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Fantastique, le 39e BIFFF démarre ce mardi avec 10 séances à gagner !

Fantastique, le 39e BIFFF démarre ce mardi avec 10 séances à gagner ! 1307 735 Jean-Philippe Thiriart

Le BIFFF ? Présent !

Le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) aura bel et bien lieu cette année. Dès ce mardi 6 avril et jusqu’au dimanche 18. Avec une animation de la Twice Agency le 6 avril à 19h et une autre, du Magic Land Théâtre, le 18 à 19h. Fantastique, pas vrai ? En effet puisque les organisateurs du BIFFF ont tout mis en en œuvre pour que les festivaliers vivent cet événement dans des conditions optimales, depuis chez eux. Cette année, damoiselles et damoiseaux, si le mot « cauchemar » n’est pas encore derrière nous quand il est associé au coronavirus, il sera bel et bien présent sur les écrans des BIFFFeurs, pour leur plus grand plaisir cette fois. De nombreux films au menu des amateurs de cinéma de genre devraient en effet s’avérer délicieux et ce n’est pas le réalisateur de Yummy, le Belge Lars… Damoiseaux, membre du jury de la compétition 7e Parallèle qui devrait dire le contraire.

Flute alors, on va encore devoir rester à la maison… Certes, mais cette 39e édition sera l’occasion d’offrir non pas une flute, mais bien une parenthèse enchantée longue de 13 jours à tous les amateurs de films de fantasy, de films fantastiques, de thrillers, de films de science-fiction (le BIFFF, c’est tout ça !) et on en passe tant le film de genre est multiple. Vous l’aurez compris : le BIFFF 2021 se tiendra donc intégralement en ligne.

Les films

Le Festival s’ouvrira avec The Shift, claque belgo-italienne sur un attentat terroriste dans une école bruxelloise. Un film qui est, d’après les organisateurs du Festival, « dédié à tous les soldats sans arme qui se battent pour nous au quotidien. » Ils estiment ainsi que « c’était la moindre des choses de leur rendre cet hommage ».
Quant au film de clôture, il s’agira de Riders of Justice, thriller drolatique danois très remarqué. Le synopsis : Markus, militaire danois déployé dans une zone de combat, rentre chez lui après le décès de sa femme dans un accident de train. Il doit s’occuper de leur fille, Mathilde. Mais il a tôt fait de découvrir que le déraillement de train qui a coûté la vie à sa femme n’est peut-être pas accidentel. Et à partir de là, forcément, ça va faire mal !
Parmi les longs-métrages à découvrir : trois avant-premières mondiales, neuf avant-premières internationales et quatre avant-premières européennes. Ce BIFFF 2021 proposera aussi 63 courts-métrages belges, européens et internationaux.

Cette année, les programmateurs ont choisi de nous présenter une « section infectée », soit un florilège des films qui auraient dû faire partie de l’édition 2020 du Festival. Y figurent notamment les deux films coréens pour lesquels nous vous faisons remporter des séances cette année. Il s’agit de Bring Me Home et de Hitman: Agent Jun et c’est à la fin de cet article que ça se passe !
Les films présents dans la compétition 7e Parallèle seront au nombre de sept, justement : Beyond the Infinite Two Minutes, Barcelona Vampires, Honeydew, Hotel Poseidon, King Car et Violation.
En compétition européenne, six films : Post Mortem, Host, Caveat, Meander, The Guest Room et Riders of Justice.
Enfin, les longs-métrages présents en compétition internationale seront Vicious Fun, Son, The Closet, Sound of Violence et Superdeep.

Édition en ligne oblige, les organisateurs ont dû faire des choix. Il n’y aura ainsi malheureusement pas de compétition thriller cette année. Bien que moins copieuse, la cuvée 2021 s’annonce déjà bien sanguine. Voici, pèle-mêle, quelques films à ne pas manquer : le très attendu Psycho Goreman, Cyst, Possessor – deuxième long-métrage du fiston Cronenberg -, le fort surprenant Keeping Company, Aporia – film qui nous vient tout droit du désert et des steppes d’Azerbaïdjan -, Vicious Fun ou encore Bloody Hell.

