manga

Park Chan-wook, président du Jury du 79e Festival de Cannes : présentation du cinéaste sud-coréen et de son chef-d’œuvre, OLD BOY

Park Chan-wook, président du Jury du 79e Festival de Cannes : présentation du cinéaste sud-coréen et de son chef-d’œuvre, OLD BOY 1280 760 Jean-Philippe Thiriart

Tandis que la 79e édition du Festival de Cannes bat son plein, nous avons choisi de mettre en avant combien le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook se devait d’en être le président du Jury Longs Métrages. En se penchant sur son cinéma et sur la place majeure que le réalisateur coréen occupe au sein de la Hallyu (la vague culturelle coréenne), ainsi que sur son film culte, Old Boy. Avec, entre autres, deux de nos vidéos : la Minute Cinéma qui leur est consacrée et l’interview du cinéaste lors du 35e Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF).


Park Chan-wook au BIFFF, où il a été fait Chevalier de l’Ordre du Corbeau
Crédit photo : 35e BIFFF – Francesco Serafini

Pourquoi Park Chan-wook est président du Jury à Cannes cette année

Vingt-deux ans après son Grand Prix à Cannes pour Old Boy, Park Chan-wook devient ainsi, cette année, le premier réalisateur sud-coréen à présider le Jury des Longs Métrages du Festival. Une consécration pour celui qui continue d’influencer le cinéma et la pop culture mondiale !

En 2004, surgissait un véritable ovni : Old Boy (올드보이). Un film choc à tous les niveaux : déflagration visuelle, humour noir, violence dérangeante et bande-son naviguant entre tango, valse et techno. Quentin Tarantino, alors président du Jury du Festival de Cannes, y défendit le film avec ferveur. C’est ainsi qu’à seulement deux voix près, Old Boy aurait décroché la Palme d’Or finalement attribuée à Michael Moore pour Fahrenheit 9/11.

Vingt-deux ans plus tard, Park Chan-wook retrouve la Croisette pour la cinquième fois, à présent en tant que président du Jury. Un moment historique pour ce cinéaste autodidacte, sans parcours académique en cinéma, devenu au fil des années l’un des habitués du Festival et de son palmarès : Grand Prix pour Old Boy en 2004, Prix du Jury pour Thirst, ceci est mon sang en 2009 et Prix de la mise en scène pour Decision to Leave en 2022.

Pourquoi ce cinéma fascine-t-il autant ?

Après Old Boy, le cinéma coréen cesse d’être considéré comme marginal. Les productions sud-coréennes s’imposent désormais autant que les grandes productions occidentales. Park Chan-wook devient alors un des symboles majeurs de la Hallyu (la vague culturelle coréenne), aux côtés de Bong Joon-ho, le réalisateur de la Palme d’or 2019 : Parasite.

Leur point commun ? Des univers immédiatement reconnaissables : violence stylisée, intensité émotionnelle, critique sociale et récits imprévisibles. Mais, surtout, des films qui marquent durablement les spectateurs.

À l’inverse de nombreuses productions hollywoodiennes pensées pour une standardisation mondiale des récits, le cinéma coréen a longtemps assumé sa singularité culturelle. Et c’est précisément cette identité forte qui lui a permis de devenir universel.

Une particularité qui influence le cinéma coréen

La Corée du Sud possède une particularité peu connue : les armes à feu y sont strictement interdites. Cette spécificité a fortement influencé le cinéma et les séries coréennes, poussant les scénaristes et réalisateurs à imaginer des scènes d’action plus physiques, inventives et chorégraphiées.

Les affrontements privilégient ainsi les poings, les couteaux ou les objets du quotidien plutôt que les fusillades classiques. Sans cette contrainte culturelle, la mythique scène du couloir de Old Boy n’aurait peut-être jamais vu le jour sous cette forme.

À l’origine : un manga japonais

Pour la petite histoire, Old Boy est adapté d’un manga écrit par Garon Tsuchiya (alias Karibu Marei) et illustré par Nobuaki Minegishi, publié en 1997.


Park Chan-wook transformera profondément le personnage principal. Il renomme d’abord le héros Oh Dae-su, un nom pouvant être traduit par « avancer un jour à la fois », et en fait un homme pathétique, incapable de gérer correctement son enfermement. Une approche très différente du manga original, où le personnage apparaît beaucoup plus froid et impassible.

