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VIGILANTE : Eddy de Pretto choisit la chanson de Morville

VIGILANTE : Eddy de Pretto choisit la chanson de Morville 1080 608 Jean-Philippe Thiriart

Sous influence, sous surveillance

Vigilante, le deuxième long métrage d’Olivier Pairoux, sort ce mercredi 9 septembre dans les salles belges. Eddy de Pretto y tient son premier grand rôle au cinéma. Nous l’avons rencontré à Bruxelles et lui avons notamment posé une question importante à nos yeux : celle de la chanson de son répertoire qui pourrait accompagner son personnage. Sa réponse tient en trente secondes, et elle en dit long sur le film !

Présenté en première mondiale au Festival du Film Francophone d’Angoulême, dans la section « Premiers Rendez-vous », puis en avant-première belge au BRIFF le 5 septembre dernier, Vigilante arrive dans nos salles. Six ans après SpaceBoy, hommage familial et solaire au cinéma d’aventure, Olivier Pairoux change complètement de terrain. Le thriller noir qu’il signe ici s’attaque à une pratique dont les vidéos circulent depuis plusieurs années déjà sur les réseaux : celle des internautes qui se font passer pour des enfants afin de piéger des prédateurs, puis diffusent le résultat en ligne.

Morville, trentenaire solitaire, a cessé d’attendre quoi que ce soit d’un système qu’il juge défaillant. Il traque, il expose, il ruine des vies. Quand l’un de ses camarades de traque se fait sauvagement agresser, il repart au combat, et le récit bascule vers un terrain qui lui échappe. Nous n’en dirons pas davantage sur la façon dont Olivier Pairoux resserre l’étau, la découverte de celle-ci faisant partie du dispositif choisi par le réalisateur belge, qui signe également le scénario de « Vigilante ».

Reste la question qui traverse tout le film : jusqu’où peut-on aller quand on décide de rendre la justice à la place de la justice ?

C’est ici qu’intervient notre rencontre avec Eddy de Pretto. Le 4 septembre, cinq jours avant la sortie du film, le chanteur français dévoilait « Sous Influence », premier extrait d’un quatrième album à venir. Le morceau interroge la part de nos décisions qui nous appartient réellement, quand le regard des autres et le besoin d’être accepté s’en mêlent. Nous lui avons demandé laquelle de ses chansons ferait la bande-son personnelle de Morville.

« Vigilante » a été produit par Kwassa Films, la maison bruxelloise à qui l’on doit également « Young Hearts » d’Anthony Schatteman et « Rabia » de Mareike Engelhardt, en coproduction avec la société québécoise Art & Essai. Autour d’Eddy de Pretto, Olivier Pairoux a notamment réuni Damien Chapelle, Roxane Mesquida, ainsi que quatre comédiens belges : Zacharie Chasseriaud, Léontine Clerbois, Johan Heldenbergh et Tom Audenaert. Thomas Rentier signe la photographie, Maarten Janssens le montage, et le duo The Penelopes la musique originale. Quant au tournage, il s’est déroulé en Belgique en février 2025.

Un film en salles en Belgique depuis le 9 septembre 2026.

Jean-Philippe Thiriart

Crédits vidéo
Interview : Jean-Philippe Thiriart
Image : Bryan Lassudry
Montage : Jean-Philippe Thiriart
Coproduction : Patricia Büsch

INCENDIES ressort en salles dans sa version restaurée 4K : interview de son réalisateur Denis Villeneuve

INCENDIES ressort en salles dans sa version restaurée 4K : interview de son réalisateur Denis Villeneuve 2010 1156 Jean-Philippe Thiriart

Un Incendies qui a enflammé nos cœurs !

Incendies   ★★★★

Réalisé par Denis Villeneuve
Avec Lubna Azabal, Rémy Girard, Mélissa Désormeaux-Poulin, Maxim Gaudette, Abdelghafour Elaaziz

Drame
2h03

Voici un peu plus de quinze ans, nous nous entretenions avec Denis Villeneuve. Une très belle rencontre pour plonger dans ce film qui nous a énormément touchés avec le réalisateur de, notamment, Prisoners, Sicario, Blade Runner 2049, la saga Dune (le troisième volet débarque sur nos écrans dans tout juste six mois) et le prochain James Bond – excusez du peu. Pour la force de son intrigue ainsi que pour l’incroyable interprétation de l’actrice principale du film, la Belge Lubna Azabal, d’abord. Mais aussi pour la construction du film. Cette dernière s’avère en effet, elle aussi, très intéressante, dans la mesure où Denis Villeneuve parvient à nous faire voyager, sans cesse, dans les différents temps de l’histoire de cette famille dont le spectateur découvrira les passé, présent et futur en même temps que les deux enfants du personnage central du film, Nawal Marwan (bouleversante Lubna Azabal).

Multiprimé, Incendies avait remporté le Prix du Public lors de l’édition 2010 du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) et allait représenter, quelques mois plus tard, le Canada aux Oscars.


