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Cette année, c’est René : la fête du cinéma belge reliftée dans la continuité

Cette année, c’est René : la fête du cinéma belge reliftée dans la continuité 2560 1810 Jean-Philippe Thiriart

Au lendemain des César, qui ont notamment vu récompensé le travail de la Belge Catherine Cosme, lauréate du César des Meilleurs décors pour L’inconnu de la grande arche, de Stéphane Demoustier, nous préfaçons aujourd’hui, pour vous, la 15e Cérémonie de remise des Prix du cinéma belge.

Ces Prix, dénommés jusqu’à l’an dernier les Magritte, changent de nom, pour se faire un… prénom : les René !

Organisée depuis 2011 par l’Académie André Delvaux, la Cérémonie est désormais en partie chapeautée par une nouvelle équipe : le trio Jean-Yves Roubin, Kassandra Decloux et François Touwaide, respectivement président de l’Académie, secrétaire générale de cette dernière, et administrateur de l’UPFF+, l’Union des Producteur·ice·s Francophones de Films et de Séries.


Jean-Yves Roubin, Kassandra Decloux et François Touwaide
Crédit photo : Emmanuel Laurent

Changement de nom, donc, mais pas des objectifs initiaux : la mise en avant de la diversité et de la créativité des talents du cinéma belge et, dorénavant, de la… télévision belge, à travers ses séries ! Les René se veulent, plus que jamais, être une vitrine pour le cinéma et les séries belges en Belgique, mais aussi à l’étranger.

Deux nouvelles catégories voient ainsi le jour, les membres de l’Académie André Delvaux élisant à présent la Meilleure actrice et le Meilleur acteur dans une série.

Et, autre nouveauté, majeure en termes d’ouverture vers le public : ce dernier est invité à décerner trois prix. Le Prix du public du Meilleur film (Prix RTBF Auvio), le Prix du public de la Meilleure série (Prix Loterie nationale), et le Coup de cœur du public (Proximus Think Possible Award), avec le support de Be tv. Les spectateurs deviennent dès lors acteurs de la Cérémonie.

Le Prix du public du Meilleur film viendra récompenser un des sept films nominés dans les catégories Meilleur film et/ou Meilleur premier film.

Celui de la Meilleure série primera une des sept séries en lice, à (re)découvrir parmi d’autres dans leur intégralité sur Auvio, dont Ennemi Public (saison 3) (avec Pauline Etienne, Angelo Bison et le regretté Philippe Jeusette, notamment, tous trois nominées pour le Coup de cœur du public, et écrite et réalisée par une belle brochette de talents). Quant au Coup de cœur du public, il saluera la performance d’un·e des 15 acteurs ou actrices parmi les nominé·e·s dans les catégories Meilleure actrice, Meilleur acteur, ou Meilleure actrice ou Meilleur acteur dans une série.


L’affiche de la Cérémonie, œuvre de Cyprien Gain, étudiant de l’École Supérieure ARTS2

Jusqu’à ce mercredi 4 mars, date limite pour voter en ligne en vue d’attribuer ses trois prix, le public peut (re)découvrir tous les films et toutes les séries nominés, gratuitement sur RTBF Auvio et, dans le cadre d’une fenêtre VOD gratuite, sur Proximus Pickx et Proximus Show Case.

Et, cerise sur le gâteau, une fois leurs votes enregistrés, les spectateurs pourront participer à un tirage au sort qui leur permettra peut-être de vivre la Cérémonie du 7 mars en direct depuis le chapiteau des René du Cinéma installé Place Sainte-Croix ! Notez également que jusque fin mars, la plateforme Sooner vous invite à voir ou à revoir une série de films en lice pour les Magritte dans un passé récent tels que Sous le vent des marquises, avec Salomé Dewaels, et Adorables, ainsi que 14 des films nominés cette année aux René, parmi lesquels Kika d’Alexe Poukine.

Et les nominé·e·s sont…

Cette année, c’est On vous croit, premier long métrage réalisé par Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys et porté par la performance d’actrice de Myriem Akheddiou, qui fait office de favori, avec 11 nominations.


En lice pour 11 René du Cinéma, On vous croit arrive en tête des nominations

Viennent ensuite Kika d’Alexe Poukine (huit nominations) et Jeunes mères, dixième long métrage réalisé par Jean-Pierre et Luc Dardenne à être sélectionné en Compétition officielle au Festival de Cannes (sept nominations dont celle du Meilleur espoir féminin pour Elsa Houben).

