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Prix French Touch du Jury de la Semaine de la Critique à Cannes pour IL PLEUT DANS LA MAISON : retour en interviews sur le premier film de Paloma Sermon-Daï, PETIT SAMEDI

Prix French Touch du Jury de la Semaine de la Critique à Cannes pour IL PLEUT DANS LA MAISON : retour en interviews sur le premier film de Paloma Sermon-Daï, PETIT SAMEDI 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

La 76e édition du Festival de Cannes s’est clôturée avant-hier. Section indépendante importante de la grand-messe du cinéma consacrée à la découverte de jeunes talents de la création cinématographique, la Semaine de la Critique a notamment sacré cette année Il pleut dans la maison, premier long métrage de fiction de la Belge Paloma Sermon-Daï. Le jury de la Semaine lui a en effet décerné son Prix French Touch.

Nous n’avons pas encore pu découvrir Il pleut dans la maison mais c’est l’occasion pour nous de revenir sur le premier long métrage de la réalisatrice namuroise. Il s’agit cette fois d’un documentaire : Petit Samedi.
Nous avions interviewé Paloma à l’issue du 35e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), où elle avait reçu le Bayard d’Or, récompense suprême du Festival de la capitale wallonne, mais aussi le Prix Agnès de l’imaginaire égalitaire, venu récompenser le regard original et novateur dont son œuvre témoigne. Le FIFF, où aura d’ailleurs sans doute lieu la première belge de Il pleut dans la maison.
Nous avions à nouveau tendu notre micro à la jeune réalisatrice l’année dernière, lors des 11e Magritte du Cinéma, où son Petit Samedi avait remporté le Magritte du Meilleur documentaire.

Paloma Sermon-Daï et Petit Samedi aux 11e Magritte du Cinéma…

Crédit vidéo : Gerardo Marra

… et au 35e FIFF !

Le FIFF consacre Petit Samedi !

À Namur, Petit Samedi avait donc d’abord remporté le Prix Agnès de l’imaginaire égalitaire. Membre du Jury Longs métrages, l’actrice française Daphné Patakia déclarait que ce dernier avait « trouvé un des deux personnages principaux du film très inspirants ». Avant d’ajouter que « nous manquons de ce genre de personnages au cinéma ».

Très contente, Paloma Sermon-Daï déclara : « Je remercie mes producteurs, qui m’ont fait confiance pour ce premier long métrage. Je pense évidemment à ma famille et à mes proches. Je pense très fort à ma maman et à mon frère, sans qui ce film n’existerait pas. Je les remercie énormément d’avoir partagé leur histoire. Je voudrais aussi remercier, symboliquement, l’équipe technique. Je pense notamment à Frédéric Noirhomme, Thomas Grimm-Landsberg, Fabrice Osinski, Lenka Fillnerova et Aline Gavroy. Je remercie le FIFF et je vous remercie tous ; merci beaucoup ! »

Le moment venu de décerner le Bayard d’Or, ce fut au tour du réalisateur français Samuel Benchetrit, président du Jury Longs métrages, de prendre la parole. Son jury a vu dans Petit Samedi « un film d’une pudeur incroyable, bouleversant, qui est à la fois très drôle et merveilleusement filmé ». Il précisa ensuite ceci : « C’est un prix que l’on remet à l’unanimité du jury. Et je pense que c’est une réalisatrice dont on va entendre parler très longtemps. »

Ravie, la réalisatrice andennaise répondit ceci : « Je ne m’y attendais vraiment pas. Je ne pensais pas devoir me relever. Merci beaucoup ! Je remercie encore une fois mes producteurs – Alice (Lemaire) et Sébastien (Andres) –, les coproducteurs, le WIP, Take Five, Dérives et tous nos partenaires. Je remercie encore une fois l’équipe technique. Je remercie tous les membres de ma famille, et, évidemment, Adriana, qui m’accompagne au quotidien, qui me soutient. Je pense énormément à ma mère et à mon frère. Et je pense évidemment à toutes les familles et à toutes les personnes qui vivent la même chose et qui n’ont pas de voix. J’espère très sincèrement que ce film leur permettra de se sentir écoutés. Et que notre parcours associatif permettra à ma famille, mais aussi à d’autres, de trouver une parole. Je vous remercie tous ! Je suis très touchée ! »

La réalisatrice de Petit Samedi, Bayard d’Or du 35e FIFF, entourée du jury qui l’a récompensée
Crédit photo : Nicolas Simoens


Notre interview de Paloma Sermon-Daï au Festival de Namur


En Cinémascope : Paloma, félicitations pour ces deux prix ! Le Bayard d’Or mais, aussi, le Prix Agnès. Le Bayard d’Or, c’est évidemment la récompense suprême, mais ce Prix Agnès, c’est quoi pour vous ?