En Cinémascope : Comment définiriez-vous votre film ?

Denis Villeneuve : C’est un passage à l’âge adulte. C’est l’histoire de jumeaux qui, à la mort de leur mère, décident de remonter son histoire pour découvrir un père et un frère dont ils ignoraient l’existence.

E.C. : Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’adapter Incendies au cinéma, au départ l’œuvre du dramaturge libanais Wajdi Mouawad ?

Denis Villeneuve : J’ai eu un énorme coup de foudre pour la pièce. J’ai été époustouflé, ébahi par la beauté et la force, la puissance du texte. C’est un texte qui parle de l’intimité. Ce qui m’a bouleversé dans ce texte, c’est le discours que Wajdi portait sur la colère, comment la colère voyage de génération en génération dans une même famille, dans un même peuple. J’ai trouvé ça extrêmement pertinent et puissant comme thème. Ça a été instantané : on appelle donc ça un… coup de foudre !

E.C. : Quel a été l’apport de Wajdi Mouawad, lors des différentes phases de la création du film ?

Denis Villeneuve : Wajdi m’a donné carte blanche. Quand je l’ai approché, il a été touché mais il n’était pas sûr que c’était une bonne idée d’adapter Incendies pour l’écran parce qu’il venait d’adapter Littoral, sa pièce précédente. Je crois qu’il avait trouvé le cinéma assez lourd. Il était lui-même en train d’écrire une nouvelle pièce – Forêts – qui le happait complètement. Il m’a donné les droits de Incendies mais en me disant que j’allais le faire seul, que j’allais être obligé de remonter l’histoire, d’effectuer le même chemin que lui. Il est parti à Paris et puis il m’a laissé travailler sur Incendies. C’est un immense cadeau parce que je n’avais pas le poids de son regard derrière moi. Il m’a permis de faire des erreurs. Je dirais donc que sa participation à l’écriture du scénario s’est faite principalement au début du processus parce qu’il me donnait des pistes : certains photographes, certains textes, certains passages de la bible… C’était très excitant pour moi parce qu’il m’ouvrait l’atelier initial, l’atelier de la genèse de Incendies. C’est vrai qu’il m’a donné les clés de base : tout ce qu’il avait espéré au départ. C’est un cadeau énorme ! Il m’a vraiment donné son access, son intimité créatrice. Puis, il m’a laissé avec cela et je me suis débrouillé. Je ne savais pas faire autrement de toute façon !

E.C. : Sur quels points rejoignez-vous Wajdi Mouawad en matière de mise en scène et en quoi vous êtes-vous éloigné de la sienne ?

Denis Villeneuve : C’est une très bonne question ! Je dirais que Wajdi avait créé, dans sa mise en scène, des images d’une très grande force, une force très théâtrale, qui n’étaient pas adaptables au cinéma dans un cadre naturaliste. Cela n’aurait pas du tout fonctionné. C’était très important pour moi de respecter les thèmes et la structure dramatique, que je trouvais très belle, et que j’ai modifiée par rapport au temps et à l’espace pour modeler le scénario, le film. Je suis resté le plus proche possible de la quête du personnage de Nawal. La quête de Nawal était la référence de départ parce que c’était le personnage de base. Et la bible, je la traînais quotidiennement avec moi sur le plateau. Ça a été ma référence tout au long du processus de fabrication du film. La pièce et le film sont complètement différents. Je me suis complètement approprié la pièce. J’ai carrément bousillé la poésie de Wajdi, un texte absolument magnifique, que j’ai volontairement massacré pour arriver à en extirper des images et puis à faire du cinéma ! Ce qui est lié, ce sont vraiment les personnages principaux et puis les thèmes de base. La pièce était beaucoup plus touffue. Elle contenait beaucoup plus de violence. Il y avait nombre d’événements supplémentaires. Le film est plus concis et peut-être plus simple que la pièce. J’ai parfois résumé quatre pages de texte en une image.


E.C. : Êtes-vous d’accord avec moi si je vous dis que les mots « traumatisme » et « thérapie » sont deux des mots-clés du film ?

Denis Villeneuve : Ça me fait extrêmement plaisir de vous entendre dire cela ! Je pense que c’est la première fois qu’un journaliste me parle de « thérapie ». C’est tout à fait le cas ! C’est un texte qui parle de guerre, du Moyen-Orient et de conflits qui me sont très éloignés. Mais il parle aussi de la famille. Et c’est par l’angle de la famille, par l’angle de l’intimité dans une famille, que j’ai pu aborder ce texte. Dès lors, j’ai accentué ce thème dans le film. Il y a un rapport à la thérapie. Pour moi, un des premiers pas, en thérapie, consiste à retourner aux origines de la colère. L’idée, c’est de se dégager de ces colères névrotiques qui viennent en soi entraver la véritable liberté, qui nous empêchent d’être de véritables adultes. Et je trouve que ces thèmes sont très présents dans le cinéma d’une manière ou d’une autre. Dans Incendies, ces thèmes étaient vraiment bien articulés. Et moi, ça m’a profondément touché. Je rajouterais que Wajdi m’avait dit que pour être capable d’adapter la pièce, il fallait que je fasse un travail d’introspection important pour être capable de transposer le théâtre au cinéma. Et ne fût-ce qu’entrer en relation avec le texte sous le bon angle, ça m’a pris des mois.

