Blu-ray

Le Combo 4K Ultra HD, Blu-ray 3D et Blu-ray et Wonder Woman 1984

Sortie Blu-ray : WONDER WOMAN 1984 en envoie… un peu trop

Sortie Blu-ray : WONDER WOMAN 1984 en envoie… un peu trop 1800 2205 Jean-Philippe Thiriart

Réalisé par Patty Jenkins
Avec Gal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig, Pedro Pascal, Connie Nielsen, Lilly Aspell

Action, fantastique
2h31

Une sortie Warner Home Video

Le film   ★★

Wonder Woman 1984 – ou WW84, c’est selon – nous emmène d’abord sur l’île de Themyscira, où la jeune Diana Prince, alias Wonder Woman, vit avec ses sœurs Amazones. Cette entrée en matière de qualité aurait gagné à être davantage développée car c’est trop rapidement que nous plongeons en 1984 – rien à voir avec le roman de George Orwell -, où la super-héroïne DC Comics devra faire face à deux nouveaux ennemis.

Les scénaristes de cette suite du film de 2017 parviennent à développer de façon relativement convaincante trois des quatre personnages principaux : le duo Diana Prince – Steve Trevor (déjà présent dans le premier opus du reboot) et la maladroite Barbara Minerva (Kristen Wiig, très convaincante). C’est moins vrai pour l’homme d’affaires raté Max Lord (Pedro Pascal, qui en fait beaucoup trop).
Également une des coproductrices du film, l’actrice israélienne Gal Gadot (Wonder Woman) propose un jeu de grande qualité. Si son personnage, précédemment interprété par Lynda Carter dans les années 1970, s’avère intéressant, c’est notamment parce qu’il propose plusieurs niveaux de lecture.

Tandis que le premier film de cette nouvelle saga permettait de connaitre les origines de Wonder Woman et de présenter son personnage, ici, nous découvrons ce qu’elle est devenue, le temps d’un nouveau voyage dans le temps. La reproduction de l’ambiance des eighties est une des grandes réussites du métrage et c’est avec bonheur que nous avons opéré, grâce au film, un retour vers le passé de plus de 35 ans.
Si le film a quelques longueurs, hormis lors de la dernière partie du film, WW84 propose ce qu’il faut d’effets spéciaux.

Ah oui, nous allions oublier : Si nous vivons dans un monde de besoins inconsidérés qui ne sont en rien nécessaires, « Greatness is not what [so many – too many – people] think it is. » (« L’excellence, ce n’est pas ce que [tant – trop – de gens] pensent. »)

Le Combo 4K Ultra HD + Blu-ray 3D + Blu-ray   ★★★

Les bonus du film sont divisés en trois parties.

« Scene Studies: The Mall et The Open Road », d’abord. Soit deux retours sur autant de scènes-clés du film.

« The Making of Wonder Woman 1984 », ensuite.
« Expanding the Wonder » permet d’aller plus loin que le film avec les principaux acteurs qui ont participé à la réussite de WW84, parmi lesquels, naturellement, Patty Jenkins, réalisatrice, coscénariste et coproductrice du film.
Figure entre autres, dans « Small But Mighty », l’audition de Lilly Aspell, qui joue avec talent Diana enfant. Nous y apprenons notamment qu’elle n’a pas été doublée une seule fois et découvrons sa complicité avec l’actrice danoise Connie Nielsen (Gladiator, L’Associé du diable).
Dans « Meet the Amazons », nous rencontrons les actrices qui interprètent les Amazones participant aux Jeux du même nom que l’on découvre au début du film, huit jeunes femmes venues d’horizons très différents.
« Gag Reel » propose le tout aussi classique qu’immanquable bêtisier du film.
« Black Gold Infomercial » reprend la fausse pub pour la Black Gold Cooperative de l’homme d’affaires à la dérive Max Lord.
On retrouve aussi dans cette partie du Blu-ray le sympathique « WONDER WOMAN 1984 Retro Remix ».

Enfin, parmi les bonus du Blu-ray dédié, on peut découvrir la partie « GAL & KRISTEN ». Deux éléments, ici : « Friends Forever » et « Gal & Krissy Having Fun », clip mettant en avant la complicité entre les actrices Gal Gadot et Kristen Wiig.

Rendez-vous en 2022 pour le troisième volet des aventures de la super-héroïne au lasso de vérité !