Paloma Sermon-Daï : Je suis très contente, qu’on ait mis à l’honneur le rôle de ma mère. Je suis très contente d’avoir montré un cinéma un peu différent et d’avoir donné une parole, je l’espère, nouvelle, à une mère en difficulté, à une mère et à une famille en difficulté. Et, enfin, je suis très contente d’avoir ce prix dans notre région car je suis andennaise.

Comment présenteriez-vous votre film ?

C’est un film qui suit le quotidien de mon frère, qui se bat contre ses addictions, avec le parti pris de traiter de l’addiction avec le regard de la famille. Avec, au cœur, la relation mère-fils. J’ai essayé de parler d’amour.

Le jury a été unanime. Un long silence s’est installé après leur découverte de votre film. Leur discussion n’a pas été très longue quand ils ont dû choisir quel film sortait vraiment du lot : ce fût le vôtre !

Ça me fait évidemment très plaisir. Je suis très touchée. C’est un film qui fait qu’on est d’accord ou pas avec ce qui s’y dit. Mais quand on est d’accord, on est vraiment d’accord. C’est le retour qu’on a jusqu’à présent. Les gens nous disent être vraiment très touchés. Et ça nous fait plaisir !

Jean-Philippe Thiriart

Crédit vidéo : Gerardo Marra
Crédit photo : Nicolas Simoens

Nos meilleurs vœux pour cette année 2023 !

Nos meilleurs vœux pour cette année 2023 ! 2560 1689 Jean-Philippe Thiriart

Cinquante ans après le dernier grand western spaghetti – My Name Is Nobody (produit par un certain Sergio Leone, qui d’autre ?!) -, toute l’équipe de En Cinémascope vous souhaite, donc, une année 2023… très parlante !

Une année remplie de petits et de grands bonheurs, devant les écrans de cinéma, mais aussi devant ceux de télévision, notamment.


D’ores et déjà, nous vous invitons à vous saisir de vos agendas !

En effet, outre les films que nous aborderons, en 2023, nous vous emmènerons, entre autres :

– aux 12e Magritte du Cinéma, le samedi 4 mars

– au 41e Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), dont la magnifique affiche signée Philippe Foerster a été dévoilée hier, du 11 au 23 avril

– au 38e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), du 29 septembre au 6 octobre

– au 7e The Extraordinary Film Festival (TEFF), du 8 au 12 novembre


Parallèlement à notre site web, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous vous invitons à nous rejoindre sur les différents canaux où nous sommes présents !

N’hésitez ainsi pas à :

– liker notre page Facebook

– nous suivre sur Instagram

– vous abonner à notre chaîne YouTube

– vous abonner à notre compte Twitter

En 2023, En Cinémascope, ce sera aussi une série de concours vous permettant par exemple de gagner des places de cinéma. Stay tuned!

À nouveau, excellente année 2023, très parlante, à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart et l’équipe de En Cinémascope

Merci à l’inspirant Dominique Deprêtre et à l’efficace Pierre Pirson, qui nous ont prêté main forte dans ce détournement !

CHIEN, ce soir en TV et sur Auvio : interview de Vanessa Paradis et Samuel Benchetrit au FIFF

CHIEN, ce soir en TV et sur Auvio : interview de Vanessa Paradis et Samuel Benchetrit au FIFF 2560 1709 Jean-Philippe Thiriart

Au casting de Chien, l’avant-dernier film réalisé par le Français Samuel Benchetrit : le génial Vincent Macaigne, notre Bouli Lanners national et une certaine… Vanessa Paradis !

Cette comédie dramatique pour le moins décalée est diffusée ce jeudi 19 janvier à 20h35 sur La Trois, et sera disponible sur Auvio dès demain et jusqu’au 27 janvier.

Cette année-là – c’était en 2017 -, le Bayard du Meilleur comédien avait été attribué à Vincent Macaigne. En l’absence de l’acteur, son réalisateur avait déclaré : « Vincent a à la fois neuf ans et cent ans. Il est insaisissable. »
Un autre Bayard, celui du Meilleur scénario allait, lui-aussi, récompenser Chien puisqu’il alla à Samuel Benchetrit.
Enfin, le Bayard d’Or du Meilleur film était décerné – jamais deux sans trois – à Chien, vous l’aurez compris !