E.C. : Quelles options principales avez-vous délibérément choisies à l’heure de scénariser et puis, de réaliser Incendies ?

Denis Villeneuve : Il y a un point très important. La pièce se déroulait dans un Liban imaginaire. Tout le monde devinait que c’était le Liban parce que Wajdi est d’origine libanaise. Mais le Liban n’était jamais nommé. Tous les lieux sont des lieux inventés. Les événements sont une très grande transposition de la réalité. À un moment, j’ai été très tenté de « marier » l’histoire, l’histoire du Liban. J’ai eu très envie d’incarner le film dans Beyrouth. J’allais me casser la gueule pour plusieurs raisons et j’ai eu de l’aide, des conseils de mes amis libanais et de Wajdi. J’ai réopté pour l’imaginaire, pour des régions imaginaires. C’est la grande question qui s’est posée dans la scénarisation.

E.C. : Pouvez-vous nous parler de la manière dont vous avez structuré votre récit, en y imbriquant une série de sous-récits ?

Denis Villeneuve : La structure de la pièce travaille sur deux présents : le présent des jeunes et le présent de la mère. Personnellement, je n’aime pas les flashbacks au cinéma. Mais ici, je trouvais que les choses étaient vraiment bien articulées. J’ai trouvé cette structure dramatique vraiment en accord. Elle est originale parce que si l’on observe bien les choses, on constate quelque chose de particulier à ce niveau-là dans la pièce, que j’ai essayé de restituer dans le film. On suit le parcours de la fille et puis on la quitte. On entre alors en relation avec la mère dans le même état émotif que dans celui dans lequel on a quitté la fille. On suit un parcours avec la mère, qui nous amène au prochain état de la fille. Il y a une espèce de dialogue, de réciprocité, d’échange dramatique et émotif entre les deux temps. J’ai essayé de conserver ça le plus possible. J’ai été obligé de modifier cette structure mais cette idée, cette manière de raconter l’histoire, était, à l’origine, dans la pièce.


E.C. : Vous avez conquis un public assez large, là où le film a été présenté. Estimez-vous que le sujet que vous traitez dans Incendies est universel et si oui, en quoi ?

Denis Villeneuve : C’est une bonne question. Je pense que les idées de Wajdi sont déjà très fortes à la base. Son théâtre voyage beaucoup. Je ne peux pas m’approprier cela. Il faut rendre à César ce qui appartient à César ! Le film fonctionne grâce à la beauté des idées de Wajdi Mouawad. Si le film est vendu partout dans le monde, c’est grâce à ses idées à lui. Ce sont elles qui font que le film a ce succès. Je pense que cela touche toutes les personnes, qu’elles soient de n’importe quel peuple. À l’intérieur même d’une famille, le rapport entre le parent et l’enfant est toujours à la base de la construction d’un être humain. C’est tellement universel comme propos, le rapport entre l’enfant et son parent, la colère qui est engendrée chez l’enfant par le comportement de l’adulte, le silence, l’absence de l’adulte… C’est quelque chose qui voyage partout. Ce que je trouve assez admirable, c’est que Wajdi était capable d’en parler, que ce soit dans l’intimité, comme je le disais plus tout, mais aussi de l’illustrer, de travailler dans un espace beaucoup plus large qu’une région ou un pays en conflit, de parler de cette idée de colère, qui hante une société mais aussi un individu.

E.C. : Quelques mots sur deux de vos acteurs à présent, si vous le voulez bien.
Pourriez-vous d’abord nous parler de la façon dont vous avez travaillé avec votre actrice principale, la Belge Lubna Azabal, et nous expliquer pourquoi vous l’avez choisie, elle, pour interpréter le rôle de Nawal Marwan ?

