez que le lieu de retrouvailles des festivaliers du Short sera, du 28 août au 1er septembre, un autre chapiteau, dressé Place Sainte-Croix à Ixelles cette fois.

Le 24e Brussels Short Film Festival

Le Festival du Court prendra ces jours-ci ses quartiers à Ixelles (à Flagey, au Cinéma Vendôme et, pour la première fois, au cinéma coopératif qu’est le Kinograph) et à Bruxelles-Ville (au Mont des Arts et au Cinéma Galeries) puis, en décembre, dans les quatre coins de la Belgique avec le « BSFF on Tour » et ses projections « Best of » et du palmarès 2021.
Avec pas moins de 345 films en compétition et en « Off », le Brussels Short Film Festival donnera une nouvelle fois à voir ce qui se fait de mieux en format court.

Trois compétitions et…

Trois compétitions seront au menu : la compétition internationale et ses près de cent films issus d’un peu partout dans le monde, d’abord.
La compétition nationale, ensuite, composée de productions du nord et du sud du pays, l’occasion notamment de découvrir ou de redécouvrir les quatre films issus du premier volume de la Belge Collection (Mieux que les Rois et la Gloire de Guillaume Senez, Des Choses en Commun de Ann Sirot et Raphaël Balboni, Rien lâcher de Laura Petrone et Guillaume Kerbusch, et Sprötch de Xavier Seron).
Et, enfin, la compétition Next Generation, qui fera découvrir aux spectateurs des films réalisés par des étudiants d’écoles de cinéma.
Soulignons que les Grands Prix des Compétitions nationale et internationale seront à nouveau présélectionnés aux Oscar, rien de moins !

… quatre programmes « Off » !

À côté des plus de 200 films en compétition, seront présentés toute une série d’autres films – 145 au total – divisés en quatre grandes sections : Rock’n’roll, Travelling, Events et Musts.

Les Rock’n’roll, ce sont Les Très Court – programme de films de moins de quatre minutes proposé par le Très Court International Film Festival –, Courts Mais Trash et sa séance de films 100% atypiques au ton survolté et à l’humour corrosif et, nouveauté de cette année, les Short Rounds : six films où la boxe occupe une place majeure et qui témoignent du succès avec lequel le court métrage s’est emparé du noble art.

Les Travelling permettront de se mouvoir d’une Carte blanche au Seoul International Extreme-Short Image & Film Festival (SESIFF), qui proposera deux séances de films issus de la filmographie du Pays du Matin Frais, aux Latino – carte blanche au Festival Biarritz Amérique Latine –, en passant par, et c’est une nouveauté de cette année, le Portugal, en deux programmes inédits : une carte blanche au Festival Curtas Vila do Conde et une séance lors de laquelle Lisbonne sera mise à l’honneur.

Trois « Events » à souligner ? La séance d’ouverture, qui devrait vous en mettre plein les yeux avec six courts-métrages de haut vol. La séance de clôture et son annonce du palmarès mais aussi, la projection de plusieurs films primés. Et la Nuit du court et sa valse à quatre temps : Best of made in BSFF, Carte blanche au Festival VKRS (Video Killed the Radio Star) pour une séance de clips entièrement noirs-jaunes-rouges, Comédies musicales, et Le temps des Très court.

Enfin, quatre « Musts » figurent au programme du BSFF. Deux projections « best-of » gratuites en plein air avec, annoncé, du cinéma drôle, léger et trash, tant belge qu’étranger. Les European Short Film Audience Awards (ESFAA), neuf films récompensés par un prix national du public, qui partent à la conquête de l’Europe. Les courts nominés aux Oscar 2021. Les European Film Awards, soit des courts-métrages récompensés dans des festivals comme ceux de Berlin ou de Venise. Et, petit nouveau : le Short Comedy Club – série de comédies dont le savoureux court La foire agricole de Vincent Patar et Stephan Aubier.

