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Le 44e BIFFF est mort, vive le BIFFF ! Retour sur le palmarès et critiques de films primés

Le 44e BIFFF est mort, vive le BIFFF ! Retour sur le palmarès et critiques de films primés 1800 1200 Jean-Philippe Thiriart

Le 44e Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) s’est clôturé le samedi 18 avril au Palais 10 du Heysel avec l’annonce du palmarès, suivie de la projection de Obsession, pépite horrifique réalisée par Curry Barker, dont nous vous proposerons la critique dans notre prochain article. La soirée s’est ensuite poursuivie avec le traditionnel Bal des Vampires.

Crédit photo : En Cinémascope – Vincent Melebeck

Accueillant plus de 60 000 spectateurs, soit une hausse de près de 30%, le BIFFF a, une nouvelle fois, mis à l’honneur une série d’œuvres audacieuses et innovantes du cinéma de genre, venant confirmer, une fois de plus, la richesse et la diversité du cinéma fantastique, mettant en lumière des talents émergents comme confirmés.

Crédit photo : En Cinémascope – Vincent Melebeck

Le palmarès

Longs métrages

Compétition internationale

Golden Raven (Corbeau d’Or) : Never After Dark de Dave Boyle
Silver Ravens (Corbeaux d’Argent) : Tristes Tropiques de Hoon-jung Park (voir critique ci-dessous) et Nirvanna The Band The Show The Movie de Matt Johnson

Compétition européenne

Silver Melies (Méliès d’Argent) : Nightborn de Hanna Bergholm
Mention spéciale : Pinocchio Unstrung de Rhys-Frake Waterfield

Compétition Black Raven (Corbeau Noir – Compétition Thrillers)

Black Raven : Sicko (voir critique ci-dessous) de Aitore Zholdaskali
Mention spéciale : Zhazha de Darkhan Tulegenov

Compétition Emerging Raven (Corbeau Émergeant – Compétition Premiers et deuxièmes films)

Emerging Raven : Mārama de Taratoa Stappard (voir critique ci-dessous)
Mention spéciale : Mum, I’m Alien Pregnant de THUNDERLIPS (voir critique ci-dessous)

Compétition White Raven (Corbeau Blanc – Compétition présentant des films qualifiables de « singuliers »)

White Raven : You Are the Film de Makoto Ueda
Mention spéciale :Yesterday Island de Sam Voutas (voir critique ci-dessous)

Prix de la Critique

Yesterday Island

Le Jury de la critique, composé de Francis De Laveleye, Jessica Matthys et Geoffrey Claustriaux, aux côtés de Jonathan Lenaerts, Communication manager et Film manager du Festival
Crédit photo : En Cinémascope – Vincent Melebeck

Prix du Public

You Are the Film

Courts métages internationaux

The Quinta’s Ghost (El Fantasma de la Quinta) de James A. Castillo

Courts métrages européens

Méliès d’Argent : Bait (Señuelo) de Marta G. Ayerbe

Courts métrages belges

Grand Prix et Prix du Jury jeunesse : Drosera de Maud Carpentier et Boris Tilquin



Mention spéciale du Jury : Once in a Full Moon de la Bande James Bond

Mention spéciale du Jury jeunesse : Home Sweet Home de Émilie Devetter et Nicola Florin

Prix BeTV : Les Immaculés de Émilie Devetter et Baptiste Pelletier

Prix du Jury Cinergie : La Rivière des Ourses de Anaïs Mauzat

Jean-Philippe Thiriart

Nos critiques de films primés

Mārama   ★★
Taratoa Stappard (Nouvelle-Zélande)

S’il possède de vraies qualités, ce film ne parvient pas à complètement convaincre. On ne peut pourtant pas lui retirer sa bonne volonté et son envie de traiter un sujet fort. L’actrice principale livre une prestation sensationnelle, portant le film avec intensité. Le récit suit, au 19e siècle, une femme d’origine maorie enquêtant sur son passé, dans une quête de vengeance personnelle. La photographie est belle et soignée, mettant bien en valeur les décors naturels. Cependant, le rythme se révèle très lent, parfois mou, et peine à maintenir l’attention sur la durée. Mārama ne dépasse pas l’heure et demie et parvient tout de même à ennuyer, ne décollant véritablement que dans sa dernière partie. L’ensemble n’est donc pas mauvais mais reste loin d’être extraordinaire.