Autre changement majeur : dans le manga, le protagoniste n’est ni marié, ni père de famille. Deux détails loin d’être anodins puisqu’ils transforment profondément le récit… et surtout son final !

Quand BTS rend hommage à Old Boy

Depuis plus de vingt ans, la Corée du Sud développe une stratégie culturelle redoutablement efficace. Cinéma, séries, musique, mode ou jeux vidéo : la « K-culture » est devenue l’une des industries culturelles les plus influentes au monde.

Après Old Boy, le triomphe mondial de Parasite, Palme d’or en 2019, donc, puis Oscar du meilleur film l’année suivante, marque un nouveau tournant historique. Dans le même temps, Squid Game conquiert les plateformes mondiales, tandis que la K-pop devient un phénomène planétaire, porté notamment par le groupe BTS.

Difficile, dès lors, de ne pas voir un symbole dans le clip hommage de BTS reprenant le mythique plan-séquence du couloir de Old Boy. Notez que le groupe y remplace le célèbre marteau du film par plusieurs objets emblématiques de la culture coréenne.

Le clip de BTS, hommage à Old Boy

Cette référence illustre parfaitement la manière dont la pop coréenne s’appuie sur le prestige du cinéma sud-coréen pour nourrir son propre imaginaire. Chaque succès renforce alors les autres, faisant de la Hallyu un véritable écosystème culturel.

La Corée du Sud a transformé sa culture populaire en puissance mondiale. Et cette année, en le choisissant pour présider son Jury des Longs Métrages, le Festival de Cannes rend hommage à l’un de ses plus grands génies artistiques : Park Chan-wook !

Samantha Pirard

Un autre regard sur Old Boy

Avec notamment, au casting, le trio d’acteurs et d’actrice composé de Choi Min-sik, Yoo Ji-tae et Gang Hye-jung, Old Boy fait partie de la trilogie que Park Chan-wook a choisi de consacrer à son thème le plus cher : la vengeance. Initiée en 2003 avec Sympathy for Mr. Vengeance, cette saga comprend, outre Old Boy, le film Lady Vengeance, commis en 2005.

Précisons d’emblée que si chacun des films de cette trilogie est rudement efficace, Old Boy en est sans conteste la pièce maitresse.


Choi Min-sik, percutant pour le moins, est le Oh Dae-su de Park Chan-wook

Si Old Boy s’inscrit quelque peu dans la même lignée que Kill Bill : Volume 1, le film du réalisateur sud-coréen n’a rien à envier au travail de Tarantino. Il méritait d’ailleurs à Cannes, cette année-là, tellement plus la Palme d’Or que le très bon Fahrenheit 9/11 de Michael Moore. On ne réécrit pas l’histoire.

Old Boy fait partie de ces œuvres qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Jouissif au possible, d’une grande violence – nécessaire à son scénario en béton –, clos par un final dantesque et porté par un acteur principal au sommet de son art en la personne de Choi Min-sik, qui avait déjà brillé dans le film Ivre de femmes et de peinture, le film mérite absolument les quatre étoiles que nous lui accordons !

Bienvenue en enfer !

Jean-Philippe Thiriart

Notre Minute Cinéma

N’hésitez pas à découvrir la Minute Cinéma de En Cinémascope dans laquelle nous vous proposons une présentation critique de Old Boy et de son réalisateur, ainsi que de l’expo qui célébrait, voici un peu plus de deux ans, au Cinéma Galeries, les 20 ans du film.

J.-Ph. T.

Notre interview de Park Chan-wook

Enfin, nous nous invitons à visionner notre interview de Park Chan-wook au 35e BIFFF. Non sans remercier Haetal Chung, du Centre Culturel Coréen de Bruxelles, interprète ce jour-là de Park Chan-wook !

J.-Ph. T.

Photo de couverture : Lee Seung-hee

OLDBOY a 20 ans : Expo et Rétro Park Chan-wook au Cinéma Galeries au menu de la première Minute Cinéma de En Cinémascope !

OLDBOY a 20 ans : Expo et Rétro Park Chan-wook au Cinéma Galeries au menu de la première Minute Cinéma de En Cinémascope ! 1240 1754 Jean-Philippe Thiriart

Aujourd’hui, nous vous présentons le tout premier numéro de « La Minute Cinéma de En Cinémascope », issu de la toute première – elle aussi – édition de l’ISFSC MAG !