Jean-Philippe Thiriart

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

Retour sur LOST HIGHWAY, le chef-d’œuvre de David Lynch

Retour sur LOST HIGHWAY, le chef-d’œuvre de David Lynch 653 925 Guillaume Triplet

Réalisé par David Lynch (1997)
Avec Bill Pullman, Patricia Arquette, Balthazar Getty, Robert Loggia
Version restaurée (Cinéart)

Néo-noir
2h15

★★★★

Envoûtant. Probablement l’un des qualificatifs qui correspond le mieux à Lost Highway, chef-d’œuvre (ultime ?) de David Lynch. Un film qui, près de 25 ans après sa sortie, fait encore référence. Quand le spectateur s’y plonge, il part irrémédiablement pour un voyage aux confins de l’imaginaire, du rêve et d’une réalité distordue, si chers au réalisateur. D’aucuns diront que ce dernier a peut-être même synthétisé ses envies, son art et son sens de la narration dans ce « néo-noir » qui respecte les codes tout en les bousculant.

L’histoire est celle de Fred Madison (Bill Pullman), saxophoniste de free jazz marié à l’attirante et intrigante Renée (Patricia Arquette) qu’il sera accusé d’avoir assassinée sans que le motif ni le déroulement du crime ne soient clairement définis. Lors de son incarcération, et par l’entremise d’un jeu de « portes » (une des récurrences de l’auteur), Fred se retrouvera dans la peau de Pete (Balthazar Getty), un jeune garagiste de 24 ans, et sera amené à vivre une vie étrangement parallèle à la sienne.
Comme toute tentative de description d’un film de David Lynch, celle-ci paraît vaine tant son cinéma prend surtout les intrigues comme vecteurs d’ambiance. L’histoire et les personnages sont pour lui des notions importantes mais peut-être pas autant que l’atmosphère qu’il peut créer autour d’elles. La forme serait-elle plus importante que le fond ? Les histoires seraient-elles uniquement des prétextes pour Lynch ? Le débat est intéressant puisque, malgré cela, chez lui, l’un ne va pas sans l’autre. Il suffit d’ailleurs de prendre pour preuve l’investissement dont font preuve les acteurs et la manière qu’ils ont de s’investir dans leurs personnages.

Les films de Lynch, et à plus forte raison Lost Highway, se présentent presque comme des expériences sensorielles. Chaque plan pourrait presque être encadré. Le metteur en scène joue sur les images et les textures au point que celles-ci semblent palpables lors de certaines séquences comme celles des gros plans sur les lèvres de Patricia Arquette lorsqu’elle parle dans le cornet du téléphone.

Lost Highway est un film complet qui permet au spectateur d’exercer, s’il le veut, son sens de l’interprétation tant le champ des possibles est ouvert. Adulé ou détesté, peu importe. Le film enferme le savoir-faire d’un artiste capable de pondre des films de prime abord incompréhensibles mais qui captent l’attention, interrogent, éveillent les sens. Servi par une bande originale dantesque (Angelo Badalamenti, David Bowie, Nine Inch Nails, Rammstein, Lou Reed…) qui reflète également l’importance de la musique dans le cinéma lynchéen, Lost Highway, dont le titre est d’ailleurs celui d’un classique country de Hank Williams, est une œuvre fondamentale.

Si Cinéart a eu la bonne idée de le ressortir en 2019 en DVD et en Blu-ray par le biais de cette version restaurée, on peut déplorer l’absence de bonus. Cette réédition permettra donc de (re)découvrir le film dans de bonnes conditions mais sans réel plus malheureusement.

Guillaume Triplet

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

Sortie Blu-ray et DVD : LE CAS RICHARD JEWELL, de Clint Eastwood

Sortie Blu-ray et DVD : LE CAS RICHARD JEWELL, de Clint Eastwood 1458 1937 Jean-Philippe Thiriart

Réalisé par Clint Eastwood
Avec Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Kathy Bates, Jon Hamm

Drame
2h11

Une sortie Warner Home Video

Le film   ★★★

Clint Eastwood ne s’éloigne jamais longtemps de la caméra, que ce soit en tant que réalisateur, acteur ou les deux en même temps. Il est d’ailleurs impressionnant de voir que ce monument du cinéma américain, malgré ses 90 printemps cette année, enchaîne toujours les films à un rythme effréné. Mais le plus surprenant est que, sauf quelques rares erreurs de parcours, les œuvres eastwoodiennes ont très souvent rencontré un succès aussi bien public que critique. Le bonhomme a le don de mettre en scène mais aussi de raconter des histoires parfois dérangeantes, souvent touchantes. Le Cas Richard Jewell s’inscrit d’ailleurs assez bien dans cette dernière catégorie.