Activités jeune public

Une série d’activités jeune public seront également proposées : une séance famille et un atelier de doublage encadré par une comédienne professionnelle, notamment.
Mais aussi un atelier de critique de films animé par le journaliste et auteur Christian Campion, lequel permettra aux critiques en herbe de voir leurs analyses publiées dans le journal critique du Festival.

Le 4e BRIFF

Le Festival International du Film de Bruxelles présentera sa sélection de films dans trois cinémas du centre de la capitale – l’UGC De Brouckère, le Cinéma Galeries et le Cinéma Palace –, ainsi qu’à Bozar. Et au Mont des Arts, lors de séances en plein air. Comme précisé plus haut, c’est au Village du Festival, situé Place De Brouckère, que les festivaliers pourront se retrouver autour d’un verre entre deux séances du BRIFF.

C’est le nouveau film du Français Mathieu Amalric – le drame Serre-moi fort – qui ouvrira le Festival, le mercredi 1er septembre, en présence du réalisateur et de son acteur principal : le Belge Arieh Worthalter.
Le BRIFF se clôturera le samedi 11 septembre dans la prestigieuse salle du Grand Eldorado de l’UGC De Brouckère avec la proclamation du palmarès. Une clôture en force puisqu’elle sera aussi l’occasion pour les festivaliers de découvrir en avant-première nationale le nouveau film de science-fiction de Denis Villeneuve, passé maître dans ce genre cinématographique : Dune !

Trois compétitions rythmeront le Festival : la compétition internationale, la compétition nationale, annoncée comme très éclectique avec en lice notamment le premier long-métrage documentaire en solo de Méryl Fortunat-Rossi (on lui devait déjà la coréalisation avec Xavier Seron, voici bientôt dix ans, du court-métrage très remarqué Mauvaise Lune) : Phèdre, ou l’explosion des corps étrangers. Mais aussi la compétition Directors’ week, au sein de laquelle concourront huit films qui ont permis à leurs auteurs et autrices d’exprimer une approche singulière de nos sociétés. Le film belge Fils de Plouc en fait partie.
Outre les Prix remis par les jurys de chacune de ces compétitions, deux autres seront décernés : le Prix du Public et – c’est une première au BRIFF – le Prix Cinévox, remis par un jury de citoyens.

Fil rouge des films programmés cette année en « Off » : la nécessité de changement, avec un message commun : « Faut que ça bouge ! ».
Et cinq grands volets : Green Planet, Rumba Cinéma, Ukrainian Spring, les séances Teens et les séances en plein air.
Au sein du programme « Green Planet », quatre films dont les marquants Captain Fantastic avec Viggo Mortensen et le film Into The Wild de Sean Penn.
« Rumba Cinéma » donnera à voir les documentaires The Rumba Kings et Bakolo Music International. Un concert de rumba congolaise aura d’ailleurs lieu au village du BRIFF le 10 septembre.
« Ukrainian Spring » marquera une nouvelle collaboration entre le BRIFF et Bozar avec la projection de trois films dont Nomera (Number) de Oleg Sentsov, lauréat en 2018 du Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, décerné par le Parlement européen pour son combat en faveur des droits humains.
Les séances Teens, ce sera, outre Captain Fantastic, Bigger Than Us, réalisé par la Française Flore Vasseur.
Également au sein de cette programmation « off », trois séances en plein air au Mont des Arts : des épisodes de Baraki, la prochaine série de la RTBF, Effacer l’historique du duo Benoît Deléphine – Gustave Kervern et le Buena Vista Social Club de Wim Wenders.

Si de nombreux films nous font de l’œil, quelques-uns ne devraient pas manquer de marquer les spectateurs, à commencer par le dernier Paul Verhoeven : Benedetta, avec Virginie Efira. Le film sera présenté par une de ses actrices : notre compatriote Daphné Patakia.
Cette musique ne joue pour personne du toujours inspiré Samuel Benchetrit devrait aussi valoir le détour. Il sera défendu par le réalisateur et son acteur Bouli Lanners, grand habitué du BRIFF mais aussi du BSFF.
Enfin, le film New Order, de Michel Franco, ne devrait pas laisser le spectateur indifférent, loin de là.

Permettons-nous l’expression, ici nullement galvaudée : last but not least… l’invité d’honneur de ce 4e BRIFF sera un des Français les plus belges : le trublion Benoît Delépine.
Une rétrospective de cinq films du Grolandais seront donnés à voir aux festivaliers : le cultissime Aaltra, le déjanté Avida, le féroce Louise Michel, le Depardiesque Mammuth mais aussi son dernier film : Effacer l’historique donc, avec l’atypique Corinne Masiero.
Et à vos agendas : le samedi 4 septembre au Cinéma Palace, Delépine participera à une rencontre exclusive avec Bouli Lanners. Tous deux partiront à la rencontre du public du Festival. Et ça s’annonce déjà mémorable !

Précisons que le Jury international de ce 4e BRIFF sera composé de l’actrice et réalisatrice française Maryline Canto, de l’acteur islandais Tómas Lemarquis, de l’artiste protéiforme belge qu’est Helena Noguerra ou encore du réalisateur belge Olivier Masset-Depasse (qui réalisera, en novembre, l’adaptation US de son film Duelles).

Les organisateurs du Festival proposeront également différentes activités autour du cinéma à l’attention des 10-25 ans, telles un atelier de réalisation et des ateliers de critiques de films.

Plus d’infos : bsff.be et briff.be

Excellents Festivals à vous !

Jean-Philippe Thiriart

Anima 2020, dès ce soir, on y va !

Anima 2020, dès ce soir, on y va ! 370 208 Jean-Philippe Thiriart

La 39e édition du Festival Anima aura de nouveau lieu dans le beau paquebot de Flagey, du 21 février au 1er mars. Il y aura également des projections partout dans le pays avec des décentralisations en Flandre et en Wallonie.

Le Festival Anima est un incontournable du milieu. Avec plus de 46 000 spectateurs en 2019, le festival rassemble de nombreux professionnels belges et internationaux venus présenter leur film ou participer aux différentes activités que propose le festival. Cette année, Anima fera un focus sur les pays nordiques, avec leurs auteurs percutants, et rendra également hommage à la production engagée du studio luxembourgeois Mélusine Productions.

Au programme : 28 longs métrages diffusés lors des 10 jours de festival, 135 courts métrages en compétition qui seront jugés par 5 jurys différents, tout cela pour près de 150 heures de films à visionner tout au long du festival. Plus de 1 500 courts métrages ont été reçus cette année, venant de 70 pays différents. C’est dire à quel point le festival est important aux yeux des producteurs.

Saviez-vous que le festival était beaucoup plus fréquenté par les adultes que par les enfants ? Ce n’est pas si étonnant quand on voit que les organisateurs ont mis au programme une flopée de films qui leur sont destinés. Le festival les invite à découvrir six longs métrages en compétition dont Away du Letton Gints Zilbalodis ou encore Old Man Cartoon Movie des Estoniens Oskar Lehemaa et Mikk Mägi. Il sera également possible de voir quatre longs métrages japonais d’auteurs très réputés, tous en compétition. Du côté des courts, la compétition s’annonce très serrée. C’est dans ces programmes que bat le pouls du cinéma d’animation contemporain avec ses nouveaux talents et ses maîtres confirmés.

Enfin, des programmes événements comme la projection de l’intégrale de l’envoûtante série Undone, produite par Amazon Prime et réalisée par le portraitiste de génie Hisko Hulsing, ou encore l’hilarant Women in Laugh ou l’humour décliné au féminin, et d’autres comme la Nuit animée, démontreront, si c’est encore nécessaire, que le cinéma d’animation est aussi résolument destiné aux adultes.

Bon Festival !

Victor Dussaiwoir

Avec le soutien de

En Cinemascope
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