Suivent L’intérêt d’Adam de Laura Wandel et Maldoror de Fabrice du Welz avec, chacun, six nominations, Fabrice du Welz étant nominé pour la troisième fois pour la qualité de sa mise en scène (après ses nominations pour Alleluia et Adoration).

En sixième position, apparaît cette année aux René le très singulier Reflet dans un diamant mort du duo formé par Hélène Cattet et Bruno Forzani, nominé dans cinq catégories (parmi lesquelles celles du Meilleur acteur pour Yannick Renier, et de la Meilleure image pour le très talentueux Manu Dacosse, déjà lauréat de trois récompenses, dont celles reçues pour les deux précédents films des cinéastes, L’étrange couleur des larmes de ton corps et Laissez bronzer les cadavres).

Signalons aussi que Lubna Azabal ajoutera peut-être, cette année, un sixième trophée à sa collection, qui serait le cinquième de la Meilleure actrice, pour Rabia, tandis que Arieh Worthalter pourrait égaler ce nombre de trophées glanés grâce son interprétation dans le fim Les Braises.

Que Jean-Benoît Ugeux, qui s’est déjà vu décerner le Prix du Meilleur acteur dans un second rôle pour Le Fidèle et celui du Meilleur court métrage documentaire, en tant que réalisateur donc cette fois, pour Arbres, sera en lice samedi pour celui du Meilleur acteur avec Krump de Cédric Bourgeois. Ce dernier est nominé pour le René du Meilleur court métrage d’animation avec Cimarron, film coréalisé avec Rémi Vandenitte.

Et, enfin, que Bérangère McNeese, déjà récompensée comme réalisatrice pour son dernier court métrage, Matriochkas, est nommée pour la première fois en tant que Meilleure actrice avec Demain si tout va bien d’Ivan Goldschmidt.

Comme l’an dernier, cette célébration de nos talents se tiendra dans le mythique Studio 4 de Flagey, avec Charline Vanhoenacker en guise de Maîtresse de Cérémonie et avec, non loin, un certain Pierre Kroll et ses dessins effectués à chaud. La Cérémonie sera diffusée en direct sur RTBF Auvio, mais également sur la chaîne Proximus Showcase. En outre, TV5 Monde proposera, comme de coutume, un résumé de cette première édition des René, le lundi 9 mars à 23h. Quant au passage des invité·e·s sur le tapis des René, il sera diffusé dès 20h20 sur La Une, Pickx et Proximus Showcase.


Charline Vanhoenacker officiera une nouvelle fois comme Maîtresse de Cérémonie
Crédit photo : Académie André Delvaux – Laure Geerts

La semaine du cinéma belge démarre !

De ce lundi 2 au dimanche 8 mars, la RTBF donnera une place de choix au cinéma belge francophone avec toute une série de films, de magazines, de capsules et d’émissions spéciales. Seront ainsi diffusés :

Chiennes de vies de Xavier Seron ce mardi 3 mars à 22h25, et
Rosetta, de Jean-Pierre et Luc Dardenne, avec l’inoubliable Emilie Dequenne, le 12 mars à 20h30.

Enfin, plus de 40 films et séries de fiction seront mis en avant sur RTBF Auvio, tels que :

Adieu les cons
Augure
Chiennes de vies
Duelles
Keeper
La Fille inconnue
La Nuit du 12
Le Gamin au vélo
Le Grand Bain
Losers Revolution
Pas son genre
Rosetta
Tango libre
Troisièmes noces, et
Une part d’ombre

Bons films et bonnes séries belges et, déjà, excellents René du Cinéma !

Jean-Philippe Thiriart

LE SYNDROME DES AMOURS PASSÉES, en salles, et UNE VIE DÉMENTE, en DVD ? DES CHOSES EN COMMUN !

LE SYNDROME DES AMOURS PASSÉES, en salles, et UNE VIE DÉMENTE, en DVD ? DES CHOSES EN COMMUN ! 1200 675 Jean-Philippe Thiriart

Le Syndrome des amours passées, le nouveau film du duo Ann Sirot-Raphaël Balboni – leur dixième, déjà, courts et longs métrages confondus -, entame aujourd’hui sa troisième semaine dans les salles belges. Avant une sortie française programmée le mercredi 25 octobre.