Jules de Foestraets

Mum, I’m Alien Pregnant   ★★
Sean Wallace et Jordan Mark Windsor (sous le nom de THUNDERLIPS) (Nouvelle-Zélande)


Cette comédie trash est basée sur le court métrage Help, I’m Alien Pregnant, du même duo de réalisateurs. Mary, une jeune femme qui habite toujours chez sa mère, apprend que le fils d’une de ses voisines possède un pénis extraterrestre, ce qui l’émoustille fortement car son grand fantasme, ce sont les hentai remplis de tentacules phalliques. Après avoir croisé le timide jeune homme dans la buanderie collective, elle se retrouve accidentellement enceinte (on vous passe les détails…). Elle va tout faire pour avorter de ce bébé non désiré, mais la petite créature qui croît à un rythme anormal dans son ventre va s’accrocher à la vie. Avec cette mère loufoque qui ne laisse aucune intimité à sa fille, cette autre maman n’assumant pas avoir eu des relations sexuelles avec un être venu d’ailleurs et ces deux « Tanguy », les THUNDERLIPS dressent une petite galerie de personnages décalés. Au-delà de l’humour, il y est question de la notion de consentement, de la volonté ou non d’être parent et du devoir d’assumer pleinement son rôle de père. Les effets spéciaux, qui participent grandement au charme du film, font la part belle aux déformations du corps, aux organes génitaux « autres » (soulignés par maints gros plans) et aux effets qu’ils ont sur leur environnement direct. Mention spéciale au cocon, repris sur l’affiche du film. Un nouvel exemple réussi de body horror.

Sandy Foulon

Mum, I’m Alien Pregnant   ★★★
Sean Wallace et Jordan Mark Windsor (sous le nom de THUNDERLIPS) (Nouvelle-Zélande)

Mum, I’m Alien Pregnant est un très sympathique petit film, qui montre encore une fois la folle inventivité du cinéma néo-zélandais. C’est fun, les personnages sont très drôles et les situations souvent génialement absurdes. Tout est dans le titre et le film offre exactement ce que l’on est venu chercher. Les acteurs s’en donnent à cœur joie et semblent prendre un vrai plaisir à jouer, ce qui se ressent à l’écran. Ce n’est toutefois pas parfait. Le film est issu d’un court métrage et cela se ressent dans sa structure parfois répétitive. Mais ne boudons pas notre plaisir : il s’agit d’une œuvre originale et truffée de séquences très drôles. Le récit ne tombe jamais dans la vulgarité outrancière alors qu’il aurait pu facilement céder à ce piège. L’ensemble se révèle donc très divertissant et permet de passer un excellent moment.

J.d.F.

Pinocchio: Unstrung   ★
Rhys Frake-Waterfield (Royaume-Uni)