Basé sur une histoire vraie, le film relate une partie de la vie d’un homme en surpoids vivant toujours chez sa mère et dont le rêve est de devenir policier. À défaut d’y parvenir, il s’investit dans son métier de vigile avec un grand sens du devoir. Nous sommes en 1996 et lors des Jeux Olympiques d’Atlanta, Richard Jewell travaille dans l’une des équipes chargées d’assurer la sécurité de l’évènement. Un soir, lors d’un concert en plein air, il découvre un sac à dos sous un banc, qu’il soupçonne être un colis suspect. Il applique donc le protocole adéquat en avertissant les forces de police et en faisant évacuer le public. La bombe contenue dans le sac finira par exploser et le professionnalisme de Jewell aura sauvé de nombreuses vies. Mais si dès le lendemain, le simple agent de sécurité est élevé au rang de héros national, il subira tout aussi rapidement une véritable descente aux enfers suite à l’obstination du FBI qui voit en lui le suspect idéal et ces accusations de s’accompagner d’un véritable acharnement de la presse à son égard.

Le Cas Richard Jewell impressionne par sa maîtrise et sa justesse. L’acteur interprétant le rôle-titre, Paul Walter Hauser, y est assurément pour beaucoup tant il incarne son personnage avec la bonhomie nécessaire pour le rendre d’autant plus attachant. Des qualités qui se retourneront d’ailleurs contre lui au fur et à mesure de l’histoire tant son respect pour les forces de l’ordre le poussera à vouloir simplement aider mais, a contrario, le fera s’engouffrer dans une spirale d’accusations, au grand dam de son avocat, campé par l’excellent Sam Rockwell.

En plus de rendre hommage et justice à l’homme, le film se présente également comme une critique de la toute-puissance des médias. Ceux-ci ayant l’effrayant pouvoir, en un mot ou une image, de briser un destin sans même parfois avoir ne serait-ce qu’une infime partie de vérité. Le Cas Richard Jewell peut donc être vu tout aussi bien avec un regard tourné vers le passé qu’avec un œil sur le présent. L’une de ses thématiques n’aura peut-être jamais été aussi actuelle tant le flux d’informations auquel nous sommes soumis en permanence obstrue une vision critique pourtant nécessaire.

Le Blu-ray   ★

Côté bonus, l’édition Blu-ray de la Warner n’en propose pas un florilège mais a le mérite d’aller à l’essentiel avec deux séquences d’un peu plus de six minutes chacune. D’une part, un making-of dans lequel figurent quelques rapides explications sur l’impressionnante reconstitution de la scène au Centennial Park d’Atlanta et quelques anecdotes de tournage. D’autre part, une séquence sur la véritable histoire de Richard Jewell (décédé en 2007) racontée en grande partie par l’équipe du film et par sa mère.

Guillaume Triplet

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★   Impératif

Sortie Blu-ray et DVD : BIRDS OF PREY

Sortie Blu-ray et DVD : BIRDS OF PREY 556 768 Jean-Philippe Thiriart

Vous reprendrez bien un peu de Suicide Squad !

Réalisé par Cathy Yan
Avec Margot Robbie, Ewan McGregor, Rosie Perez, Jurnee Smollett-Bell

Action, aventure DC
1h49
Interdit aux moins de 12 ans

Une sortie Warner Home Video

Birds of Prey (And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn) (Birds of Prey (et la Fantabuleuse Histoire d’Harley Quinn)) vient de sortir en Blu-ray 4K Ultra HD, en Blu-ray et en DVD. Nous vous proposons aujourd’hui une critique du film et du Blu-ray version 4K Ultra HD sorti par Warner Home Video, version qui vaut clairement le détour.

Le film   ★★

Birds of Prey (And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn) (Birds of Prey (et la Fantabuleuse Histoire d’Harley Quinn)) met en scène le personnage d’Harley Quinn, l’ex-petite amie du Joker. Un « blockbuster divertissement » dans l’univers établi par Suicide Squad et qui s’écarte de l’approche intimiste du Joker de Todd Phillips.