Denis Villeneuve : En réalité, j’ai fait un casting à Paris et c’est Constance Demontoy, la directrice de casting à Paris, qui m’a donné la clé. Je donne son nom parce que ces gens-là ne sont jamais nommés. C’est elle qui m’a dit qu’elle allait, certes, me faire rencontrer une série de comédiennes. Mais elle m’a surtout très clairement fait comprendre que Nawal Marwan, c’était Lubna Azabal. Il était impératif, pour elle, que je rencontre Lubna. J’ai eu un entretien avec elle et j’ai été très impressionné par sa présence et par ce qu’elle dégageait. On a parlé de la pièce de théâtre de Wajdi et on a fait un bout d’essai. On dit souvent que « Casting is everything! » mais je pense que c’est vrai ! Quatre-vingt-quinze pourcent de la direction de comédiens, c’est le casting au départ. Et Lubna Azabal avait cette force intérieure, ce feu. Elle a quelque chose de gitan. En anglais, on dit une « drive ». Au-delà du fait que c’est une excellente comédienne, c’est quelqu’un qui est capable de faire passer beaucoup avec juste un regard. Pour moi, c’est très important. À l’écran, elle dégageait quelque chose de très fort. Il est important qu’on puisse croire que ce personnage-là traverse la guerre et est issu d’un village modeste à la campagne sur une frontière au Moyen-Orient. Quelqu’un qui subit une grande violence et est capable d’avoir un écho de résilience par rapport à cette violence-là. On sent qu’il y a derrière la comédienne une force, une capacité d’adaptation. Je sentais ça chez Lubna. Et j’estime que les gens qui ont vu la pièce et qui vont voir le film vont nécessairement avoir des déceptions parce que ce sont deux objets complètement différents. Ils vont avoir des deuils. Mais il y a un deuil qu’ils n’auront pas, et c’est ma grande fierté dans le film, c’est que Nawal Marwan, c’est Lubna Azabal. J’en suis intimement convaincu. C’est très touchant parce qu’à la première du film, à Montréal, la femme qui a créé Nawal Marwan au théâtre était là et elle a trouvé Lubna extraordinaire. Elle a trouvé que c’était vraiment l’incarnation de Nawal, qu’on ne s’était pas trompé du tout.

L’intuition joue un grand rôle à l’heure de choisir un comédien. Par la suite, pour le travail avec le comédien, j’aime beaucoup répéter. Mais ce qui est essentiel à mes yeux, c’est d’entrer en relation avec la personne, comprendre la tête qui est devant moi, comprendre quel genre de vocabulaire je dois utiliser pour aller rejoindre cette personne et pour créer une certaine complicité. Il faut que j’acquière la confiance de l’autre. Je dois être en lien avec cette personne pour être capable de la diriger. Tous les acteurs sont différents. On n’avait pas tout l’argent du monde pour faire le film et on a souvent manqué de temps. Plusieurs scènes ont été tournées à une vitesse incroyable puisqu’on faisait parfois une ou deux prises seulement. Et Lubna s’est montrée très engagée et très combative. Comme une parachutiste, elle ne pose pas de questions, elle saute dans le vide et puis elle atterrit. C’est une actrice très intuitive. Il faut que tout l’aspect cérébral soit fait pendant la préparation. Il ne faut ensuite plus poser de questions. Il faut agir. Il faut vivre.


E.C. : Dans Incendies, vous dirigez également Rémy Girard…

Denis Villeneuve : Rémy, j’avais pensé à lui dès l’écriture du scénario, pour le rôle du notaire Lebel. C’était le seul que j’avais choisi en écrivant le scénario. Rémy a été parfait. J’étais très heureux qu’il accepte le rôle. C’est un comédien très connu chez nous.

E.C. : Un véritable monstre sacré du cinéma québécois !

Denis Villeneuve : Oui, c’est ça ! C’est un habitué des grands rôles. Et puis il s’est complètement donné, dans une grande générosité, avec une énorme présence ! J’ai adoré travailler avec lui. On m’avait mis en garde en me disant qu’il pouvait être redoutable et puis il s’est avéré être un ange sur le plateau. C’était très touchant pour moi parce qu’il faut savoir que le notaire Lebel est un personnage qui m’est très cher pour toute une série de raisons. Une d’entre elles est que mon grand-père était notaire. Son frère était notaire. Mon père était notaire. Mes oncles sont notaires. Ma tante a marié un notaire. Bref, je suis entouré de notaires ! Mon frère est avocat… Je suis entouré d’un monde que je connais fort bien. Je me souviens que quelqu’un m’avait dit dans une salle, l’autre jour, que le personnage incarné par Rémy Girard était très… notaire ! Presqu’un peu trop, presque caricatural. Mais j’ai tout de suite répondu à cette personne que c’était tout le portrait de mon père. Que si mon père descendait dans un camp de réfugiés au Moyen-Orient, il aurait sa cravate ! (il rit) C’est vraiment un personnage qui m’est très cher.

Jean-Philippe Thiriart

Crédits vidéo :
Captation et montage : Patricia Büsch
Journaliste : Jean-Philippe Thiriart
Merci à Florence Manente !

Nos cotes :
☆              Stérile
★              Optionnel
★★          Convaincant
★★★       Remarquable
★★★★    Impératif

Park Chan-wook, président du Jury du 79e Festival de Cannes : présentation du cinéaste sud-coréen et de son chef-d’œuvre, OLD BOY

Park Chan-wook, président du Jury du 79e Festival de Cannes : présentation du cinéaste sud-coréen et de son chef-d’œuvre, OLD BOY 1280 760 Samantha Pirard

Tandis que la 79e édition du Festival de Cannes bat son plein, nous avons choisi de mettre en avant combien le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook se devait d’en être le président du Jury Longs Métrages. En se penchant sur son cinéma et sur la place majeure que le réalisateur coréen occupe au sein de la Hallyu (la vague culturelle coréenne), ainsi que sur son film culte, Old Boy. Avec, entre autres, deux de nos vidéos : la Minute Cinéma qui leur est consacrée et l’interview du cinéaste lors du 35e Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF).