Faisant partie d’un phénomène culturel plus large (cinéma, littérature, illustration, etc.) consistant à explorer la face sombre des personnages de contes et de dessins animés dont les droits sont tombés dans le domaine public, le cinéma d’exploitation a récemment trouvé un nouveau créneau avec cette multiplication de versions horrifiques à bas prix des personnages-clés ayant bercé notre enfance : Steamboat Willie: Blood on the Water, The Dark Domain: Mickey-vs-Winnie, Popeye the Slayer Man, etc. La société de production britannique Jagged Edge Productions est l’une des pourvoyeuses de cette vague de films avec son concept du Twisted Childhood Universe (ou Poohniverse), qui a débuté avec Winnie-the-Pooh: Blood and Honey, s’est prolongé avec la suite de celui-ci ainsi que Bambi: La Vengeance et Le Cauchemar de Peter Pan, et s’apprête à prendre de l’ampleur avec de nombreux projets annoncés, tels que Poohniverse: Monsters Assemble, Awakening Sleeping Beauty ou Snow White Returns.
Pinocchio: Unstrung prend place dans cet univers mis en place par Rhys Frake-Waterfield et son associé Scott Chambers. Suite au décès d’un ami de son petit-fils James, Geppetto fabrique un pantin en bois doué de vie afin que James ait un ami qui ne soit plus soumis aux contingences de la mortalité. Pinocchio, mal conseillé par la fée et Jiminy Cricket, désirant être un garçon de chair et de sang et faisant de l’excès de zèle dans sa volonté de défendre James, va se mettre à tuer différentes personnes que croise son ami humain.
La formule est déjà bien rodée : une introduction en animation, un personnage traditionnellement gentil qui, pour une raison X ou Y, commet un massacre, un univers sombre, du gore, une petite touche sexy… Tout est basique, on est dans l’antithèse de l’elevated horror. Ce qui sauve essentiellement ce Pinocchio, c’est sa générosité dans le gore et sa volonté manifeste de s’appuyer pour une bonne part sur des effets spéciaux pratiques. Un autre atout réside dans son cast, car Frake-Waterfield a réussi à obtenir Richard Brake (voir Sisu : Le Chemin de la vengeance) dans le rôle de Geppetto et Robert Englund pour la voix de Jiminy Cricket. Pas encore un vrai bon film, mais on note une amélioration par rapport à Winnie-the-Pooh: Blood and Honey.

S.F.

Pinocchio: Unstrung   ★★★
Rhys Frake-Waterfield (Royaume-Uni)

Dans la lignée des adaptations horrifiques de classiques tombés dans le domaine public, ce Pinocchio s’inscrit dans le fameux « Poohniverse ». Si les premiers essais étaient très médiocres, une nette progression se fait sentir. Se révélant étonnamment très sympathique, ce film est sans doute, jusqu’à présent, le meilleur de cet univers étendu. L’ensemble est drôle, très violent et particulièrement cruel. Les séquences d’hémoglobine sont d’une inventivité folle et vont très loin dans l’exagération. Les dialogues avec la version maléfique de Jiminy Cricket, doublé par le génial Robert Englund (l’interprète de Freddy Krueger dans Les Griffes de la nuit) sont particulièrement savoureux.
Ce Pinocchio version horreur assume pleinement son côté ridicule et multiplie les idées absurdes avec une grande générosité. Les effets, notamment les animatroniques, sont, en outre, de très bonne qualité. Une proposition imparfaite mais vraiment divertissante.

J.d.F.

Sicko   ★★
Aitore Zholdaskali (Kazakhstan)

Sicko nous invite à suivre un couple simulant un cancer pour obtenir des dons. Il démarre très bien, avec un traitement intelligent du thème de la corruption et une descente aux enfers d’une intensité marquante. Cependant, le film bascule progressivement dans une brutalité bien trop excessive et parfois de très mauvais goût. Les violences faites aux femmes apparaissent gratuites et ressemblent plus à du voyeurisme qu’à autre chose. Le réalisateur a l’air de prendre beaucoup de plaisir à nous montrer les sévices subit par l’épouse. Sous couvert de dénonciation, l’ensemble tombe dans une forme de complaisance très dérangeante et même inappropriée. Le propos perd ainsi en impact alors qu’il aurait pu être traité de manière bien plus subtile. C’est dommage car cette thématique aurait mérité mieux.

J.d.F.