Au terme de la proclamation du palmarès du 32e Festival de Namur, nous avions eu le plaisir de nous entretenir avec l’actrice et chanteuse française Vanessa Paradis et avec Samuel Benchetrit, qui est aussi son compagnon à la ville. N’hésitez pas à découvrir cette interview ci-dessous !

Samuel Benchetrit devant l’œil rieur de Vanessa Paradis

Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo : Sylvie Cujas pour En Cinémascope

Le palmarès du 37e FIFF est connu !

Le palmarès du 37e FIFF est connu ! 1920 1280 Jean-Philippe Thiriart

Le 37e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) a pris fin ce vendredi 7 octobre avec l’annonce au Delta, haut lieu culturel de la cité mosane, du palmarès de cette édition 2022, suivie de la projection du film de Clôture : Pour la France, de Rachid Hami, en présence de l’équipe du film.

Après un retour en images sur cette édition du Festival, le président et la déléguée générale du FIFF, Jean-Louis Close et Nicole Gillet, en ont dressé le bilan, cette dernière ne manquant pas de rappeler l’objectif premier du Festival de Namur : « Partager le cinéma. En vrai. En grand. » Et de rajouter que c’est avec les plus jeunes, spectateurs d’aujourd’hui et de demain, que le FIFF souhaite notamment partager ce cinéma.

Pendant huit jours, le 37e FIFF a fait de Namur la Capitale du cinéma francophone
© Vincent Melebeck

Les Prix OFF Longs Métrages

Les premiers prix décernés ont été les Prix OFF Longs Métrages. Ceux du public d’abord, le Prix du Public Documentaire belge récompensant le lumineux Sœurs de combat, de Henri de Gerlache, tandis que le Prix du Public Long Métrage de fiction est allé à la comédie Les Grands seigneurs de Sylvestre Sbille, deux films produits par Eklektik Productions. Sylvestre Sbille n’a pas manqué de remercier Renaud Rutten, son coscénariste et acteur principal, ainsi que le public, lui « pour qui on fait des films ».

Ce sont ensuite deux films distribués par Cinéart qui ont été primés, le Prix BeTV récompensant Le Sixième enfant, du Français Léopold Legrand, en salles depuis mercredi dernier, et le Prix RTBF allant au nouveau film de Valeria Bruni Tedeschi : Les Amandiers, qui sortira chez nous le 16 novembre.

Dernier Prix OFF à être décerné, le Prix de la Critique, remis par nos consœurs et confrère de l’UPCB et de l’UCC Dimitra Bouras, Elli Mastorou et Julien Branle, est allé à un film qui les a « agréablement surpris » : Les Femmes préfèrent en rire, de Marie Mandy. Une réalisatrice belge pour qui ce fut « un bonheur de pouvoir montrer son film sur grand écran », elle qui espère que celui-ci « pourra porter les messages profonds et forts des femmes humoristes » qu’elle nous présente dans son film.

Les Prix des Jurys Junior et Émile Cantillon

Place ensuite au Prix du Jury Junior, attribué par un jury de sept jeunes Belges âgés de 12 ou 13 ans. Et c’est Dalva, de la Belge Emmanuelle Nicot, qui a été récompensé, une photographie de l’artiste Mara De Sario étant remise à la productrice du film : Julie Esparbes, de la société de production belge Hélicotronc. Cela pour « le jeu d’acteur et l’histoire touchante et atypique » que raconte le film, notamment. Julie Esparbes, qui a trouvé « trop beau de recevoir ce prix de leur part, eux qui ont l’âge de Dalva », le personnage au centre du film.

Le Jury Émile Cantillon, composé de cinq jeunes étudiants en cinéma a ensuite décerné ses quatre prix.
Le Prix « Le Pari d’Agnès », Prix de l’imaginaire égalitaire décerné à l’autrice ou à l’auteur dont le premier long métrage témoigne d’un regard original et novateur, a récompensé Le Sixième enfant, de Léopold Legrand.
Le Prix de la Meilleure interprétation a ensuite été remis à un film « porté par son casting » à la jeune Française Fanta Guirassy, qui interprète le personnage de Samia dans Dalva. Signalons qu’il s’agissait là de sa première apparition à l’écran.