Park Chan-wook au BIFFF, où il a été fait Chevalier de l’Ordre du Corbeau
Crédit photo : 35e BIFFF – Francesco Serafini

Pourquoi Park Chan-wook est président du Jury à Cannes cette année

Vingt-deux ans après son Grand Prix à Cannes pour Old Boy, Park Chan-wook devient ainsi, cette année, le premier réalisateur sud-coréen à présider le Jury des Longs Métrages du Festival. Une consécration pour celui qui continue d’influencer le cinéma et la pop culture mondiale !

En 2004, surgissait un véritable ovni : Old Boy (올드보이). Un film choc à tous les niveaux : déflagration visuelle, humour noir, violence dérangeante et bande-son naviguant entre tango, valse et techno. Quentin Tarantino, alors président du Jury du Festival de Cannes, y défendit le film avec ferveur. C’est ainsi qu’à seulement deux voix près, Old Boy aurait décroché la Palme d’Or finalement attribuée à Michael Moore pour Fahrenheit 9/11.

Vingt-deux ans plus tard, Park Chan-wook retrouve la Croisette pour la cinquième fois, à présent en tant que président du Jury. Un moment historique pour ce cinéaste autodidacte, sans parcours académique en cinéma, devenu au fil des années l’un des habitués du Festival et de son palmarès : Grand Prix pour Old Boy en 2004, Prix du Jury pour Thirst, ceci est mon sang en 2009 et Prix de la mise en scène pour Decision to Leave en 2022.

Pourquoi ce cinéma fascine-t-il autant ?

Après Old Boy, le cinéma coréen cesse d’être considéré comme marginal. Les productions sud-coréennes s’imposent désormais autant que les grandes productions occidentales. Park Chan-wook devient alors un des symboles majeurs de la Hallyu (la vague culturelle coréenne), aux côtés de Bong Joon-ho, le réalisateur de la Palme d’or 2019 : Parasite.

Leur point commun ? Des univers immédiatement reconnaissables : violence stylisée, intensité émotionnelle, critique sociale et récits imprévisibles. Mais, surtout, des films qui marquent durablement les spectateurs.

À l’inverse de nombreuses productions hollywoodiennes pensées pour une standardisation mondiale des récits, le cinéma coréen a longtemps assumé sa singularité culturelle. Et c’est précisément cette identité forte qui lui a permis de devenir universel.

Une particularité qui influence le cinéma coréen

La Corée du Sud possède une particularité peu connue : les armes à feu y sont strictement interdites. Cette spécificité a fortement influencé le cinéma et les séries coréennes, poussant les scénaristes et réalisateurs à imaginer des scènes d’action plus physiques, inventives et chorégraphiées.

Les affrontements privilégient ainsi les poings, les couteaux ou les objets du quotidien plutôt que les fusillades classiques. Sans cette contrainte culturelle, la mythique scène du couloir de Old Boy n’aurait peut-être jamais vu le jour sous cette forme.

À l’origine : un manga japonais

Pour la petite histoire, Old Boy est adapté d’un manga écrit par Garon Tsuchiya (alias Karibu Marei) et illustré par Nobuaki Minegishi, publié en 1997.


Park Chan-wook transformera profondément le personnage principal. Il renomme d’abord le héros Oh Dae-su, un nom pouvant être traduit par « avancer un jour à la fois », et en fait un homme pathétique, incapable de gérer correctement son enfermement. Une approche très différente du manga original, où le personnage apparaît beaucoup plus froid et impassible.

Autre changement majeur : dans le manga, le protagoniste n’est ni marié, ni père de famille. Deux détails loin d’être anodins puisqu’ils transforment profondément le récit… et surtout son final !

Quand BTS rend hommage à Old Boy

Depuis plus de vingt ans, la Corée du Sud développe une stratégie culturelle redoutablement efficace. Cinéma, séries, musique, mode ou jeux vidéo : la « K-culture » est devenue l’une des industries culturelles les plus influentes au monde.

Après Old Boy, le triomphe mondial de Parasite, Palme d’or en 2019, donc, puis Oscar du meilleur film l’année suivante, marque un nouveau tournant historique. Dans le même temps, Squid Game conquiert les plateformes mondiales, tandis que la K-pop devient un phénomène planétaire, porté notamment par le groupe BTS.

Difficile, dès lors, de ne pas voir un symbole dans le clip hommage de BTS reprenant le mythique plan-séquence du couloir de Old Boy. Notez que le groupe y remplace le célèbre marteau du film par plusieurs objets emblématiques de la culture coréenne.