Tristes Tropiques   ★★
Hoon-jung Park (Corée du Sud)


Hoon-jung Park, scénariste de J’ai rencontré le diable, qui a aussi écrit et réalisé New World, met en scène un gang d’assassins surentraînés depuis leur enfance qui, à l’annonce de la mort de leur maître, se déchirent et tombent également sous les coups d’autres organisations criminelles. Le personnage principal est un jeune sourd-muet aux airs de benêt qui a un don : il entend des sons quelques secondes avant que ceux-ci ne se produisent, ce qui lui permet notamment d’anticiper bien des dangers. Les relations tissées entre les personnages sont intéressantes, parfois touchantes. Avec ses dialogues envahissants par moments et ses flash-backs, des longueurs se font ressentir. Ajoutés à cela, les ralentis utilisés à certains moments donnent franchement mal aux yeux. Heureusement, Tristes Tropiques compense cela, du moins partiellement, par de bonnes scènes d’action, bien filmées, violentes, voire généreusement sanglantes. Pour l’anecdote, « Tristes Tropiques », qui est le nom du gang principal, dont les membres ont été entraînés dans la forêt tropicale, est un clin d’œil au livre homonyme de Claude Lévi-Strauss.

S.F.

Yesterday Island   ★★★
Sam Voutas (Australie)

Pour être honnête, nous nous attendions à un film ennuyeux et poussif et cela n’a pas été le cas. Ce film, qui nous restera en tête pendant longtemps, constitue une très bonne surprise. Encore une fois, nous avons affaire à un cinéaste qui parvient à faire des prouesses avec un très petit budget.
Le film exploite le thème de la boucle temporelle, idée déjà exploitée de nombreuses fois dans le septième art, mais abordée ici avec ingéniosité et intelligence. Le récit fonctionne bien et parvient à maintenir l’intérêt en jouant avec les variations de son concept. On en vient facilement à se demander ce que l’on aurait fait à la place des personnages.
On reste toujours au même endroit et, pourtant, on ne s’ennuie jamais. Sam Voutas exploite très bien cet environnement énigmatique et lui donne vie grâce à des décors très soignés.
Très agréable surprise, cette proposition simple mais efficace et intelligente est à découvrir !

J.d.F.

Nos cotes
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

Crédit photo : En Cinémascope – Vincent Melebeck

Crédit photo de couverture : En Cinémascope – Vincent Melebeck

Bon annif le BIFFF : 40 ans… et 30 séances à gagner !

Bon annif le BIFFF : 40 ans… et 30 séances à gagner ! 1497 1058 Jean-Philippe Thiriart

It’s back ! En vrai. En chairs. Et puis en os, aussi. Forcément !
Après une édition 2020 annulée suite à un foutu virus et une édition 2021 online only, COVID oblige, toujours, le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) est de retour avec une édition comme avant. Une édition anniversaire, même : la 40e !

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, En Cinémascope vous propose cette année un concours Facebook exclusif permettant de remporter pas moins de 30 séances de cinéma au BIFFF !
Soit cinq pass de six séances – trois séances pour chaque gagnant(e) et une séance pour les trois personnes de son choix.
Rendez-vous en fin d’article pour tout savoir sur ce concours !

Une édition du BIFFF comme avant… ou presque puisque, pour la première fois, le Festival quitte le centre de Bruxelles, après de nombreuses années au Passage 44, puis à Tour & Taxis et, enfin, à Bozar, où le Festival avait pris ses quartiers voici bientôt dix ans. Cette année, direction le Palais 10 de Brussels Expo avec, le lundi 29 août, la projection, en ouverture du Festival, de Vesper Chronicles, de la Lituanienne Kristina Buožytė et du Français Bruno Samper. Le Festival durera une nouvelle fois 13 jours, se clôturant ainsi le samedi 10 septembre, avec la proclamation du palmarès de cette 40e cuvée et la diffusion de ce qu’on nous promet être un huis-clos en plein air : Fall, du Britannique Scott Mann.

Le BIFFF 2022, ce sera, outre une centaine de longs métrages, pas moins de 82 courts, répartis en cinq sections : les compétitions belge, européenne, « Eat My shorts », « They’re the future » (sept films d’étudiants) et « Re-animated », diversité – de genres et de sensibilités – étant le maître-mot de cette programmation.

Les organisateurs du BIFFF voulant faire de cette édition anniversaire une vraie fête où chacune et chacun trouveront leur bonheur, leur sélection sera fun à coup sûr.