Fanta Guirassy, Prix de la Meilleure interprétation de la Compétition 1ère Œuvre pour Dalva, de Emmanuelle Nicot, et la productrice du film, Julie Esparbes
© Nicolas Simoens

Le Jury Emile Cantillon a alors décerné une Mention Spéciale à Ashkal, de Youssef Chebbi.
Dalva a par la suite de nouveau été récompensé, du Prix Découverte cette fois. Un prix remis à la productrice du film Julie Esparbes, pour qui « revenir à Namur est une belle histoire » et « travailler avec Emmanuelle (Nicot) est déjà un super cadeau ».
Enfin, le Bayard de la Meilleure 1ère Œuvre a récompensé les qualités du film Le Marchand de sable, du Français Steve Achiepo, qui s’est dit « très touché par ce Prix ».

Steve Achiepo, réalisateur du film Le Marchand de sable, Bayard de la Meilleure 1ère Œuvre
© Nicolas Simoens

Les Prix de la Compétition Officielle Longs Métrages

Place enfin, pour clôturer cette soirée, à l’annonce du palmarès de la Compétition Officielle Longs Métrages.

Le jury présidé par la productrice belge Annabella Nezri a d’abord remis le Prix Agnès, Prix de l’imaginaire égalitaire décerné à l’autrice dont l’œuvre témoigne d’un regard original et novateur, à Annie Colère, de la Française Blandine Lenoir, « une personne magnifique », d’après le représentant du distributeur belge du film : Cinéart.
Le Bayard de la Meilleure photographie est venu récompenser le travail de Julien Poupard sur le film Les Amandiers, de Valeria Bruni Tedeschi.
Quant au Bayard de la Meilleure Interprétation, c’est Iulian Postelnicu qui l’a obtenu, pour son « interprétation sensible et haute en couleurs en anti-héros attachant » dans Des Gens bien (Oameni De Treabă) du Roumain Paul Negoescu.
Le Bayard du Meilleur scénario a lui été décerné à Louis Garrel, Tanguy Viel et Naïla Guiguet pour l’écriture du film du premier nommé : L’Innocent, distribué en Belgique par Cinéart dès ce mercredi 12 octobre. Notamment pour « ses rebondissements qui mènent du rire aux larmes ».

Le Jury de la Compétition Officielle Longs Métrages a ensuite remis une Mention Spéciale au film Des Gens bien.
Le Bayard Spécial du Jury a été remis à Cédric Ido pour La Gravité, un film qui, d’après lui, « parle des talents inexploités ».

Dernier Prix à remis vendredi dernier : le très attendu Bayard d’Or du Meilleur Film. Et c’est Sous les figues, d’Erige Sehiri, qui a reçu la récompense suprême du FIFF, elle qui, lors de son discours de remerciement, a précisé être venue présenter à Namur ce qu’elle a voulu être « une ode à la vie ».

Erige Sehiri, réalisatrice du Bayard d’Or du Meilleur Film : Sous les figues
© Nicolas Simoens

Le palmarès des Courts Métrages

Quant au palmarès de la Compétition Officielle Courts Métrages, c’est le dimanche 2 octobre qu’il avait été dévoilé.

Le jury présidé par le réalisateur belge Xavier Seron avait décerné le Bayard du Meilleur Court Métrage à Arbres, du Belge Jean-Benoît Ugeux.

En tout, sept autres Prix et Mentions ont été remis.
– Prix du Jury – Coup de cœur international
To Vancouver, d’Artemis Anastasiadou
– Prix du Jury – Coup de cœur belge
Jeune Premier, de Constance Piketty
– Mention – Coup de cœur belge
Les Silencieux, de Basile Vuillemin
– Prix de la Mise en scène
L’Attente, de Alice Douard
– Prix de la Meilleure photographie
Dino Franco Berguglia pour son travail sur Fairplay de Zoel Aeshbacher
– Prix de la Meilleure interprétation
Eliane Umuhire, dans Bazigaga de Jo ingabire Moys
– Mention Spéciale pour l’interprétation
Julien Gaspard Olivieri dans L’Attente d’Alice Douard

C’est ce jour-là aussi qu’avaient été décernés les Prix OFF Courts Métrages du 37e FIFF, soit cinq Prix :
– Prix RTBF-La Trois
Bazigaga, de Jo Ingabire Moys
– Prix BeTv
Les Silencieux, de Basile Vuillemin
– Prix de l’Université de Namur
Notes sur la mémoire et l’oubli, d’Amélie Hardy
– Prix Marion Hänsel
Les Silencieux, de Basile Vuillemin
– Prix du Short Film
Jean-Benoît Ugeux pour Arbres
Constance Pikkety pour Jeune Premier
Quentin Moll Van Roy pour Yser
Amélie Hardy pour Notes sur la mémoire et l’oubli

Rendez-vous l’an prochain à Namur, du 29 septembre au 6 octobre 2023, pour la 38e édition du FIFF !
© Nicolas Simoens

Jean-Philippe Thiriart

Namur, capitale du cinéma francophone, dès aujourd’hui avec le FIFF !