L’atmosphère du BIFFF… à la maison

Mais le BIFFF, ce n’est pas qu’une détonante sélection de films, c’est aussi une ambiance complétement dingue. Et un des gros défis pour les organisateurs cette année est d’amener l’ambiance du Festival chez vous, autant que faire se peut, grâce à la BIFFF Zone (direction bifff.net) et son contenu exclusif. Y figureront classiques revisités, Q&A avec les invités, événements (Nuit Fantastique, Bal des Vampires…) concours et défis, chatrooms, chansons, bien sûr, et d’autres surprises.
En outre, le Festival proposera des BIFFF Packs permettant de vivre ce BIFFF à la maison : anti-BIFFF blues, rations de survie, affiches et sérigraphies, de quoi occuper les gamins et bien plus encore !

En pratique

L’addition ne s’annoncera donc pas trop salée puisque chaque long-métrage est proposé au prix de trois euros, tarif qui s’applique à chaque séance de courts-métrages dans son entièreté. Tous les films de l’édition 2021 seront disponibles du mardi 6 avril, à 19h, au dimanche 18 avril. À l’exception de deux films : Riders of Justice, uniquement accessible le soir de la clôture, à partir de 19h, et Seobok, à découvrir sur la plateforme du Festival du 15 au 18 avril.
Comment rejoindre cet univers ? En vous rendant sur bifff.net, pour accéder ensuite à la plateforme BIFFF online, tout simplement. Une fois commandé, chaque film est alors visionnable pendant 48 heures.

Concours Corée : 10 séances à gagner !

En partenariat avec le Centre Culturel Coréen de Bruxelles, nous vous proposons cette année de remporter, via notre concours Facebook, 5 x 2 séances pour des films coréens annoncés comme de belles réussites.

Pour chaque gagnant(e) : un accès à l’uppercut Bring Me Home ou au feel good movie Hitman: Agent Jun. Et un deuxième accès à l’autre film de ce chouette duo de longs-métrages, pour la personne de son choix !

Comment faire ? Direction la page Facebook de « En Cinémascope ».
1) Aimez la page Facebook de « En Cinémascope ».
2) Aimez et partagez notre publication sur Facebook en mode public.
3) Identifiez votre ami(e) en commentaire de la publication.

Début du concours : lundi 5 avril à midi
Clôture du concours et tirage au sort : vendredi 9 avril à midi.
Annonce du nom des gagnants, sur notre page Facebook toujours : vendredi 9 avril à 15h.

Les gagnant(e)s et la personne qu’ils/elles auront choisie recevront alors par mail le code d’accès à leur film.

Ajoutons que trois autres films coréens font partie de la programmation. Il s’agit de Seobok, présenté comme un mix entre The Transporter et The Island, donné à voir quelques heures seulement après sa première mondiale. De Slate, annoncé comme le trait d’union entre le troisième volet de Evil Dead et Kill Bill.Enfin, un film « Rétro Corée du Sud » sera aussi de la partie : Il Mare de Hyun Seung Lee. Empreint de romance fantastique, ce film avait déjà marqué bon nombre de spectateurs présents lors de l’édition 2001 du Festival.

Excellent BIFFF à toutes et tous !

Jean-Philippe Thiriart et Raphaël Pieters

Retour sur LOST HIGHWAY, le chef-d’œuvre de David Lynch

Retour sur LOST HIGHWAY, le chef-d’œuvre de David Lynch 653 925 Guillaume Triplet

Réalisé par David Lynch (1997)
Avec Bill Pullman, Patricia Arquette, Balthazar Getty, Robert Loggia
Version restaurée (Cinéart)

Néo-noir
2h15

★★★★

Envoûtant. Probablement l’un des qualificatifs qui correspond le mieux à Lost Highway, chef-d’œuvre (ultime ?) de David Lynch. Un film qui, près de 25 ans après sa sortie, fait encore référence. Quand le spectateur s’y plonge, il part irrémédiablement pour un voyage aux confins de l’imaginaire, du rêve et d’une réalité distordue, si chers au réalisateur. D’aucuns diront que ce dernier a peut-être même synthétisé ses envies, son art et son sens de la narration dans ce « néo-noir » qui respecte les codes tout en les bousculant.