L’occasion pour nous de vous présenter leur dernier bébé, mais aussi de faire un focus sur leurs deux films précédents. Avec différentes interviews, aux Magritte du Cinéma et au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), autour de leur premier long métrage – Une vie démente – et du DVD du film. Et une rencontre dans le cadre de la diffusion au Festival International du Film de Bruxelles (BRIFF) de leur dernier court : Des Choses en commun.

Une vie démente

Le DVD

Crédit vidéo : Harald Duplouis (image et montage)

Distribué par Imagine, le DVD de Une vie démente comprend deux fort sympathiques bonus, à savoir les deux derniers courts métrages signés par Ann Sirot et Raphaël Balboni : Avec Thelma (Magritte 2018 du Meilleur court métrage de fiction) et Des Choses en commun (un des quatre courts métrages issus du premier volume de La Belge Collection)

Des interviews aux Magritte du Cinéma et…

Pas moins de sept statuettes pour Une vie démente lors des 11e Magritte du Cinéma !
Crédit vidéo : Gerardo Marra (image et montage)

… au FIFF !

C’est lors du 35e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) que nous avons rencontré l’équipe d’Une vie démente pour la première fois. Présenté en sélection officielle, le film avait ouvert le Festival.

Nous avions tendu notre micro à Ann Sirot et Raphaël Balboni, ainsi qu’à leur quatuor de comédiennes et de comédiens : Lucie Debay et Jean Le Peltier, et Jo Deseure et le regretté Gilles Remiche.

Et n’hésitez pas à découvrir notre critique d’Une vie démente !

Des Choses en commun

Crédit photo : BRIFF 2020 – Claire Zombas

Aux côtés du film Des Choses en commun, dans La Belge Collection – Volume 1, figurent trois autres courts métrages : Mieux que les rois et la gloire, de Guillaume Senez, Rien lâcher, de Laura Petrone et Guillaume Kerbusch, et Sprötch, de Xavier Seron.

Le Syndrome des amours passées

Le film est encore à l’affiche d’une dizaine de salles belges.

Pour vous donner envie de découvrir celui-ci au cinéma, nous vous proposons de partir à la rencontre du duo Ann Sirot-Raphaël Balboni, et à celle du couple que forment, à l’écran, la comédienne Lucie Debay et le comédien Lazare Gousseau.

Nous avons réalisé ces interviews avec Harald Duplouis pour Cinergie.

Crédit vidéo : Cinergie – Harald Duplouis (image et montage)

Jean-Philippe Thiriart

DUELLES et GIRL, ce soir en TV : interviews des équipes de film aux Magritte du Cinéma

DUELLES et GIRL, ce soir en TV : interviews des équipes de film aux Magritte du Cinéma 2560 1704 Jean-Philippe Thiriart

À cinq jours de la 12e Cérémonie des Magritte du Cinéma, la RTBF se met aux couleurs du cinéma belge. Pendant toute la semaine, La Une, Tipik et La Trois hisseront haut les couleurs de notre septième art !

Les Magritte du Cinéma seront cette année diffusés sur AUVIO et en direct sur La Trois le 4 mars prochain.

En fiction, le cinéma belge sera à mis l’honneur dès aujourd’hui, sur La Une, avec une Séance VIP double de qualité. Celle-ci démarrera avec le film Duelles d’Olivier Masset-Depasse. À l’affiche de ce film qui a remporté 9 Magritte en 2020, faisant de lui le plus primé depuis la création des Magritte du Cinéma : Anne Coesens et Veerle Baetens.

Programmé à 20h30, Duelles est un thriller au suspense angoissant, adapté du roman de Barbara Abel Derrière la haine.

Duelles sera suivi de Girl de Lukas Dhont, dont le dernier film, Close a été couronné du Grand Prix au dernier Festival de Cannes, ex-aequo avec Stars at Noon de Claire Denis. Close fait partie cette année des favoris des Magritte, avec dix nominations, et est en lice aux Oscars.
Victor Polster et Arieh Worthalter sont les deux comédiens principaux de Girl.

Film touchant et fort sur la quête d’identité d’une jeune fille enfermée dans un corps de garçon, Girl sera diffusé à 22h10.

Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo : Rick Mc Pie
Crédit vidéos : Gerardo Marra

10 DVDs à gagner !

CONCOURS FACEBOOK pour nos 10 ans : 10 DVDs dédicacés à gagner !

CONCOURS FACEBOOK pour nos 10 ans : 10 DVDs dédicacés à gagner ! 2560 1704 Jean-Philippe Thiriart

En Cinémascope a 10 ans !
Et nous avons choisi de fêter cet anniversaire… avec vous !

Dix, c’est aussi le nombre de DVDs dédicacés que nous vous offrons5 x 2 DVDs du dernier film de fiction de la regrettée Marion Hänsel – : un pour vous et un à offrir !

© Rick McPie

La réalisatrice belge nous avait demandé de faire de nos interviews de l’équipe de « En amont du fleuve » au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) (ses acteurs Olivier Gourmet et Sergi López, et elle-même) les bonus de l’édition française du DVD du film.

Pour tenter de gagner 2 DVDs du film dédicacés par Marion Hänsel, rien de plus simple :
1) likez le post présentant cet article sur notre page Facebook
2) taguez @ l’ami(e) que vous souhaitez voir gagner avec vous, en commentaire au post
et
3) partagez le post sur votre page Facebook !

Fin du concours ce mercredi 12 janvier à 23h59, et tirage au sort et annonce du nom des gagnants le jeudi 13 janvier !

Bonne chance !

© Sandrine David

Nos rencontres avec Marion

La réalisatrice belge Marion Hänsel nous quittait le 8 juin 2020.

Nous avions alors choisi de rendre hommage à Marion à notre manière, à travers le montage vidéo de quelques moments complices échangés avec elle au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) et un retour sur nos rencontres avec cette grande dame, son cinéma et ses acteurs.

La dernière fois que nous avons interviewé Marion Hänsel, elle était accompagnée de Caroline D’Hondt, réalisatrice du documentaire Par-delà les nuages : le cinéma de Marion Hänsel. Nous nous sommes penchés avec elles sur le point de départ du documentaire, le cinéma de Marion en quelques mots, et le travail de Marion avec Catherine Deneuve ainsi que sa boîte de production.

Quelques années plus tôt, en 2016, nous rencontrions Marion et ses acteurs Olivier Gourmet et Sergi López pour nous rendre En amont du fleuve. Après avoir découvert nos interviews, la cinéaste nous avait donc demandé si elle pouvait faire de celles-ci les bonus de l’édition française du DVD du film, ce que nous bien sûr accepté avec joie !


Enfin, c’est à travers ses acteurs Marilyne Canto et Olivier Gourmet que nous rencontrions pour la première fois Marion Hänsel, lors d’interviews réalisées autour de son très touchant La Tendresse.

Jean-Philippe Thiriart

Crédits vidéo : des interviews captées par Mazin Mhamad, Lionel Flasse et Simon Van Cauteren, montées par Mourad Khlifi, Lionel Flasse et Simon Van Cauteren, et un hommage monté par Nicolas Simoens

Crédits photo : Rick McPie et Sandrine David

ADORATION, ce soir en TV et sur Auvio : interviews de l’équipe du film et retour sur la trilogie ardennaise de Fabrice Du Welz

ADORATION, ce soir en TV et sur Auvio : interviews de l’équipe du film et retour sur la trilogie ardennaise de Fabrice Du Welz 1020 681 Jean-Philippe Thiriart

Le dernier film sorti en salles de l’enfant terrible du cinéma belge Fabrice Du Welz est diffusé ce soir à 21h50 sur La Trois et est également disponible sur RTBF Auvio pendant un mois. Le réalisateur de cinéma de genre ô combien cinéphile, clôture avec Adoration sa trilogie ardennaise. Un triptyque initié par Calvaire voici plus de quinze ans, suivi de Alléluia en 2014.
C’est l’occasion pour nous de revenir sur cette œuvre.

Avec, d’abord, trois interviews filmées du cinéaste et de son duo d’acteurs principaux composé de Thomas Gioria et Fantine Harduin (Ennemi Public) au 34e Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), avant et après l’annonce du palmarès qui allait consacrer le talent des comédiens du Bayard de la Meilleure interprétation.