L’histoire ? Celle de quatre femmes : Harley Quinn, fraichement séparée du Joker ; The Huntress, meurtrière dont les motivations sont mystérieuses ; Black Canary, chanteuse au night-club appartenant au Black Mask ; et Renee Montoya, flic en manque de reconnaissance. Elles vont s’associer pour endiguer les manigances de Roman Simonis alias The Black Mask.

Le film s’inscrit dans un genre action décomplexée, voire fun. Et ce même si quelques scènes peuvent choquer un public sensible, raison pour laquelle le film est classé « R » (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés) par la Motion Picture Association of America. Il s’agit du premier film de l’univers cinématographique DC à avoir cette classification. Birds of Prey se rapproche de la marque de fabrique de Marvel : une conjugaison de violence et d’humour. Bien loin de ce que proposait Watchmen ou encore les Batman de Christopher Nolan. Le but est de respecter l’esprit originel de Suicide Squad. Dans l’ensemble, la sauce prend plutôt bien, mieux encore que chez son prédécesseur. Soulignons néanmoins que certaines scènes frisent le ridicule et l’irréalisme.

Margot Robbie (Once Upon a Time… in Hollywood) incarne une Harley Quinn détruite par sa séparation avec le Joker. Celle-ci cherche à s’émanciper de leur passé commun. Contrairement au jeu dans les autres adaptations, Margot Robbie opte pour une interprétation plus sage et moins hystérique. Quant aux autres acteurs, Ils s’inscrivent dans les standards de ce type de production, sans éviter quelques lourdeurs. À l’exception d’Ewan McGregor (Trainspotting), qui incarne un Black Mask tout à fait convaincant.

Le scénario, certes plaisant et dynamique, traduit quelques confusions que la narratrice, Harley Quinn, ne parvient pas à combler dans son récit.
Côté mise en scène, peu de surprises : efficace et sans bavure, et répondant aux attentes. La réalisatrice accentue la puissance des scènes d’action en recourant à des ralentis bien maitrisés. Niveau colorimétrie et jeux de lumière, le film s’inscrit dans un champ chromatique relativement électrique focalisé sur le rose et le vert pour représenter Harley Quinn.
La bande-son pop/RnB/trap rend les scènes encore plus énergiques. L’univers sonore, accrocheur et vivant, mérite sans conteste une vision en Atmos.

En conclusion, le film se révèle être un bon divertissement hollywoodien. Nous regrettons cependant un scénario sans grande subtilité et manichéen, qui s’inscrit, il faut bien l’admettre dans l’air du temps.

Le Blu-ray 4K Ultra HD   ★★★

Le coffret comprend deux disques. Le film en 4K Ultra Haute Définition avec le choix entre un son Dolby Atmos-TrueHD et un son Dolby Digital 5.1. Et les bonus en Haute Définition et en Dolby Atmos-TrueHD pour la version française, en Dolby Atmos DD+ pour la version anglaise, ainsi qu’en Dolby Digital 5.1 dans les deux langues.

L’image 4K Ultra HD vaut clairement le détour et le son est à la hauteur de celle-ci. Le film étant porté par une excellente bande-son, on en prend plein les oreilles.

Rayon bonus, c’est du lourd, avec huit chapitres différents.

Une Vue en mode Harley Quinn, tout d’abord (Birds Eye View Mode). Soit le film dans une version visuellement très léchée qui voit incrustés des Behind the Scenes. À savoir les interviews de la réalisatrice et des acteurs, mais aussi de différents membres de l’équipe technique, qui évoquent les cascades, les mouvements de caméra, les costumes, la lumière, la déco et les effets spéciaux ; le scénario, le jeu des acteurs, les personnages ou encore l’inspiration des différents comics Batman n’étant pas en reste.
Cette Vue donne aussi à découvrir de nombreux faits intéressants et anecdotes qui ne manqueront pas d’enrichir votre connaissance de la belle Harley.

Les sept autres chapitres des bonus, d’une durée totale de plus de 40 minutes sont les suivants :

Birds Of Prey : Qui se ressemble s’assemble
Romanesque, autour du villain du film : Roman Sionis aka Black Mask, interprété avec une bonne dose de folie par l’Écossais Ewan McGregor,
L’Amour à roulettes,
Crasse et Crime (Grime and Crime)
La Santé mentale c’est has been (Sanity Is Sooo Last Season),
Les Geeks sauvages, et
– un bêtisier.