Namur, capitale du cinéma francophone, dès aujourd’hui avec le FIFF ! 1200 1500 Jean-Philippe Thiriart

Dès aujourd’hui, vendredi 30 septembre et jusqu’au vendredi suivant, le 7 octobre, le Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) fera de Namur, capitale de la Wallonie, celle du cinéma francophone. Huit jours durant, un objectif principal : « Partager le cinéma. En vrai. En grand. » Faire découvrir des œuvres issues de la Francophonie, donc, mais aussi éduquer à l’image et favoriser la création.

Le Festival s’ouvrira ce soir avec la projection de L’Innocent, de Louis Garrel. Ce dernier porte sur le film une double casquette : celle de réalisateur, donc, mais aussi celle d’acteur. Comédie portée par Anouk Grinberg, Noémie Merlant et l’excellent Roshdy Zem, L’Innocent sera précédé du court métrage La Débandade, de Fanny Dussart.
Le FIFF se clôturera une semaine plus tard avec la Cérémonie de remise des Bayard et autres Prix du Festival de Namur. Et la présentation de Pour la France, drame de Rachid Hami, qui sera précédée de celle du court métrage Les Enfants de bohème, de Judith Chemla.
Cela en présence des équipes de films, comme ce sera à nouveau le cas de nombreux films présentés cette année à Namur.

L’Innocent, de Louis Garrel, film d’ouverture de ce FIFF 2022

Si l’envie de se divertir et de s’évader sera toujours bien présente dans la cité mosane, une vraie volonté de remettre les spectatrices et les spectateurs au centre de l’attention anime les organisateurs du Festival !
Différentes compétitions leur donneront à voir des films fort variés, notamment :
– la Compétition Officielle Longs métrages, mettant en lumière la diversité des métiers du cinéma,
– la Compétition 1ère Œuvre, et
– la Compétition Courts métrages, avec pas moins de cinq séances de courts métrages belges et internationaux. Cette compétition se déroulera lors d’un Week-End du Court qui sera aussi l’occasion d’assister, pour les 6-12 ans et leurs parents, à une séance « Cinéma Parents (exceptionnellement !) admis ».

Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse, de Michel Ocelot, sera projeté ce dimanche 2 octobre à Namur

« Les Pépites », films présentés en exclusivité dans la cité mosane, « Place au doc belge » ou cinq œuvres documentaires issus de notre cinématographie nationale, séance en audiodescription…, si un thème devait se dégager cette année, ce serait, d’après les programmateurs, la parentalité. Et, partant, la fratrie et la sororité.

Retour bien sûr cette année du FIFF Campus, qui emmènera dans les salles obscures namuroises près de 7500 jeunes âgés de 3 à 21 ans.
Ateliers techniques et citoyens, réflexion autour de l’image, décodage de cette dernière…, ce volet majeur du Festival sera parrainé par le réalisateur Michel Ocelot, maître français de l’animation.

Le programme de cette 37e édition du Festival de Namur s’annonce donc alléchant dans les salles obscures. Mais aussi en dehors de celles-ci, avec le FIFF Off, dont la plupart des activités seront gratuites !
Au menu entre autres, cette fois :
– rencontres quotidiennes avec des invités du Festival (les jurys Longs métrages et Courts métrages, François Berléand, Michel Ocelot, etc.),
– animations,
– concerts et DJ Sets chaque soir à La Nef : le nouveau lieu du FIFF qui verra Namur vibrer au rythme du Festival,
– activités en famille et entre ami(e)s (découverte de lieux de tournage et de leurs secrets, ateliers maquillage effets spéciaux, etc.),
– visites de Namur estampillées « FIFF », dont « Secrets de tournage », et
– Jazz Night : un Chaplin accompagné en musique live !

François Berléand viendra à la rencontre du public namurois

Auront lieu également des décentralisations à Bruxelles, Moustier, Charleroi et Mons.
Plus d’infos : fiff.be

Excellent Festival à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart

10 DVDs à gagner !

CONCOURS FACEBOOK pour nos 10 ans : 10 DVDs dédicacés à gagner !

CONCOURS FACEBOOK pour nos 10 ans : 10 DVDs dédicacés à gagner ! 2560 1704 Jean-Philippe Thiriart

En Cinémascope a 10 ans !
Et nous avons choisi de fêter cet anniversaire… avec vous !