Deux interviews du réalisateur et de son actrice Helena Noguerra dans le cadre de la projection en avant-première de Alléluia et une rencontre avec différents acteurs du cinéma belge dans ce cadre, et les interviews express de Vincent Tavier et Manu Dacosse aux Magritte du cinéma (respectivement coscénariste et producteur, et chef-opérateur du film), un an avant les quatre statuettes obtenues au Square, ensuite.

Et, enfin, une présentation de Calvaire, sous forme de critique cette fois.

Aux côtés des jeunes acteurs Fantine Harduin et Thomas Gioria, on retrouve notamment Benoît Poelvoorde (bientôt à l’affiche de Inexorable, le prochain film de Fabrice Du Welz), Peter Van den Begin, Laurent Lucas, Jean-Luc Couchard, Renaud Rutten, et Pierre Nisse.
Quant à la très belle bande originale du film, elle est signée Vincent Cahay.

Notez que l’affiche de Adoration est l’œuvre du talentueux artiste belge Laurent Durieux, qui expose au MIMA jusqu’au 9 janvier prochain dans le cadre d’un double bill. Ce dernier comprend, outre « Drama, the art of Laurent Durieux », l’expo « The ABC of Porn Cinema », consacrée quant à elle au cinéma ABC, dernier cinéma porno de Bruxelles.

Jean-Philippe Thiriart

Crédit photo : Kris Dewitte

La trilogie ardennaise

Calvaire   ★★★★
Alléluia   ★★★
Adoration   ★★★

☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

Au revoir Bernard… – Interviews de Bernard De Dessus les Moustier

Au revoir Bernard… – Interviews de Bernard De Dessus les Moustier 2560 1696 Jean-Philippe Thiriart

Nous l’avions rencontré pour la première fois au cinéma Galeries à Bruxelles, très ému à l’issue de la projection équipe du film Je me tue à le dire de son ancien étudiant Xavier Seron. Puis l’avions retrouvé juste avant la première projection publique de ce long métrage de fiction – le premier pour son réalisateur – au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF).

Lui, c’est Bernard De Dessus les Moustier, professeur de réalisation à l’IAD et producteur chez Novak Prod. C’est cette dernière casquette qu’il portait ces soirs-là puisque c’est la maison de production bruxelloise qui a principalement accompagné Je me tue à le dire.

Nous lui avions demandé de réagir à l’accueil réservé au film par les spectateurs lors de la projection équipe. Et de nous parler du processus de production du film. À Namur, il nous parlait notamment de sa rencontre à l’IAD avec Xavier et du travail sur le scénario.

Ces deux interviews traduisent l’enthousiasme, la ténacité mais aussi la sincérité que Bernard mettait dans les projets dans lesquels il croyait.
Bernard De Dessus les Moustier est décédé le 17 février dernier. Il avait 56 ans.

Vous pouvez découvrir l’article que nous lui avons consacré en guise d’hommage sur le site de Cinergie.

Au revoir Bernard…

Jean-Philippe Thiriart

Guillaume Senez

NOS BATAILLES, ce soir en TV et en DVD : interviews du réalisateur et regards croisés

NOS BATAILLES, ce soir en TV et en DVD : interviews du réalisateur et regards croisés 667 1000 Jean-Philippe Thiriart

Diffusé ce dimanche 7 février à 20h35 sur La Trois en clôture de la belle semaine que la RTBF consacre au cinéma belge, le film Nos batailles fait aujourd’hui, sur « En Cinémascope », l’objet d’un dossier consacré au film et au DVD du métrage, sorti chez Cinéart.

Nous vous proposons ainsi de découvrir les interviews du réalisateur du film, Guillaume Senez, après le succès remporté par le film à Cannes et, plus récemment, lors de la présence du cinéaste belge au dernier Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) en tant que membre du Jury Longs Métrages. Il présente le film et décrit sa belle aventure cannoise à la Semaine de la critique.

Et n’hésitez pas à visionner la conférence de presse du film au FIFF !

Regards croisés

Nos batailles

Réalisé par Guillaume Senez
Avec Romain Duris, Laetitia Dosch, Lucie Debay, Laure Calamy, Dominique Valadié, Lena Girard Voss, Basile Grunberger

Drame
1h38

Le regard de Raphaël Pieters sur le film

★★

Nos batailles est le deuxième long métrage du réalisateur belge Guillaume Senez, après Keeper en 2015. Keeper avait notamment reçu le Prix de la critique au FIFF et le Prix du Meilleur premier film lors de la septième cérémonie des Magritte du Cinéma.