L’ISFSC MAG est une nouvelle initiative du Conseil des Étudiants (CDE) de l’Institut Supérieur de Formation Sociale et de Communication (ISFSC) impliquant professeur(e)s et étudiant(e)s.
Il s’agit d’« un moyen pour des étudiant(e)s motivé(e)s de découvrir le monde de l’information audiovisuelle et de l’école d’une nouvelle manière ! »
Au menu, chaque mois :
– des astuces pour les étudiants,
– la découverte d’un portrait d’une personne avec un parcours unique,
– une minute cinéma,
– la couverture des événements à l’ISFSC, et
– le « backstage » d’un cours intéressant dans une des trois sections de l’Institut.

Au programme de cette première Minute Cinéma de En Cinémascope, donc – une Minute qui dure en réalité cette fois 2’22 » – :
la présentation de l’expo célébrant les 20 ans de OLDBOY, le film culte de Park Chan-wook, du métrage en lui-même, et du réalisateur coréen et de son œuvre, plus largement.

Merci au Cinéma Galeries et au Centre Culturel Coréen de Bruxelles !

Crédits vidéos
Captation et montage : Sammy Dhont
Production : Sofía Marroquin et Elisa Tuzkan

Crédits photos
Photos de Park Chan-wook : 35e BIFFF – Francesco Serafini
Photos de l’exposition : Nilesh Kumar et le Cinéma Galeries

La première édition de l’ISFSC MAG

Jean-Philippe Thiriart

La première édition du Festival du Film Japonais de Bruxelles démarre aujourd’hui !

La première édition du Festival du Film Japonais de Bruxelles démarre aujourd’hui ! 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Un festival de cinéma japonais en Belgique ? C’est une première et c’est à Bruxelles que ça se passe ! Dès 16h aujourd’hui, vendredi 17 septembre, jusqu’au vendredi 24. Non loin de Flagey avec une salle à l’Espace Lumen. Puis dans la très confortable Salle de cinéma de la Gare Maritime / Maison de la Poste de Tour & Taxis. Le festival est né à l’initiative de Freddy Bozzo, bien connu des fans belges de cinéma de genre puisqu’il est l’un des cofondateurs du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), et d’un autre passionné de cinéma japonais : Francesco Serafini.

Les organisateurs du Festival souhaitent que celui-ci s’adresse à un large public avec une mise en avant du cinéma japonais mais aussi de l’ensemble de la culture du Pays du Soleil-Levant. Il est crucial à leurs yeux d’attirer l’attention des festivaliers sur la richesse de la culture japonaise, de la partager avec eux et, ensemble, de la faire rayonner.

Deux expos photos seront présentées, l’une proposant un regard sur le Japon et en particulier sur sa capitale, Tokyo, et l’autre mettant en avant la beauté du Mont Fuji, à l’Espace Lumen et à Tour & Taxis respectivement.
Ce dimanche 19 septembre, de 14h à 18h, le Festival fêtera le Japon comme il se doit. L’accès aux activités proposées durant cet après-midi est gratuit. Avec, au programme notamment : stands, démonstrations d’aïkido et de kendo, spectacle « kimono », présentation de la cérémonie du thé, animation Taiko (« tambour » en japonais), concert de musique classique et atelier dédié à l’art du Furoshiki (ou comment emballer ses cadeaux à la japonaise).

Les films

Le Festival proposera des films en avant-premières, tant de jeunes réalisateurs que de metteurs en scènes confirmés, qui mettront en lumière la diversité de la filmographie japonaise. Tous genres confondus, 19 longs-métrages seront projetés : dix films récents en avant-premières (belges, internationales et même mondiales), et neuf films rares plus anciens. De quoi convaincre les festivaliers de la qualité du cinéma japonais.

Aujourd’hui, vendredi 17 septembre, après la présentation de Just The Two of Us à 16h, le Festival s’ouvrira officiellement à 18h puis à 20h avec les projections, en avant-première mondiale, de The Pass: Last Day of The Samurai. Un film réalisé par Takashi Koizumi, qui a longtemps officié au poste d’assistant réalisateur d’un certain Akira Kurosawa.
À 22h30, projection de Dancing Mary, annoncé comme cultissime et réalisé par SABU, que les organisateurs du Festival n’hésitent pas à qualifier de véritable légende.