Le clip de BTS, hommage à Old Boy

Cette référence illustre parfaitement la manière dont la pop coréenne s’appuie sur le prestige du cinéma sud-coréen pour nourrir son propre imaginaire. Chaque succès renforce alors les autres, faisant de la Hallyu un véritable écosystème culturel.

La Corée du Sud a transformé sa culture populaire en puissance mondiale. Et cette année, en le choisissant pour présider son Jury des Longs Métrages, le Festival de Cannes rend hommage à l’un de ses plus grands génies artistiques : Park Chan-wook !

Samantha Pirard

Un autre regard sur Old Boy

Avec notamment, au casting, le trio d’acteurs et d’actrice composé de Choi Min-sik, Yoo Ji-tae et Gang Hye-jung, Old Boy fait partie de la trilogie que Park Chan-wook a choisi de consacrer à son thème le plus cher : la vengeance. Initiée en 2003 avec Sympathy for Mr. Vengeance, cette saga comprend, outre Old Boy, le film Lady Vengeance, commis en 2005.

Précisons d’emblée que si chacun des films de cette trilogie est rudement efficace, Old Boy en est sans conteste la pièce maitresse.


Choi Min-sik, percutant pour le moins, est le Oh Dae-su de Park Chan-wook

Si Old Boy s’inscrit quelque peu dans la même lignée que Kill Bill : Volume 1, le film du réalisateur sud-coréen n’a rien à envier au travail de Tarantino. Il méritait d’ailleurs à Cannes, cette année-là, tellement plus la Palme d’Or que le très bon Fahrenheit 9/11 de Michael Moore. On ne réécrit pas l’histoire.

Old Boy fait partie de ces œuvres qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie. Jouissif au possible, d’une grande violence – nécessaire à son scénario en béton –, clos par un final dantesque et porté par un acteur principal au sommet de son art en la personne de Choi Min-sik, qui avait déjà brillé dans le film Ivre de femmes et de peinture, le film mérite absolument les quatre étoiles que nous lui accordons !

Bienvenue en enfer !

Jean-Philippe Thiriart

Notre Minute Cinéma

N’hésitez pas à découvrir la Minute Cinéma de En Cinémascope dans laquelle nous vous proposons une présentation critique de Old Boy et de son réalisateur, ainsi que de l’expo qui célébrait, voici un peu plus de deux ans, au Cinéma Galeries, les 20 ans du film.

J.-Ph. T.

Notre interview de Park Chan-wook

Enfin, nous nous invitons à visionner notre interview de Park Chan-wook au 35e BIFFF. Non sans remercier Haetal Chung, du Centre Culturel Coréen de Bruxelles, interprète ce jour-là de Park Chan-wook !

J.-Ph. T.

Photo de couverture : Lee Seung-hee

Retour sur VALEUR SENTIMENTALE, dernier Grand Prix à Cannes, disponible sur Sooner, avec l’interview de son réalisateur

Retour sur VALEUR SENTIMENTALE, dernier Grand Prix à Cannes, disponible sur Sooner, avec l’interview de son réalisateur 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Très grand succès dans nos salles, le film multi primé Valeur Sentimentale – entre autres Meilleur film européen aux Prix du Cinéma européen, Oscar du Meilleur film international (pour neuf nominations) et Grand Prix lors de la dernière édition du Festival de Cannes – est disponible sur Sooner.

Valeur Sentimentale parle, avec brio, des relations familiales, des traumatismes et de la reconstruction du lien. Nous avons rencontré son réalisateur, Joachim Trier.


Également coscénariste de Valeur Sentimentale, aux côtés de Eskil Vogt, et déjà auteur, notamment, de Julie (en 12 chapitres), le cinéaste dano-norvégien est entre autres revenu pour nous sur l’expérience cannoise, Festival dont la nouvelle édition – la 79e – débute aujourd’hui.

Le film est notamment interprété par le quatuor d’acteurs composé des comédiennes Renate Reinsve, Inga Ibsdotter Lilleaas et Elle Fanning, et du comédien Stellan Skårsgard, père de Bill Skårsgard, que nous avons interviewé il y a peu.

Jean-Philippe Thiriart

Rencontre avec Bill Skarsgård pour la sortie de DEAD MAN’S WIRE, de Gus Van Sant

Rencontre avec Bill Skarsgård pour la sortie de DEAD MAN’S WIRE, de Gus Van Sant 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

À l’occasion de la sortie en salles belges et françaises, ce mercredi 15 avril, de Dead Man’s Wire (La Corde au cou), le nouveau long métrage du réalisateur américain Gus Van Sant, nous vous proposons de découvrir notre rencontre avec son comédien principal : Bill Skarsgård.

Face à la caméra de Gus Van Sant, figure incontournable du cinéma contemporain, Bill Skarsgård poursuit un parcours d’une rare intensité, lui qui est devenu un des visages les plus marquants de sa génération. En témoigne, notamment, son interprétation mémorable du clown Pennywise en 2017 dans It (Ça) et, deux ans plus tard, dans It: Chapter Two (Ça : Chapitre 2), adaptations du roman éponyme de Stephen King. Rien d’étonnant que ce rôle lui ait à nouveau été confié dans la série It: Welcome to Derry (Ça : Bienvenue à Derry) (2025), sa performance habitée, pour le moins troublante, ayant marqué nombre de spectateurs.