Romain Duris interprète dans Nos batailles un père qui va devoir apprendre à jouer le rôle d’une mère qui a disparu. Cette mère, c’est l’actrice belge Lucie Debay (Magritte du Meilleur espoir féminin en 2016 pour son rôle dans Melody). L’histoire débute dans une petite ville du nord de la France. Olivier (Romain Duris) est contremaître dans un entrepôt de vente en ligne. Alors qu’il enchaine les heures de travail sans compter, sa femme s’occupe des enfants le soir et est vendeuse dans une boutique de vêtements la journée. Mais après une journée éprouvante au boulot, Laura disparait sans mot dire. La suite sera un combat emprunt de débrouillardise pour organiser une vie familiale fort chamboulée.

Le statut de père débrouillard convient assez bien à Romais Duris, arrivé aujourd’hui à un âge qui lui permet de jouer ce genre de personnages. Il est évident qu’il possédait bel et bien la maturité nécessaire pour cet exercice. La comédienne Laetitia Dosch joue le rôle d’une tante attentionnée et sensible pour les enfants, Laure Calamy celui d’une collègue de travail en manque de repères familiaux et Dominique Valadié celui d’une grand-mère qui doit tout à coup revenir aux affaires.

Le thème du film est connu, plusieurs films ayant déjà traité de la disparition brutale d’un parent et des difficultés à surmonter pour l’autre partent, qui se retrouve seul à gérer vie professionnelle et vie familiale. Ce qui ressort dans ce film, c’est le poids des non-dits, des difficultés de communication entre les membres d’une même famille lors d’un tel événement. Nos batailles est surtout intéressant en ce sens. Le film montre également la précarisation des familles monoparentales. Ce problème de société se devait d’apparaitre enfin plus précisément à l’écran même si ce sont d’abord et avant tout les femmes sui sont touchées par ce phénomène.

Si la question du manque dans une famille monoparentale est ainsi abordée de manière assez fine et émouvante, celle de l’injustice sociale l’est également. Ce traitement permet à Nos batailles de garder une certaine cohérence de bout en bout.

Le regard de Guillaume Triplet sur le film et le DVD

Le film

★★★

Olivier (Romain Duris) travaille dans une usine. Il est chef d’équipe et, en bon syndicaliste qu’il est, met un point d’honneur à défendre ses collègues vis-à-vis d’une direction parfois oppressante. Mais Olivier est aussi père de deux enfants qu’il voit difficilement grandir et qui est forcé de prendre ses responsabilités lorsque sa femme Laura (Lucie Debay) décide de quitter la maison.

Prenant, puissant et mené par des acteurs aussi justes que leurs personnages sont attachants, il n’est pas difficile de comprendre la raison pour laquelle le deuxième film de Guillaume Senez a été autant récompensé (NDLR : le film a remporté cinq Magritte du Cinéma en 2019, dont ceux du Meilleur film et de la Meilleure réalisation). Le metteur en scène laisse une grande spontanéité à ses interprètes. Ce qui, au final, sert admirablement le propos.

Nos batailles est un film social parfois rugueux, mais souvent tendre, qui accroche le spectateur de bout en bout sans tomber dans la pleurnicherie, et est agrémenté d’une profonde réflexion sur le sens des priorités. Une bien belle réussite.

Le DVD

★★

Le DVD distribué par Cinéart fait le boulot, en proposant, en bonus, scènes-clés et scènes coupées commentées par le réalisateur, ainsi que son court métrage U.H.T., qui s’inscrit dans la droite lignée de son film mais en version fermière.

Un dossier préparé par Jean-Philippe Thiriart, Raphaël Pieters et Guillaume Triplet

Captations : Mazin Mhamad et Mourad Khlifi.
Montages : Mourad Khlifi et Jean-Philippe Thiriart
Crédit photo : Nicolas Simoens

Retour sur le FIFF 2020 avec En Cinémascope sur RCF Radio

Retour sur le FIFF 2020 avec En Cinémascope sur RCF Radio 1000 667 Jean-Philippe Thiriart

C’est à l’invitation de Charles Declercq que Guillaume Triplet, Raphaël Pieters et moi-même – tous trois chroniqueurs pour En Cinémascope – sommes revenus sur l’édition 2020 du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF). Cela dans l’émission cinéma que Charles présente sur RCF Radio : Les 4 sans coups. L’émission a été diffusée sept fois sur les antennes de RCF Bruxelles et Liège.