Dix, c’est aussi le nombre de DVDs dédicacés que nous vous offrons5 x 2 DVDs du dernier film de fiction de la regrettée Marion Hänsel – : un pour vous et un à offrir !

© Rick McPie

La réalisatrice belge nous avait demandé de faire de nos interviews de l’équipe de « En amont du fleuve » au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) (ses acteurs Olivier Gourmet et Sergi López, et elle-même) les bonus de l’édition française du DVD du film.

Pour tenter de gagner 2 DVDs du film dédicacés par Marion Hänsel, rien de plus simple :
1) likez le post présentant cet article sur notre page Facebook
2) taguez @ l’ami(e) que vous souhaitez voir gagner avec vous, en commentaire au post
et
3) partagez le post sur votre page Facebook !

Fin du concours ce mercredi 12 janvier à 23h59, et tirage au sort et annonce du nom des gagnants le jeudi 13 janvier !

Bonne chance !

© Sandrine David

Nos rencontres avec Marion

La réalisatrice belge Marion Hänsel nous quittait le 8 juin 2020.

Nous avions alors choisi de rendre hommage à Marion à notre manière, à travers le montage vidéo de quelques moments complices échangés avec elle au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) et un retour sur nos rencontres avec cette grande dame, son cinéma et ses acteurs.

La dernière fois que nous avons interviewé Marion Hänsel, elle était accompagnée de Caroline D’Hondt, réalisatrice du documentaire Par-delà les nuages : le cinéma de Marion Hänsel. Nous nous sommes penchés avec elles sur le point de départ du documentaire, le cinéma de Marion en quelques mots, et le travail de Marion avec Catherine Deneuve ainsi que sa boîte de production.

Quelques années plus tôt, en 2016, nous rencontrions Marion et ses acteurs Olivier Gourmet et Sergi López pour nous rendre En amont du fleuve. Après avoir découvert nos interviews, la cinéaste nous avait donc demandé si elle pouvait faire de celles-ci les bonus de l’édition française du DVD du film, ce que nous bien sûr accepté avec joie !


Enfin, c’est à travers ses acteurs Marilyne Canto et Olivier Gourmet que nous rencontrions pour la première fois Marion Hänsel, lors d’interviews réalisées autour de son très touchant La Tendresse.

Jean-Philippe Thiriart

Crédits vidéo : des interviews captées par Mazin Mhamad, Lionel Flasse et Simon Van Cauteren, montées par Mourad Khlifi, Lionel Flasse et Simon Van Cauteren, et un hommage monté par Nicolas Simoens

Crédits photo : Rick McPie et Sandrine David

ADORATION, ce soir en TV et sur Auvio : interviews de l’équipe du film et retour sur la trilogie ardennaise de Fabrice Du Welz

ADORATION, ce soir en TV et sur Auvio : interviews de l’équipe du film et retour sur la trilogie ardennaise de Fabrice Du Welz 1020 681 Jean-Philippe Thiriart

Le dernier film sorti en salles de l’enfant terrible du cinéma belge Fabrice Du Welz est diffusé ce soir à 21h50 sur La Trois et est également disponible sur RTBF Auvio pendant un mois. Le réalisateur de cinéma de genre ô combien cinéphile, clôture avec Adoration sa trilogie ardennaise. Un triptyque initié par Calvaire voici plus de quinze ans, suivi de Alléluia en 2014.
C’est l’occasion pour nous de revenir sur cette œuvre.

Avec, d’abord, trois interviews filmées du cinéaste et de son duo d’acteurs principaux composé de Thomas Gioria et Fantine Harduin (Ennemi Public) au 34e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), avant et après l’annonce du palmarès qui allait consacrer le talent des comédiens du Bayard de la Meilleure interprétation.

Deux interviews du réalisateur et de son actrice Helena Noguerra dans le cadre de la projection en avant-première de Alléluia et une rencontre avec différents acteurs du cinéma belge dans ce cadre, et les interviews express de Vincent Tavier et Manu Dacosse aux Magritte du cinéma (respectivement coscénariste et producteur, et chef-opérateur du film), un an avant les quatre statuettes obtenues au Square, ensuite.

Et, enfin, une présentation de Calvaire, sous forme de critique cette fois.

Aux côtés des jeunes acteurs Fantine Harduin et Thomas Gioria, on retrouve notamment Benoît Poelvoorde (bientôt à l’affiche de Inexorable, le prochain film de Fabrice Du Welz), Peter Van den Begin, Laurent Lucas, Jean-Luc Couchard, Renaud Rutten, et Pierre Nisse.
Quant à la très belle bande originale du film, elle est signée Vincent Cahay.