Dans l’interview vidéo que nous vous proposons aujourd’hui (en anglais, sous-titrée en français), le comédien revient sur son travail dans Dead Man’s Wire, sa collaboration avec Gus Van Sant, sa manière d’aborder ses personnages, et le souvenir qu’il garde du tournage du film.

Jean-Philippe Thiriart

Nous vous souhaitons une année 2026 cinémagique, qui marquera nos… 15 ans d’existence !

Nous vous souhaitons une année 2026 cinémagique, qui marquera nos… 15 ans d’existence ! 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Toute l’équipe de En Cinémascope vous souhaite une merveilleuse année 2026 !

Une année que nous voulons pour vous, une nouvelle fois, cinémagique, mais pas que !

Puisse-t-elle être parsemée de grands et de petits bonheurs pour vous et pour les personnes qui sont chères à votre cœur, et voir vos rêves se réaliser. Sans perdre de vue, naturellement, la situation mondiale actuelle, extrêmement préoccupante, que nous souhaitons tellement voir s’améliorer, avec une priorité donnée à la fin des conflits armés et de la détresse, quelle qu’elle soit, dans laquelle vivent de nombreuses personnes. Avec, toujours, une place centrale accordée à un véritable vivre-ensemble.

Quoi de mieux, pour vous présenter nos vœux 2026 en mode « en cinémascope », que de donner la parole à quatre acteurs et actrice du cinéma ?

Nous avons ainsi tendu notre micro :

– au comédien Benoît Poelvoorde (La Bonne Étoile, C’est arrivé près de chez vous, Le Tout Nouveau Testament, Adoration, Saint Amour),

– à la comédienne Elsa Houben (Le Cœur noir des forêts, Jeunes mères, Comme ça, tu sais),

– au comédien, réalisateur, scénariste et producteur Pascal Elbé (La Bonne Étoile, Tête de Turc, Un cœur simple), et

– au réalisateur, scénariste, auteur et professeur de cinéma Frédéric Sojcher (l’ouvrage Anatomie du Cinéma, les films Le Cours de la vie et Climax).


Pour En Cinémascope, 2026 est une année très spéciale car nous fêterons, avec vous, nos 15 années d’existence.

Nous ne manquerons pas de célébrer cet anniversaire dignement avec, entre autres, un grand concours exclusif vous permettant de remporter des cadeaux, petits et grands, qui seront au nombre de… 15. Forcément !

Et comme de coutume, nous couvrirons une série de Festivals de cinéma, de cérémonies célébrant sa vivacité, d’événements en lien avec cet art qu’on dit être le septième, et de sorties de films dans les salles obscures, en Blu-ray et en DVD, sur les plateformes et en télé.

Vous l’avez compris : pour vivre ensemble, en 2026, le cinéma avec passion, nous vous donnons rendez-vous sur le site, encinemascope.be, ainsi que sur les réseaux sociaux, où nous vous invitons à nous rejoindre :
– Instagram,
– YouTube, et
– Facebook !

À très bientôt et, une nouvelle fois, magnifique année 2026 à vous !

Jean-Philippe Thiriart et toute l’équipe de En Cinémascope

Crédits vidéo
Captation : Geoffrey Baras et Vinnie Ky-Maka
Montage : Geoffrey Baras

RIEN D’INSOLUBLE fête ses 20 ans avec notre interview de son réalisateur, Xavier Seron !

RIEN D’INSOLUBLE fête ses 20 ans avec notre interview de son réalisateur, Xavier Seron ! 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

Cette année 2025 marque le vingtième anniversaire du court métrage Rien d’insoluble, réalisé par le Belge Xavier Seron, et de sa première projection internationale au sein de la compétition Corto Cortissimo de la 62e Mostra de Venise.

L’occasion, pour nous, de revenir sur ce film singulier qui portait, déjà, la patte d’un des meilleurs réalisateurs que compte le cinéma belge. Atypique et bouleversant, Rien d’insoluble nous donne notamment à découvrir deux acteurs hyper talentueux, magnifiquement dirigés : Jean-Jacques Rausin et Cédric Lenoir.

Notre interview de Xavier Seron autour de son court métrage Rien d’insoluble

Si Xavier Seron a réalisé deux longs métrages de fiction (Je me tue à le dire et Chiennes de vies) et coréalisé un long métrage documentaire (Dreamcatchers, avec Cédric Bourgeois), il a aussi réalisé différents courts métrages, parmi lesquels Sprötch, et coréalisé cinq autres : Le Crabe (avec Christophe Hermans), Mauvaise Lune, L’Ours noir et Le Plombier (avec Méryl Fortunat-Rossi) et Les Tubes (avec Matthieu Donck).


Jean-Jacques Rausin et Cédric Lenoir, magnifiquement dirigés par Xavier Seron dans Rien d’insoluble


Vous désirez en apprendre davantage sur l’œuvre de ce cinéaste aussi doué qu’attachant ? Nous vous invitons alors à découvrir nos :

– Minute Cinéma consacrée à Chiennes de vies et au cinéma de Xavier Seron,

– passage en radio lors duquel nous mettions également un coup de projecteur sur ces derniers,

– rencontre avec Xavier, peu après son troisième Magritte du Meilleur court métrage de fiction, pour Sprötch, après ceux qui lui ont été décernés, ainsi qu’à son coréalisateur Méryl Fortunat-Rossi, pour L’Ours noir et Le Plombier, et


Les cheveux au vent ? En noir et blanc, forcément !


– rencontre avec Xavier et ses camarades réalisatrices et réalisateurs du premier volume de La Belge Collection : Laura Petrone et Guillaume Kerbusch, Guillaume Senez et Ann Sirot et Raphaël Balboni.

Jean-Philippe Thiriart

Retour sur la sortie Blu-ray de LEE MILLER, avec… notre interview de Kate Winslet !

Retour sur la sortie Blu-ray de LEE MILLER, avec… notre interview de Kate Winslet ! 1920 1080 Jean-Philippe Thiriart

En cette période très spéciale qu’est Noël, article… spécial, lui aussi, aujourd’hui, avec l’interview de celle qui est incontestablement, à nos yeux notamment, la plus grande actrice de sa génération : une certaine Kate Winslet !

Les Blu-ray et DVD d’un de ses tout derniers films, Lee Miller, sortis voici quelques mois, est l’occasion pour nous de publier notre rencontre avec celle qui a initié ce film et le porte véritablement sur ses épaules.

Bon visionnage !


Jean-Philippe Thiriart

ANATOMIE DU CINÉMA, LE cadeau de Noël idéal ! – Interview de Frédéric Sojcher

ANATOMIE DU CINÉMA, LE cadeau de Noël idéal ! – Interview de Frédéric Sojcher 1280 720 Jean-Philippe Thiriart

Un·e ami·e ou un membre de votre famille sont fans de cinéma et/ou de lecture. Vous réalisez que nous sommes à un peu plus d’une semaine de Noël. Vous souhaitez les gâter. Oui mais voilà, vous n’avez pas (encore) trouvé LE cadeau qui viendra les combler…

C’est là que En Cinémascope intervient, avec une excellente idée pour combler de joie le destinataire de votre générosité : le dernier ouvrage de Frédéric Sojcher, sorti il y a peu !

Réalisateur, scénariste, écrivain et enseignant, le Bruxellois maîtrise le sujet du septième art comme peu. Pour preuve, son livre Anatomie du Cinéma (Ce qu’il faut savoir avant de se lancer), paru aux Éditions Nouveau Monde.

Pour vous donner envie d’offrir ou, pourquoi pas, de vous offrir, à vous, cet ouvrage de référence, nous sommes partis à la rencontre de ce multi casquetté.

Résultat : plus d’un quart d’heure en compagnie de ce personnage à la fois intéressant et attachant. Pour le moins.

Bon visionnage, et bonne attende de Noël, aussi !
Une semaine, qu’on vous disait…

Jean-Philippe Thiriart

LA BONNE ÉTOILE : interviews de Benoît Poelvoorde et de Pascal Elbé

LA BONNE ÉTOILE : interviews de Benoît Poelvoorde et de Pascal Elbé 1800 1200 Jean-Philippe Thiriart

Ce mois-ci, sort en salles La Bonne Étoile, le nouveau film de Pascal Elbé. Le Français y porte plusieurs casquettes : celles de réalisateur, de scénariste, de coproducteur, mais aussi d’acteur.

Il interprète en effet un des rôles principaux de cette comédie dramatique, aux côtés, entre autres, de notre Benoît Poelvoorde national, et des comédiennes françaises Audrey Lamy et Zabou Breitman.

Nous sommes partis à la rencontre des deux comparses.

Résultat ? Des interviews fort différentes mais qui s’avèrent, toutes deux, riches d’enseignement.

Avec un Benoît Poelvoorde en grande forme, c’est peu de le dire, et un Pascal Elbé, certes plus posé, mais pas moins intéressant pour autant !


À vous, à présent, de découvrir La Bonne Étoile dans les salles belges ou françaises !

Jean-Philippe Thiriart

Crédits photos
En Cinémascope – Vincent Melebeck

Crédits vidéos
Journaliste et Montage : Jean-Philippe Thiriart
Captation : Geoffrey Baras

Merci à Sofía Marroquín Simar et à Marie-France Dupagne !

Pascal Elbé et Benoît Poelvoorde, tout sourire, tandis que ce dernier invite son réalisateur à rejoindre notre équipe

Avec le soutien de

En Cinémascope

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