On va donc plus loin que le film avec pas mal de gourmandise !

Jean-Philippe Thiriart et Maxence Debroux

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★   Impératif

Retour sur le Blu-ray de GIRL, Caméra d’Or en 2018 à Cannes

Retour sur le Blu-ray de GIRL, Caméra d’Or en 2018 à Cannes 2560 1704 Jean-Philippe Thiriart

En cette période (en théorie) cannoise, nous avons choisi de revenir aujourd’hui sur le Blu-ray du film Girl, lauréat voici deux ans de la Caméra d’Or. Ce Prix vient récompenser le meilleur premier film projeté au Festival, toutes sections confondues.

Nous avions eu le plaisir de rencontrer l’équipe du film l’an dernier aux Magritte du Cinéma, où Girl a remporté pas moins de quatre trophées : Meilleurs Scénario original ou adaptation (Lukas Dhont et Angelo Tijssens), Film flamand, Acteur (Victor Polster) et Acteur dans un second rôle (Arieh Worthalter).

Le réalisateur du film, Lukas Dhont, nous a confié être « tombé amoureux de Victor (Polster) d’une certaine manière » et ce « dès les premiers moments ».
Lors de cette avant-dernière édition des Magritte, nous avons également interviewé Victor Polster, l’interprète de la jeune Lara, qui y a entre autres trouvé « l’ambiance beaucoup plus relax qu’à Cannes ».
Enfin, Arieh Worthalter nous a notamment défini Cannes comme « une très belle aventure » qui leur est « passée dessus comme un camion ».

Pas d’autre bonus que la bande-annonce sur le Blu-ray du film, distribué par Lumière. Une galette qu’il convient néanmoins d’avoir à la maison pour voir et revoir ce grand film.

Bonne écoute de nos interviews et belle (re-)découverte de Girl en Blu-ray !

Jean-Philippe Thiriart

Retour sur le Blu-ray de DOGMAN, Prix d’interprétation masculine en 2018 à Cannes

Retour sur le Blu-ray de DOGMAN, Prix d’interprétation masculine en 2018 à Cannes 1125 612 Jean-Philippe Thiriart

DOGMAN ou l’importance de savoir s’entourer

Réalisé par Matteo Garrone
Avec Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Nunzia Schiano

Drame, thriller
1h42
Distribution : Cinéart

Le Film ★★★

En cette période (en théorie) cannoise, nous avons choisi de revenir aujourd’hui sur le Blu-ray du film Dogman, récompensé voici deux ans par le Prix d’interprétation masculine pour son acteur Marcello Fonte.

En toute honnêteté, si on s’attarde sur le pitch de départ, on ne peut pas dire que le film soit très engageant. L’histoire se déroule dans une banlieue italienne sinistrée, presque désertique. Un toiletteur pour chiens, Marcello, retrouve un ami sorti de prison, Simoncino, qui va l’entrainer dans divers méfaits.

Pourtant, après visionnage, force est de constater qu’on comprend mieux pourquoi ce film a été si bien accueilli par la critique lors de sa projection à l’édition 2018 du Festival de Cannes.
Nous nous garderons bien d’en dire trop sur la suite de l’histoire mais sachez qu’il est question d’empathie, de haine et de vengeance.

Ce long métrage est, de notre point de vue, poignant, conté de fort belle manière, comportant également quelques moments vraiment touchants et marquants. Ajoutons que la photographie est soignée, sans pour autant verser dans le tape-à-l’œil.

En conclusion, Dogman se laisse regarder avec plaisir. Quant à parler de chef-d’œuvre, il y a un pas que nous ne franchirons cependant pas.

Le Blu-ray ★★

Concernant la partie technique, Blu-ray oblige, l’image est très bien définie. On ne note également aucune présence de bruit. Petite particularité : le vert est presque totalement absent.

Au niveau audio, le film est proposé en DTS-HD (pas spécialement indispensable pour ce genre de films mais ne boudons pas notre plaisir).
Enfin, pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur l’origine de Dogman, une interview très intéressante du réalisateur et de l’acteur principal est présente comme unique supplément.