Place cette année, à « The Belgian Wave », un focus belge qui donnera à voir 15 films issus de la cinématographie du plat pays qui est le nôtre, parmi lesquels Megalomaniac de Karim Ouelhaj (Grand Prix à Fantasia), Ritual de Hans Herbots ou encore Freaks Out de Gabriele Mainetti.
Rayon séances spéciales : le Bloody date – double bill parfait pour les amoureux composé de You Lie You Die de Hector Claramunt et Have.Hold.Take de DJ Hamilton.

Nos chères têtes blondes ne seront pas en reste puisque lors du Family Day du dimanche 4 septembre, elles pourront découvrir pas mal d’activités, ainsi que les films Petit Vampire, Dragon Princess, The Ghastly Brothers, et Nelly Rapp: Monster Agent.

Les 18-25 ans étant fortement impactés par la crise sanitaire actuelle, le BIFFF a pensé à elles et à eux. Sous réserve de places disponibles, l’ensemble des séances programmées le lundi 5 septembre leur seront en effet offertes !
Ce soir-là, les festivalières et les festivaliers pourront notamment découvrir, dans des conditions idéales, les deux premiers épisodes de House of the Dragon, LA prequel de Game of Thrones !

Retour, cette année, après son succès l’an dernier, de la section documentaire « Fantastic but true », qui donnera à voir cinq films parmi lesquels The Found Footage Phenomenon et American Badass (portrait de l’acteur de légende Michael Madsen).

Les deux premiers épisodes de House of the Dragon, LA prequel de Game of Thrones, seront projetés au BIFFF dans des conditions idéales

Six compétitions

Toute nouvelle, toute belle, est la « Emerging Raven competition », via laquelle le BIFFF a souhaité soutenir, un peu plus encore, les premiers et deuxièmes longs métrages. Huit films au total, dont le coréen Midnight, le français Le Visiteur du futur ou encore le suisse Mad Heidi.

La « White Raven competition », anciennement « Compétition 7e Parallèle » verra elle aussi concourir huit longs métrages, qui s’annoncent d’ores et déjà très singuliers, parmi lesquels l’américain Swallowed, le belge River ou encore l’allemand The Black Square.

Au sein de la « Black Raven competition », nouveau nom de la compétition Thriller, ce sont neuf films que le jury devra départager, notamment l’hispano-belge The Replacement, le danois The Last Client, et les coréens Tomb of the River et Special Delivery.

À l’issue de la compétition européenne, un Méliès d’Argent sera décerné au meilleur film présent dans cette sélection de films réalisés au sein de l’UE. Huit films au menu, dont Megalomaniac, du Belge Karim Ouelhaj, Piggy, de l’Espagnole Carlota Perda, ou encore Cop Secret de l’Islandais Hannes Þór Halldórsson.

La compétition internationale comprendra huit films elle aussi, parmi lesquels figureront le français Summer Scars, le forcément américain American Carnage ou encore le coréen The Witch Part 2: The Other One.

Enfin, notons qu’un Prix de la Critique sera une nouvelle fois décerné cette année.

The Witch Part 2: The Other One sera projeté en avant-première européenne au sein de la compétition internationale

Cinq master class

La première master class sera consacrée aux sorcières. Sera notamment posée la question de savoir quel est le lien entre les différentes représentations de ce personnage et la véritable figure historique.

La deuxième – « Apocalypse mon chou 2 : don’t look up » – verra posée une autre question, celle de savoir si l’écologie est ou non soluble dans notre système économique.

La troisième master class aura pour sujet la censure. Parole sera donnée à Jake West – réalisateur de Doghouse et spécialiste des Video Nasties –, Srdjan Spasojevic – réalisateur du film-choc A Serbian Film –, Xavier Gens – réalisateur de Frontière(s) – et Kamal Messaoudi, spécialiste des médias et du cinéma populaire.