L’histoire est celle de Fred Madison (Bill Pullman), saxophoniste de free jazz marié à l’attirante et intrigante Renée (Patricia Arquette) qu’il sera accusé d’avoir assassinée sans que le motif ni le déroulement du crime ne soient clairement définis. Lors de son incarcération, et par l’entremise d’un jeu de « portes » (une des récurrences de l’auteur), Fred se retrouvera dans la peau de Pete (Balthazar Getty), un jeune garagiste de 24 ans, et sera amené à vivre une vie étrangement parallèle à la sienne.
Comme toute tentative de description d’un film de David Lynch, celle-ci paraît vaine tant son cinéma prend surtout les intrigues comme vecteurs d’ambiance. L’histoire et les personnages sont pour lui des notions importantes mais peut-être pas autant que l’atmosphère qu’il peut créer autour d’elles. La forme serait-elle plus importante que le fond ? Les histoires seraient-elles uniquement des prétextes pour Lynch ? Le débat est intéressant puisque, malgré cela, chez lui, l’un ne va pas sans l’autre. Il suffit d’ailleurs de prendre pour preuve l’investissement dont font preuve les acteurs et la manière qu’ils ont de s’investir dans leurs personnages.

Les films de Lynch, et à plus forte raison Lost Highway, se présentent presque comme des expériences sensorielles. Chaque plan pourrait presque être encadré. Le metteur en scène joue sur les images et les textures au point que celles-ci semblent palpables lors de certaines séquences comme celles des gros plans sur les lèvres de Patricia Arquette lorsqu’elle parle dans le cornet du téléphone.

Lost Highway est un film complet qui permet au spectateur d’exercer, s’il le veut, son sens de l’interprétation tant le champ des possibles est ouvert. Adulé ou détesté, peu importe. Le film enferme le savoir-faire d’un artiste capable de pondre des films de prime abord incompréhensibles mais qui captent l’attention, interrogent, éveillent les sens. Servi par une bande originale dantesque (Angelo Badalamenti, David Bowie, Nine Inch Nails, Rammstein, Lou Reed…) qui reflète également l’importance de la musique dans le cinéma lynchéen, Lost Highway, dont le titre est d’ailleurs celui d’un classique country de Hank Williams, est une œuvre fondamentale.

Si Cinéart a eu la bonne idée de le ressortir en 2019 en DVD et en Blu-ray par le biais de cette version restaurée, on peut déplorer l’absence de bonus. Cette réédition permettra donc de (re)découvrir le film dans de bonnes conditions mais sans réel plus malheureusement.

Guillaume Triplet

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

Retour sur le Blu-ray de DOGMAN, Prix d’interprétation masculine en 2018 à Cannes

Retour sur le Blu-ray de DOGMAN, Prix d’interprétation masculine en 2018 à Cannes 1125 612 Jean-Philippe Thiriart

DOGMAN ou l’importance de savoir s’entourer

Réalisé par Matteo Garrone
Avec Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Nunzia Schiano

Drame, thriller
1h42
Distribution : Cinéart

Le Film ★★★

En cette période (en théorie) cannoise, nous avons choisi de revenir aujourd’hui sur le Blu-ray du film Dogman, récompensé voici deux ans par le Prix d’interprétation masculine pour son acteur Marcello Fonte.

En toute honnêteté, si on s’attarde sur le pitch de départ, on ne peut pas dire que le film soit très engageant. L’histoire se déroule dans une banlieue italienne sinistrée, presque désertique. Un toiletteur pour chiens, Marcello, retrouve un ami sorti de prison, Simoncino, qui va l’entrainer dans divers méfaits.

Pourtant, après visionnage, force est de constater qu’on comprend mieux pourquoi ce film a été si bien accueilli par la critique lors de sa projection à l’édition 2018 du Festival de Cannes.
Nous nous garderons bien d’en dire trop sur la suite de l’histoire mais sachez qu’il est question d’empathie, de haine et de vengeance.

Ce long métrage est, de notre point de vue, poignant, conté de fort belle manière, comportant également quelques moments vraiment touchants et marquants. Ajoutons que la photographie est soignée, sans pour autant verser dans le tape-à-l’œil.

En conclusion, Dogman se laisse regarder avec plaisir. Quant à parler de chef-d’œuvre, il y a un pas que nous ne franchirons cependant pas.

Le Blu-ray ★★

Concernant la partie technique, Blu-ray oblige, l’image est très bien définie. On ne note également aucune présence de bruit. Petite particularité : le vert est presque totalement absent.

Au niveau audio, le film est proposé en DTS-HD (pas spécialement indispensable pour ce genre de films mais ne boudons pas notre plaisir).
Enfin, pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur l’origine de Dogman, une interview très intéressante du réalisateur et de l’acteur principal est présente comme unique supplément.

Denis Mathias, avec la participation de Jean-Philippe Thiriart

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★            Convaincant
★★★         Remarquable
★★★★       Impératif