Denis Mathias, avec la participation de Jean-Philippe Thiriart

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★            Convaincant
★★★         Remarquable
★★★★       Impératif

Sortie Blu-ray de BLADE RUNNER 2049 : un must

Sortie Blu-ray de BLADE RUNNER 2049 : un must 500 250 Jean-Philippe Thiriart

Retour vers le futuristique Blade Runner

Synopsis
Los Angeles, 2019. La colonisation de l’espace a débuté. La Tyrell Corporation produit des esclaves androïdes dont les capacités surpassent celles de leurs concepteurs. Nommés replicants, ces androïdes sont déclarés hors-la-loi après une mutinerie loin de notre planète. Rick Deckard (Harrison Ford), un blade runner, est recruté afin de les éliminer.


Blade Runner
est l’adaptation du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick (1966). Œuvre culte, ce grand film d’anticipation – ou hard SF – fait partie de ces désormais classiques qui ont donné ses lettres de noblesse à la science-fiction sur grand écran. Dans la foulée de Star Wars et du Alien que Scott venait de signer. De ces œuvres d’art qui ont inspiré plusieurs générations de cinéastes. Par les beautés visuelle et sonore (la BO signée Vangelis) qu’il nous donne à contempler, les questions qu’il pose en ayant l’intelligence de ne pas y répondre, et les enjeux auxquels il nous confronte.


À l’issue du tournage de Blade Runner, Ridley Scott perd le contrôle artistique de son film, ce que d’aucuns pointeront comme la cause de son échec commercial à sa sortie en 1982. Il aura fallu pas moins de 25 ans et sept versions différentes de Blade Runner pour avoir enfin devant les yeux le director’s cut ultime de l’œuvre du cinéaste britannique. Signalons qu’il s’agit du premier film à bénéficier d’un director’s cut. C’était en 1992, soit dix ans après la sortie du métrage en salles. En 2007, allait néanmoins sortir un second director’s cut, réellement fidèle à la vision de Ridley Scott cette fois. La boucle était bouclée.


Regard sur Blade Runner 2049

Synopsis
Los Angeles, 2049. La société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. Lorsque l’officier K (Ryan Gosling), un blade runner, découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, qui a disparu depuis des décennies.


Une suite fidèle à l’œuvre originale

Le 7e Art se devait de donner une suite à Blade Runner.
Il aura fallu attendre 35 ans et un réalisateur de la trempe de Denis Villeneuve pour que la magie opère. Mission casse-gueule vu la qualité de l’original et les attentes générées mais mission accomplie, sur toute la ligne.

Le Canadien signe ici son dixième long métrage en vingt ans et le cinquième en cinq ans, depuis son arrivée à Hollywood avec le thriller poignant Prisoners en 2013. Nous l’avions découvert en 2010 avec Incendies, drame bouleversant porté par la Belge Lubna Azabal, pour lequel il nous avait accordé une agréable interview.
Le Canadien sait tout faire, navigant avec brio de la romance (Un 32 août sur Terre) à la science-fiction (Premier Contact et à présent Blade Runner 2049) en passant par le drame (Incendies donc, mais aussi Maelström), le thriller (Prisoners, certes, mais également Enemy) et le film policier (Sicario).


Pour la première fois, Denis Villeneuve a dû composer avec l’univers d’un autre grand faiseur d’images. Pour parvenir à extérioriser son propre univers intérieur. Son Blade Runner est très référencé et fidèle à l’œuvre originale d’un point de vue tant visuel (la photo est signée Roger Deakins, déjà actif sur Prisoners et Sicario), sonore, que musical (Hans Zimmer à la BO). Mais il porte aussi sa patte.


Cette superproduction est longue – 2h43 – mais elle est surtout captivante, de bout en bout. Et en prise avec la plus actuelle que jamais question de ce qui fait de nous ce que nous sommes, de ce qui nous différencie de ce que nous créons.
L’écriture du film fut collective et nous la devons notamment à Ridley Scott lui-même mais aussi à Hampton Fancher, le scénariste du premier Blade Runner, un gage de plus de la qualité de ce Blade Runner 2049.


Le Blu-ray 4K Ultra HD et ses bonus

4 fois la résolution du format HD, une High Dynamic Range offrant brillants contrastes et noirs plus profonds pour l’expérience visuelle la plus dynamique possible, un large spectre de couleurs et un son immersif.
Voilà la promesse faite avec ce Blu-ray Ultra HD de Blade Runner 2049. Nous n’avons pas été déçus et recommandons par conséquent chaudement le visionnage de Blade Runner 2049 dans ces conditions idéales.