Les quatrième et cinquième master class permettront quant à elles aux festivalières et aux festivaliers de rencontrer les réalisateurs cultes John McTiernan (Predator, Die Hard, etc.), le jeudi 1er septembre à 20h30 (master class suivie le lendemain de la projection de Predator), et Barry Sonnenfeld (La Famille Addams, Men in Black, etc.), le jeudi 8 septembre à 20h30. Cette cinquième et dernière master class sera suivie, le 10 septembre, de la projection de La Famille Addams.

John McTiernan, réalisateur de Predator ou encore Die Hard, donnera une des cinq master class du Festival

Et bien plus encore !

Si le BIFFF est un festival de cinéma, c’est aussi une fête du fantastique au sens large, et sous ses nombreuses formes.

Figureront, ainsi, au programme :
– une multitude d’animations – une chaque soir – et de « happenings »,
– l’expo « La Recyclerie Fantastique », consacrée au superbe travail de Jacques Lélut,
– le traditionnel Make-up Contest,
– l’expo « Once Upon a Time at The BIFFF », best of des différentes expositions que le BIFFF a présentées en 40 ans de vie, qui verra exposés près d’une vingtaine d’artistes, mais donnera aussi à découvrir photos et vidéos d’archives du Festival,
– le VR Exhibition Day, qui, le jeudi 1er septembre, permettra aux festivalières et aux festivaliers de plonger dans trois films en réalité virtuelle,
– la Night 2022, ou l’enchaînement, la nuit du samedi 3 au dimanche 4 septembre, d’un court métrage et de quatre longs avec, à l’arrivée, un petit déjeuner bien mérité, et, bien sûr,
– le Bal des Vampires !

La 37e édition du Bal des Vampires démarrera le vendredi 9 septembre

Le cinéma coréen en force et notre concours exclusif

Cette année encore, la Corée sera présente au BIFFF en force avec pas moins de dix films, soit autant de témoins de sa diversité cinématographique.

En Cinémascope, en partenariat avec le Centre Culturel Coréen de Bruxelles, que nous remercions chaleureusement, vous propose de remporter trois soirées coréennes au BIFFF avec un accès, pour vous et, à chaque fois, la personne de votre choix, à la projection, en avant-première belge, des films Midnight, Tomb of the River et Sinkhole !

Pour participer et tenter de remporter un de ces cinq packs de six séances, rien de plus simple :
1) Aimez la page Facebook de « En Cinémascope »,
2) Identifiez vos trois ami(e)s en commentaire, et
3) Aimez et partagez cette publication Facebook en mode public.

Début du concours : aujourd’hui, vendredi 26 août, à 10h.
Fin du concours : le mercredi 31 août à 10h.
Tirage au sort, puis annonce des résultats : le mercredi 31 août à 14h.

Midnight, de Oh-seung Kwon, présent dans la « Emerging Raven competition », sera projeté le vendredi 2 septembre à 19h.
Tomb of the River, de Young-bin Yoon, sera, quant à lui, diffusé le lendemain, samedi 3 septembre, à 19h, et fait partie de la « Black Raven competition ».
Enfin, Sinkhole, de Ji-hoon Kim, sera projeté le dimanche 4 septembre, à 18h30. Cerise sur le gâteau, cette troisième séance sera suivie d’un Q&A en présence du réalisateur du film. De quoi clôturer de belle manière ce voyage en Corée !

Bonne chance, déjà, à toutes et à tous !

Le thriller Tomb of the River, en lice cette année dans la « Black Raven competition »

Par ailleurs, le cinéma coréen sera, nous vous le disions, une nouvelle fois présent en force au BIFFF avec, outre les trois films pour lesquels vous pouvez remporter des places, sept films venus le représenter, programmés du mardi 30 août au mercredi 7 septembre avec, successivement, en avant-premières belges et, parfois même, européennes :
The Cursed: Dead Man’s Prey,
The Killer,
Confession,
Hansan: Rising Dragon,
The Witch Part 2: The Other One,
Special Delivery (dont la projection sera suivie d’un Q&A avec le réalisateur), et
Next Door.

Plus d’infos : bifff.net

Excellent Festival à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart

Avec le soutien de

En Cinemascope
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