Soit une heure pour évoquer ensemble le 35e Festival de Namur et mettre le focus sur une série de films.
Plus longuement sur trois films, d’abord, que tant Guillaume, Raphaël et moi-même avons eu le plaisir de découvrir dans le cadre du FIFF :
– le film d’ouverture Une vie démente des Belges Ann Sirot et Raphaël Balboni, bientôt sur nos écrans,
– le film de clôture Un Triomphe du Français Emmanuel Courdol, lauréat du Prix Be tv, et
Yummy du Belge Lars Damoiseaux, que le FIFF a projeté dans le cadre de la carte blanche accordée à un festival ami : le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF).

Et plus brièvement sur d’autres métrages, ensuite : le documentaire Petit samedi, Bayard d’Or du Meilleur film notamment, réalisé par la Belge Paloma Sermon-Daï, La Déesse des mouches à feu de la Québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette, et les quatre courts métrages de La Belge Collection : Mieux que les rois et la gloire de Guillaume Senez, Rien Lâcher de Laura Petrone et Guillaume Kerbusch, Des Choses en commun de Ann Sirot et Raphaël Balboni et Sprötch de Xavier Seron.

Bonne écoute !

Jean-Philippe Thiriart

Kody, Thomas Ancora, Clément Manuel, Baptiste Sornin, Sean Dhondt et Tania Garbarski lors de l'avant-première du film - Crédit photo : Gauthier Flahaux

LOSERS REVOLUTION, c’est ce soir et demain sur Tipik – Interviews de l’équipe du film

LOSERS REVOLUTION, c’est ce soir et demain sur Tipik – Interviews de l’équipe du film 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Ce mercredi soir à 20h35 et demain, jeudi, à 22h30 sur Tipik, la nouvelle chaîne de la RTBF, vous pourrez découvrir Losers Revolution, comédie belge inédite en télé.

Lors des derniers Magritte du Cinéma, nous avons eu le plaisir d’interviewer Thomas Ancora, coréalisateur du film avec Grégory Beghin. Celui qui est aussi l’auteur du film et un de ses acteurs principaux nous a présenté le film et son casting cinq étoiles.

Ensuite, c’est lors de l’avant-première du film au cinéma UGC De Brouckère que nous avons interviewé l’équipe du film et une série de spectateurs avertis. À commencer par l’excellent Charlie Dupont, venu applaudir sa femme Tania Garbarski, premier rôle féminin de Losers Revolution. Suivi des acteurs Sean Dhondt, Kody, Clément Manuel, Baptiste Sornin, Tania Garbarski et Thomas Ancora bien sûr.
Nous avons poursuivi nos interviews de l’équipe du film : l’auteur, coréalisateur et acteur Thomas Ancora, l’actrice Tania Garbarski et le comédien Baptiste Sornin. Ainsi que celles d’une série de spectateurs avertis, dont la très chouette Bénédicte Philippon (ex-pouf du Grand Cactus, Ennemi Public).

Rafraichissant, Losers Revolution est un « buddy movie » à l’américaine… à la belge ! Cette comédie déjantée reprend tout ce qui fait le sel de ce type de film et procure au spectateur une bonne dose de plaisir. À l’affiche : Clément Manuel (Ennemi public), Thomas Ancora, Kody (Le Grand Cactus et MC de la dernière édition des Magritte du Cinéma), Baptiste Sornin (Le Jeune Ahmed) et Tania Garbarski (Bye Bye Germany).

Notez que Losers Revolution est produit par Kwassa Films, qui a notamment coproduit le long-métrage Binti de Frederike Migom. N’hésitez pas à découvrir notre interview de Baloji et de sa fille Bebel aux Magritte du Cinéma !

Bons visionnages !