Les bonus

Rayon bonus, le coffret Blu-ray – Blu-ray 4K Ultra HD nous régale de pas mal de bonus, à savoir :
– un making of d’une vingtaine de minutes sur la création du monde de Blade Runner 2049,
– trois courts-métrages qui font figure d’autant de prologues à l’histoire telle qu’elle se déroule en 2049 : l’impressionnante animation 2022: Blackout de Shinichiro Watanabe, et les deux fictions que sont 2036: Nexus Dawn et 2048: Nulle part où aller, et
Blade Runner 101, bonus multiple qui présente L’évolution des réplicants, les Blade Runners, la Wallace Corp, un Bienvenue en 2049, le personnage de Joi, singulier et multiple, et Dans les cieux : Spinners, Pilotfish et Barracudas.

Jean-Philippe Thiriart

Sortie Blu-ray de LA LA LAND : La jeunesse, cette promesse

Sortie Blu-ray de LA LA LAND : La jeunesse, cette promesse 2400 1200 Jean-Philippe Thiriart

Voilà un film qui fait  beaucoup du bien. Beaucoup de bien ! Vous êtes fatigué de votre journée insurmontable lors de laquelle vous vous êtes retrouvé dépassé, débordé, épuisé. Cependant, vous n’avez ni l’envie de rejoindre le pays des rêves ni le courage d’aller chez Dreamland. Pas de problème : il y a le Blu-ray (le top pour un tel film) ou le DVD de La La Land, disponibles un peu partout depuis quelques semaines !

La La Land est un musical américain réalisé par Damien Chazelle. Lorsqu’on visionne le film, on comprend pourquoi il est devenu, à 31 ans à peine, le plus jeune cinéaste de l’histoire à recevoir l’Oscar du meilleur réalisateur. Tout n’était cependant qu’une question de temps pour celui qui avait déjà réalisé l’incroyable Whisplash (2014).

Le film que nous avons choisi de vous présenter est d’un tout autre genre puisqu’il s’agit réellement d’un film musical à savourer en famille. Le film commence par une scène assez incroyable qui annonce, d’emblée, la couleur ou plutôt… les couleurs du film ! Et elles sont nombreuses.

La La Land est un film rempli de bons sentiments. Nous n’avions plus vu de films musicaux de la même trempe depuis Singin’ in the Rain (Donen et Kelly, 1952), West Side Story (Robbins et Wise, 1961), Les parapluies de Cherbourg (Demy, 1964), Mary Poppins (Stevenson, 1964) ou encore Annie (Huston, 1982). Certaines scènes de La La land resteront en tout cas gravées dans nos mémoires comme le sont certaines de ces comédies musicales.

L’histoire, centrée sur une rencontre amoureuse et les rêves de succès et de reconnaissance des deux tourtereaux est quant à elle très actuelle. Chaque artiste rêve en effet de reconnaissance et éprouve parfois la plus grande des difficultés à allier vie amoureuse et vie artistique pleinement épanouies.

Les acteurs principaux jouent à merveille et démontrent une nouvelle fois qu’ils font partie de ce que Hollywood a de meilleur à nous offrir. Ryan Gossling apparait dans un rôle aux antipodes des Only God Forgives ou Drive et prouve une nouvelle fois toute l’étendue de son talent. Quant à Emma Stone, rien d’étonnant à ce que l’Oscar de la meilleure actrice soit venu récompenser la qualité de son travail. La complémentarité des deux acteurs n’est plus à démontrer après Crazy, Stupid, Love. (Ficarra et Requa, 2011) et Gangster Squad (Fleischer, 2013).

Les bonus

Rayons bonus, le Blu-ray offre plus de 20 minutes de bonus additionnels aux déjà sympathiques bonus compris dans le DVD du film. Soit un outil permettant de naviguer entre les chansons du film et deux focus : un sur l’ouverture énorme du métrage et un autre sur Justin Hurwitz, le génie musical grâce auquel le film a été possible.

Les bonus du DVD (compris donc également sur le Blu-ray) reprennent les traditionnels commentaires audio et bande annonce mais aussi des sujets sur la Première du film à Paris et dans le monde, ainsi qu’une galerie d’affiches, notamment.

Nos cotes

Le film : ****
Les bonus : ***

Belle (re)découverte de La La Land, qui en appellera sans doute bien d’autres !

Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart