Fantastique, le 44e BIFFF démarre aujourd’hui !

Fantastique, le 44e BIFFF démarre aujourd’hui !

Fantastique, le 44e BIFFF démarre aujourd’hui ! 900 500 Jean-Philippe Thiriart

De ce vendredi 3 au samedi 18 avril, le Palais 10 du Heysel redevient l’épicentre d’un cinéma qui ne rentre dans aucune case. La 44e édition du Brussels International Fantastic Film Festival – le BIFFF pour les initiés, les fidèles, les convertis et les damnés – promet, une fois encore, de transformer Bruxelles en capitale mondiale du cinéma de genre. Avec, cette année, une véritable célébration du cycle de la vie… version fantastique !

Plus qu’un festival, une expérience

Le BIFFF, ce n’est pas qu’une programmation. C’est une expérience collective. Depuis 1983, le BIFFF cultive une identité unique : celle d’un cinéma vécu en salle, dans le bruit, les rires, les cris, les applaudissements… voire les hurlements à la lune. Ici, le public ne consomme pas un film, il le traverse.

Mais cette exubérance n’exclut pas l’engagement. Le festival rappelle avec force son code de conduite : inclusivité, respect, refus de toute discrimination. Une évidence aujourd’hui, mais aussi un positionnement essentiel dans un événement qui revendique une communauté ouverte, libre et profondément humaine. Le fantastique comme refuge, mais aussi comme miroir.

Une ouverture sous haute tension, une clôture… sous obsession !

Le coup d’envoi sera donné ce soir avec Ready or Not 2: Here I Come, suite musclée et attendue de Ready or Not, sorti en 2019. Un choix qui annonce clairement la couleur : spectaculaire, irrévérencieux, et totalement assumé.

En clôture, le 18 avril, Obsession, avec une promesse différente : celle d’un cinéma plus retors, plus insidieux, où l’horreur se niche dans les émotions et les désirs. Entre humour noir et tension psychologique, le film s’annonce comme un parfait résumé de ce que le cinéma de genre peut offrir de plus fin.

Entre ces deux pôles, une évidence : le BIFFF pense sa programmation comme un parcours.

Une programmation tentaculaire

Chaque année, le BIFFF aligne environ 75 longs métrages et 60 courts. 2026 ne déroge pas à la règle. Et surtout, il continue de défendre une diversité rare.

Compétition internationale, européenne, Black Raven, White Raven, Emerging Raven, Critics Award… autant de sections qui ne sont pas de simples catégories, mais de véritables identités éditoriales. Ici, on ne classe pas les films, on les confronte.

La compétition internationale, cœur du festival, rassemble des œuvres venues du monde entier, capables de décrocher le Golden Raven. À ses côtés, la compétition européenne, en partenariat avec la Méliès International Festivals Federation, continue de mettre en lumière un cinéma de genre européen en pleine effervescence.

Mais ce qui fait la singularité du BIFFF, ce sont aussi ses marges. Le Black Raven, plus sombre, plus radical. Le White Raven, laboratoire d’expérimentations. L’Emerging Raven, terrain de jeu des nouveaux talents. Et enfin, le Critics Award, où la critique belge vient trancher sans concession. Un équilibre rare entre découverte, exigence et plaisir pur.

Des films, mais aussi des nuits

Impossible d’évoquer le BIFFF sans parler de ses événements parallèles. La mythique Z Movie Night, véritable marathon de séries B décomplexées. The Night, où quatre films s’enchaînent jusqu’au petit matin. Les Little Night et Silent Screenings, qui proposent d’autres formes d’expériences.

Le BIFFF, c’est aussi ça : un festival qui déborde de son cadre pour devenir un terrain de jeu. Ajoutez à cela les concours (make-up, art, PIX Hell), les soirées thématiques, le Bal des Vampires ou encore les projections familiales, et vous obtenez un événement total. Un festival qui refuse de choisir entre cinéma et fête.

Le fantastique comme art total

Autre force du BIFFF : son ouverture aux autres disciplines. Les expositions en sont la preuve éclatante.

Massimo Mohy transforme des déchets métalliques en créatures fantastiques. Fullas déconstruit et recompose la matière avec une énergie quasi punk. C.F. Watt mélange pin-ups et monstruosités dans un univers aussi séduisant que dérangeant.

Le BIFFF ne se contente pas de projeter des films : il met en scène l’imaginaire.

Des invités, des légendes… et des rencontres

Chaque édition est aussi l’occasion de croiser celles et ceux qui font le cinéma de genre. Réalisateurs, acteurs, producteurs, scénaristes… Le festival multiplie les rencontres, les Q&A et les séances de dédicaces.

Mais au-delà des têtes d’affiche, ce qui frappe, c’est la diversité des profils. Du cinéaste indépendant au monteur expérimenté, de la jeune réalisatrice émergente à l’actrice internationale, le BIFFF crée un dialogue constant entre générations et pratiques.

Sans oublier les nouvelles chevaleresses de l’Ordre du Corbeau, distinction emblématique du festival, qui cette année met à l’honneur Adrienne Barbeau et Asia Argento.

L’an dernier, c’est Danny Boyle qui était venu donner une masterclass au BIFFF
Crédit photo: En Cinémascope – Vincent Melebeck

Un festival toujours vivant

Ce qui impressionne aussi, c’est la vitalité du BIFFF. À 44 ans, le festival ne se repose sur aucun acquis. Il continue d’évoluer, d’explorer, de provoquer.

Dans un paysage cinématographique souvent formaté, il reste un espace de liberté. Un lieu où le cinéma peut encore surprendre, déranger, faire rire ou choquer.

Plus d’infos sur le site du Festival.

Excellent BIFFF à toutes et tous !

Jean-Philippe Thiriart

Avec le soutien de

En Cinemascope
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.