Notez que l’affiche de Adoration est l’œuvre du talentueux artiste belge Laurent Durieux, qui expose au MIMA jusqu’au 9 janvier prochain dans le cadre d’un double bill. Ce dernier comprend, outre « Drama, the art of Laurent Durieux », l’expo « The ABC of Porn Cinema », consacrée quant à elle au cinéma ABC, dernier cinéma porno de Bruxelles.

Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo : Kris Dewitte

La trilogie ardennaise

Calvaire   ★★★★
Alléluia   ★★★
Adoration   ★★★

☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

Le 36e FIFF a livré ses verdicts !

Le 36e FIFF a livré ses verdicts ! 2560 1706 Jean-Philippe Thiriart

Ce vendredi 8 octobre avait lieu la remise des Prix du 36e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) dans une salle du Caméo remplie comme un œuf. Après des mois durant lesquels les amateurs de cinéma ont manqué de salles, ce retour du public n’a, de son côté, pas manqué de sel.

Les premiers prix à être remis ont été ceux de la catégorie « Prix Off Longs Métrages ». Le Prix du Public Documentaire belge a été décerné à Les mots de la fin de Agnès Lejeune et Gaëlle Hardy. Le Prix du Public Long métrage fiction est revenu à Freda de Gessica Généus. Il a ensuite été temps d’annoncer le Prix BeTV et c’est la réalisatrice Catherine Corsini qui a été primée pour La fracture. Toujours dans la catégorie « Prix Off Longs Métrages », Aya de Simon Coulibaly Gillard s’est vu attribuer le Prix Cinévox. Composé de trois journalistes, le Jury de la critique a souligné combien les quatre films qu’ils ont visionnés étaient de qualité, ce qui n’a pas facilité le choix qu’ils ont eu à poser. C’est Mon légionnaire qui a emporté la mise, un film qui sortira ce dix novembre dans les salles belges.
Le Prix du Jury Junior a ensuite été décerné à Animal de Cyril Dion.

Au tour ensuite des films concourant au sein de la catégorie « Compétition Première Œuvre » d’être récompensés.
Le Prix Petit Agnès a été remis à Anisia Uzeman et Saul Williams pour Neptune Frost. Le Prix de la meilleure interprétation a été décerné à Marie-Josuée Kokora pour son rôle dans Aya de Simon Coulibaly Gillard. Une Mention Spéciale a ensuite été remise à Les Héroïques de Maxime Roy pour la qualité de son scénario. Freda a alors reçu son deuxième prix avec l’obtention du Prix Découverte. Le film roumain Câmp de Maci de Eugen Jebeleanu s’est vu octroyer le Bayard de la Meilleure Première Œuvre.

La soirée s’est poursuivie avec la remise des Prix de la Compétition officielle. Le Prix Agnès est revenu à La MIF de Frédéric Baillif. Mélanie Thierry a reçu le Bayard de la Meilleure interprétation pour son rôle dans La Vraie Famille de Fabien Gorgeart, l’acteur Théodore Pellerin obtenant, pour sa part, une Mention Spéciale pour son interprétation dans le film québécois Souterrain de Sophie Dupuis. Ce dernier film a également reçu le Bayard de la Meilleure photographie, décerné au directeur de la photographie Mathieu Laverdière. Le Bayard du Meilleur scénario est revenu à Rachel Lang pour Mon légionnaire. Une nouvelle Mention Spéciale a été décernée à Patric Jean pour La Mesure des choses. Quant au Bayard Spécial du Jury, il a été remis à Radu Muntean pour Întregalde.

Enfin, le Bayard le plus attendu, celui du Meilleur film, est revenu à Frédéric Baillif pour La MIF, pour qui son travail consistait à montrer les choses qui se cachent parfois derrière les idées reçues. Si, dans un foyer d’accueil, la souffrance est là et bien palpable, les sourires sont tout aussi présents. Dans la salle, les acteurs du cinéma, journalistes et autres politiques avaient également le sourire. Ah… qu’il est agréable d’enfin pouvoir partager, à nouveau, des salles de cinéma !

Enfin, retrouvez trois membres de notre équipe de critiques sur les ondes de RCF Radio, dans l’émission « Les 4 sans coups » de Charles De Clercq.
Nous reviendrons sur cette 36e édition du FIFF sur l’antenne de RCF Bruxelles (107.6 FM) ce vendredi 15 octobre à 16h. Mais aussi ces samedi 16 à 17h, dimanche 17 à 21h et lundi 18 octobre à minuit. Notez que cette émission sera également diffusée sur RCF Namur et sur RCF Liège.