Demain, samedi 18 septembre, à 16h : The Night Beyond the Tricornered Window, qui s’inscrit dans la vague des films trouvant leur inspiration dans les mangas.
À 18h, Melancholic, film décalé et teinté d’humour noir.
À 20h, Special Actors, de Shinichiro Ueda. Notez que le film précédent du réalisateur – One Cut of the Dead – avait obtenu le Pégase ou Prix du Public voici deux ans au BIFFF. Un film pour le moins low budget – 25 000 dollars – mais qui en a rapporté quelque… 31 millions !
À 22h30, c’est le film de fantômes Stigmatized Properties, de Hideo Nakata, qui viendra clôturer la journée. Le réalisateur de Ringu, de la suite du remake US du film, de Dark Water et, plus récemment, de Ghost Theater, en fera frissonner plus d’un.

Ce dimanche 19 septembre, le Festival prendra ses quartiers à Tour & Taxis avec deux séances « Special Kids », à 14h et à 16h. Les jeunes spectateurs pourront découvrir le film Yuki : le secret de la montagne magique, des studios Mushi Productions. Ceux-là même à qui l’on doit l’adaptation d’Astro Boy.
À partir de 19h aura lieu la clôture du Festival à l’Espace Lumen, Festival qui continuera donc à Tour & Taxis par la suite. Le film Hokusai, projeté en avant-première européenne proposera au spectateur un retour sur le parcours de Katsushika Hokusai, auteur de La Grande Vague de Kanagawa notamment. C’est à cet artiste japonais, qui a influencé de nombreux autres parmi lesquels Gauguin, van Gogh ou encore Monet, que l’on doit le mouvement artistique majeur qu’est le japonisme.
À 21h30 : Talking the Picture, qui témoigne de l’importance du rôle joué par les benshi, appelés aussi katsuben, ces hommes qui commentaient les films muets lors de leur projection.

Lundi 20 septembre, à 19h, projection d’un des trois films de Hitoshi Matsumoto programmés par les organisateurs : Big Man Japan, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors de l’édition 2007 du Festival de Cannes.
À 21h : La Légende de Musashi Miyamoto. Ce film de samouraïs, qui a durablement marqué le cinéma japonais, est le premier d’une trilogie. Avec Toshiro Mifune, l’acteur fétiche de Kurosawa.

Mardi 21 septembre, à 19h : Symbol, deuxième film de Hitoshi Matsumoto proposé par le Festival. Décalé et ayant pour sujet la folie, il a remporté le Corbeau d’Argent en 2010 au BIFFF, deuxième Prix le plus important décerné au terme de la grand messe belge du cinéma de genre, après le Corbeau d’Or.
À 21h, Silence, adaptation du roman éponyme – culte au Japon – sera présenté en première belge. Il inspira à Martin Scorsese le film du même nom.

Mercredi 22 septembre, à 19h, projection du troisième et dernier film de Hitoshi Matsumoto présenté cette année : Saya Zamuraï.
À 21h, sera donné à voir le grand film d’aventures sur la Seconde Guerre Mondiale L’héritage des 500.000, unique long-métrage en tant qu’acteur et réalisateur de la star du cinéma japonais Toshiro Mifune.

Jeudi 23 septembre, à 19h : Les funérailles des roses, qui emprunte dans une certaine mesure au théâtre de Bertol Brecht et aurait inspiré à Kubrick son Orange mécanique.
À 21h, Chanson pour l’enfer d’une femme, célèbre pinku eiga (ou pink film), qui s’inscrit dans le cinéma érotique nippon et ne manqua pas d’inspirer bon nombre de films à la Nikkatsu, cette même Nikkatsu qui a lancé parmi les plus grands réalisateurs japonais.

Vendredi 24 septembre, à 19h et à 21h, clôture du Festival du Film Japonais de Bruxelles avec les projections de Tokyo Dragon Chef, qui signe le grand retour du maître des effets spéciaux japonais Yoshihiro Nishimura, réalisateur notamment de Tokyo Gore Police et de Meatball Machine Kodoku.