Jean-Philippe Thiriart et Maxence Debroux

Crédits vidéo
Jean-Philippe Thiriart et Gerardo Marra
et
Maxence Debroux, Gauthier Flahaux et Thomas Bader

Crédit photo
Gauthier Flahaux

Thomas Ancora aux Magritte du Cinéma – Crédit photo : Gerardo Marra
Kody, Thomas Ancora, Clément Manuel, Baptiste Sornin, Sean Dhondt et Tania Garbarski lors de l’avant-première du film – Crédit photo : Gauthier Flahaux
Bénédicte Philippon, ainsi que d’autres spectateurs avertis, ont aussi répondu à nos questions – Crédit photo : Gauthier Flahaux

Réouverture des cinémas, resortie de LOSERS REVOLUTION et Pop’Up Mills avec ADORATION, dès aujourd’hui !

Réouverture des cinémas, resortie de LOSERS REVOLUTION et Pop’Up Mills avec ADORATION, dès aujourd’hui ! 560 373 Jean-Philippe Thiriart

Nous faire vibrer à nouveau culturellement, tel est le but du Pop’Up Mills. Une salle de 3 000 m² a été entièrement réaménagée pour respecter les mesures sanitaires afin d’atteindre cet objectif.
Dès aujourd’hui, mercredi 1er juillet 2020, jusqu’au 26 septembre, le Pop-Up Mills s’installe à Malmedy et vous accueille dans la salle de spectacle « La Scène », située à côté du cinéma Moviemills.
La salle est désormais équipée de petits salons individualisés – espaces de plusieurs mètres carrés avec canapé deux personnes et table basse – afin de pouvoir profiter du film ou du spectacle confortablement installés, tout en respectant de manière stricte les normes de distanciation physique.
Si le Pop-Up Mills propose une programmation cinéma durant tout l’été, avec des avant-premières exclusives, il accueille aussi des concerts, des one man shows et le Comedy Club d’Alex Vizorek et Guillermo Guiz.

Au programme cinéma : la semaine Cinévox, du 1er au 5 juillet, en présence des équipes des films.
Le 2 juillet à 20h30, vous pourrez découvrir en avant-première mondiale la comédie familiale Adorables de Solange Cicurel, avec Elsa Zylberstein, Lucien Jean-Baptiste, Iona Matos, Max Boublil, Hélène Vincent, Tania Garbarski et Stéphanie Crayencour. En présence d’Elsa Zylberstein notamment.

Le 3 juillet à 21h, vous aurez l’occasion de voir (ou revoir) le buddy movie Losers Revolution (de Thomas Ancora et Grégory Beghin) tandis qu’Adoration (réalisé par Fabrice Du Welz) est programmé le 4 juillet à 18h30.

PROJECTION AU POP’UP D’ADORATION ET DE LOSERS REVOLUTION ET RESORTIE EN SALLES DE LOSERS REVOLUTION

N’hésitez pas à (re)découvrir notre couverture de Losers Revolution :
notre interview aux Magritte du Cinéma 2020 de Thomas Ancora, coréalisateur du film et acteur,
nos interviews de Charlie Dupont et de six acteurs du film précédant l’avant-première de celui-ci à l’UGC De Brouckère,
huit interviews après l’avant-première du film, dont celles de Tania Garbarski, Thomas Ancora et Baptiste Sornin, et
la présentation du film par Kody, dans le cadre de sa préface des 10e Magritte du Cinéma.

Notez que Losers Revolution bénéficie également d’une resortie en salles.

Nous vous invitons à découvrir ou redécouvrir aussi notre couverture du film Adoration et notre retour sur l’œuvre de son réalisateur Fabrice Du Welz :
les interviews filmées de Fabrice Du Welz et de ses acteurs pour Adoration,
la critique de Calvaire, film qui a initié la trilogie ardennaise de Du Welz,
les rencontres filmées de Fabrice Du Welz et Helena Noguerra, et des réactions à chaud à la sortie de l’avant-première d’Alléluia, deuxième film de ladite trilogie, et
les interviews express de Vincent Tavier et Manu Dacosse aux Magritte du cinéma, qui reviennent sur Alléluia.

Mais le Pop’Up Mills, ce sont aussi les présentations sur grand écran de La Bonne Épouse, Jumbo et Lucky (du réalisateur de Dikkenek), projetés respectivement les 1er, 3 et 4 juillet, Filles de Joie et The Barefoot Emperor étant quant à eux présentés le 5 juillet.

Plus d’infos : popupmills.be

Les horaires des films en salles sont disponibles sur cinebel.

Excellent retour en salles à vous !

Jean-Philippe Thiriart

Avec le soutien de

En Cinemascope
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