Raphaël Pieters avec la participation de Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo : Nicolas Simoens pour En Cinémascope

LES INTRANQUILLES : interview du réalisateur Joachim Lafosse

LES INTRANQUILLES : interview du réalisateur Joachim Lafosse 1867 1024 Jean-Philippe Thiriart

Présenté en Compétition officielle lors de la dernière édition du Festival de Cannes, Les Intranquilles aborde un sujet peu traité au cinéma : la bipolarité. Mais comme le dit très justement son réalisateur, le Belge Joachim Lafosse, qui signe ici son – déjà – neuvième long métrage, le film raconte avant tout une histoire d’amour et montre jusqu’où on peut aller par amour.

Un film fort, servi par un trio d’acteurs principaux au sommet de leur art : le couple formé à l’écran par Damien Bonnard et Leïla Bekhti et celui qui joue ici leur fils : Gabriel Merz Chammah. Sans oublier le magnifique Patrick Descamps.

Les Intranquilles a ouvert vendredi dernier le 36e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) avec trois salles combles. Après un excellent démarrage en France la semaine dernière, le film sort aujourd’hui dans les salles belges. À découvrir au plus vite !

Jean-Philippe Thiriart

Le FIFF, cœur du cinéma francophone dès ce soir à Namur !

Le FIFF, cœur du cinéma francophone dès ce soir à Namur ! 2560 974 Jean-Philippe Thiriart

« Partager le cinéma. En vrai. En grand. » Voilà l’ambition première du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), qui en est cette année à sa 36e édition. De ce vendredi 1er au vendredi 8 octobre, le FIFF est de retour dans la capitale wallonne avec une riche programmation de films issus des quatre coins de la Francophonie. De la Belgique à la France, en passant bien sûr par le Québec, mais aussi la Tunisie, la Roumanie ou encore Haïti, pour ne citer que quelques-uns des pays présents sur les grands écrans namurois à travers les films qui en sont issus.

Partager le cinéma sur les grands écrans n’est pas la seule ambition des organisateurs du Festival, ces derniers ayant aussi à cœur d’inviter les festivalières et festivaliers à participer au FIFF Off : des rencontres avec des invité(e)s de renom (les membres du Jury Longs métrages, Guillaume Canet), des projections événements, des concerts sous le Chapiteau, des animations et des visites. Nombreuses seront ainsi les découvertes à faire à Namur le temps d’une semaine !


Mais revenons au côté cinématographique de la force…
La Compétition Officielle (dix films), le Week-End du Court (vingt courts métrages nationaux et internationaux réunis en une compétition), les Pépites (huit films présentés en exclusivité, avant leur sortie en salles), Place au Doc belge (cinq documentaires), des Séances spéciales (dont la projection de Adieu les cons, en partenariat avec Les Amis des Aveugles et des Malvoyants) et le retour de la Compétition 1re Œuvre (huit films), notamment, auront de quoi réjouir les passionné(e)s et les amoureuses et amoureux du cinéma qu’ils ou elles aiment le format court ou long, la fiction, le documentaire ou l’animation, qu’ils ou elles aient envie de s’évader, de se divertir, de se faire surprendre ou d’être ému(e)s ! Enfin, les plus jeunes ne seront pas en reste, avec un FIFF Campus qui accueillera près de 7000 jeunes âgés de 3 à 25 ans pour des séances et des activités pédagogiques fort variées.


Le Festival s’ouvrira ce soir avec la projection du dernier film de Joachim Lafosse : Les Intranquilles. Accompagné de ses acteurs Leïla Bekhti et Damien Bonnard, il viendra présenter le film au public namurois après une sélection en compétition officielle à Cannes. Il se clôturera le vendredi 8 octobre avec la présentation du film La Fracture, de la Française Catherine Corsini, également présenté à Cannes cette année.

Qui dit compétitions dit jurys. Le Jury Longs métrages sera présidé par le réalisateur et scénariste français Thomas Lilti tandis que le Jury Courts métrages aura la comédienne et réalisatrice belge Yolande Moreau pour présidente, qui pourra compter notamment au sein de son jury sur l’avis éclairé d’une autre comédienne et réalisatrice belge : Salomé Richard.

Notez enfin que le FIFF Namur met tout en œuvre pour garantir la sécurité sanitaire de chacun(e) et adaptera son organisation en fonction des mesures gouvernementales en vigueur pendant le Festival.

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Plus d’infos : fiff.be

Excellent Festival à toutes et tous !

Jean-Philippe Thiriart