Infos pratiques

Quand et où
Du 17 au 19 septembre à l’Espace Lumen : Chaussée de Boondael, 32-36 à Ixelles
Puis du 19 au 24 septembre à la Gare Maritime / Maison de la Poste, à Tour & Taxis : Rue Picard, 7 à Bruxelles

Tarifs
La billetterie en ligne – japanfilmfestival.tickoweb.be – est à privilégier bien que l’achat de tickets sur place est possible
Séance normale : 9 euros
Séance spéciale Kids : 3 euros
Ouverture et clôture : 11 euros, dégustation de sushis comprise

Plus d’infos : jffb.org

Bon Festival !

Jean-Philippe Thiriart

Géant de l’animation japonaise, L’ATTAQUE DES TITANS est de retour !

Géant de l’animation japonaise, L’ATTAQUE DES TITANS est de retour ! 1000 1500 Jean-Philippe Thiriart

Réalisé par Tetsuro Araki
D’après le manga d’Hajime Isayama

Action, drame, surnaturel
Déconseillé aux moins de 15 ans
Quatrième saison, après trois saisons de 59 épisodes de 25 minutes

★★★★

Demain, dimanche 6 décembre, à 18h34 précises sort la saison finale de L’Attaque des Titans (Shingeki no Kyojin pour la version originale japonaise). Voilà qui marque la fin de la très longue histoire d’Hajime Isayama. Cette saison 4 est assurée par le célèbre studio MAPPA, déjà connu pour son travail sur Dorohedoro, Gambling School et Terror in Resonance. Il s’agit à n’en point douter d’une des séries d’animation les plus attendues de 2020. Elle sera disponible sur Wakanim, plateforme de VoD diffusant des séries d’animation japonaise.

Petit résumé de l’histoire pour les novices…
Depuis cent ans, l’humanité est enfermée derrière un mur de 50 mètres de haut afin de se protéger des titans, géants anthropophages mesurant entre 3 et 15 mètres, qui ont pour seul objectif de dévorer des humains.

Nous faisons la connaissance d’Eren Jäger, jeune garçon dont le rêve est de rejoindre le bataillon d’exploration, un groupe de soldats sillonnant l’extérieur des murs pour en apprendre plus sur les titans et tenter de sauver l’humanité.

Un jour, après ces cent années de paix derrière le mur, un titan de 75 mètres apparaît et réussit à le détruire à l’aide d’un autre titan dont le corps semble dur comme l’acier. Les titans en profitent pour rentrer dans l’enceinte et à dévorer les habitants. Après avoir vu sa mère se faire anéantir sous yeux, Eren Jäger fait le serment d’exterminer un à un l’ensemble des titans.

L’Attaque des Titans est une œuvre violente, raison pour laquelle s’impose un disclaimer pour les plus jeunes. Mais le jeu en vaut la chandelle. L’animé est réputé pour être l’une des œuvres majeures du genre des années 2010, dans la foulée de Death Note lors la décennie précédente. Ils ont d’ailleurs été une ouverture à l’animation japonaise pour beaucoup de non-initiés. L’animation a été chapeautée par de grands noms de l’industrie. La bande-son, quant à elle, s’accorde parfaitement à l’œuvre. S’inspirant de chants militaires, elle donne à l’ensemble une puissance réaliste.
De plus, Hajime Isayama est connu pour son utilisation du fusil de Tchekhov. Soyez donc attentifs lors du visionnage de chaque épisode car de petits éléments anodins peuvent prendre beaucoup d’ampleur au fur et à mesure de l’histoire !

Rapide coup d’œil sur le studio MAPPA, qui reprend les rênes de l’animation pour cette saison finale. Sur les réseaux sociaux, les fans s’inquiétaient du changement de studio, surtout après le désastre qu’a été la saison de One Punch Man après sa reprise par J.C. Staff. Force est de constater qu’il n’en est rien. MAPPA a eu l’occasion de faire ses preuves récemment avec l’animé Jujutsu Kaisen, qui remporte un très grand succès pour le moins mérité. Voilà qui est de très bonne augure pour l’ultime saison de L’Attaque des Titans ! N’hésitez pas à découvrir, ci-dessous, la bande annonce officielle de cette saison finale. Attention, toutefois : risque d’être légèrement spoilé il y a.

Maxence Debroux, avec la participation de Jean-Philippe Thiriart

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★           Convaincant
★★★        Remarquable
★★★★     Impératif

Avec le soutien de